‹ Mongraphie de la cathédrale de NeversChapitre 57 sur 69 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Jainte église de Nevers, si riche de souvenirs, en esquissant rapidement l'histoire de tes pontifes, nous avons pu admirer deux vertus principales qui, en eux , dominaient toutes les autres : le zèle pour la gloire de la maison de Dieu , et une tendre charité pour les membres souffrants de Jésus-Christ. Ce glorieux héritage , qu'ils se sont transmis d'âge en âge , est demeuré intact jusqu'à nos jours. Le successeur de lant de saints évêques ne met-il pas son bonheur et sa gloire à reproduire les œuvres

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de zèle et de dévouement de ses illustres prédécesseurs. Il nous eût été doux de raconter en détail tous les sacrifices qu'il sait s'imposer, dans l'intérêt de tous; mais nous devons laisser à d'autres cette tâche à remplir.

Nous avons exalté la charité d'IIériman, qui a fondé, à Saint-Lazare el à Saint-Antoine, deux hospices destinés à recevoir les malades atteints de la lèpre; d'autres diront plus tard que pour garantir de jeunes enfants d'une lèpre plus affreuse encore , un de ses successeurs a ouvert de pieux asiles, oii le germe de la \ertu, déposé dans leurs neurs, se développait par le travail et la prière ; ils rappelleront que son cœur paternel , à l'exemple de celui du divin maître, confondait dans un môme amour le repentir et l'innocence , ils montreront aux siècles à venir les orphelines de Nevors et de Varennes , encadrant son nom dans une magnifique auréole, dont l'éclat sera rehaussé par les nouvelles Madeleines, revenues à Dieu , grâce à sa sollicitude.

Nous avons raconté ce qu avait fait, pour l'instruction des classes pauvres , Pierre de Séguiran , ainsi que les sacrifices qu'il s'était imposés, pour former à la science et à la vertu les jeunes élèves, qui se dirigeaient vers les portes du sanctuaire ; d'autres diront plus tard qu'un de ses successeurs a contribué à fonder un grand nombre d'écoles, dans ce diocèse; ils raconteront les développements du no\iciat des Frères de Corbigny, et la prospérité croissante du petit séminaire de Pignelin.

Nous avons dit que saint Àrigle établit à Nevers le premier monastère de filles connu dans notre diocèse ; qu'à la prière de Rauracus, Théodulphe Babolène vint fonder, au pied de nos vieux remparts, l'abbaye de Notre-Dame ; d'autres , plus tard , expliqueront les immenses constructions qui couvrent le plateau de Saint-Gildard\ et les bâtiments de la Visitation élevés dans les Perrières.

Nous avons admiré Guillaume de Saint- Lazare et Charles Fontaine des Montées , nourrissant plusieurs milliers de pauvres ; d'autres diront plus tard qu'un de leurs successeurs , qui était loin de posséder les mêmes ressources , avait cependant trouvé , dans les saintes industries de la charité, les moyens de pourvoir aux besoins d'un grand nombre de familles 2 .

Nous avons vu qu'Hugues II fit lire , pendant la cérémonie de son installation , son testament, portant qu'après son décès ses biens meubles seraient consacrés à des œuvres charitables ; que le vénérable Tinseau établit l'hôpital général son légataire universel ; d'autres proclameront plus tard le désintéressement de l'un de leurs successeurs, qui s'est presque réduit à dire avec le

4 Le septième Bulletin de la Société Nivernaiie dés sciênces, lettres et arts, renferme l'histoire du prieuré de Saint-Gildard , suivie d'une notice historique sur les Sœurs de la Charité de Nevers, dont le noviciat doit occuper les bâtiments, qui déjà couvrent le plateau.

2 Pendant cet hiver (18S3-1854) , plus de vingt mille soupes ont été distribuées à l'évéché aux pauvres des différentes paroisses de la ville.

352 NOTICE MSTOIUQIE Slll LES ÉNEQIKS DE NE VERS.

grand saint Augustin , dont il porte le nom . « Je » n'ai point de testament à faire, je n'ai plus rien à » donner. »

Contenions-nous d'unir nos vœux à ceux que la reconnaissance inspire aux pauvres et aux orphelins, en adressant à Dieu la prière du Prophète :

Vominvs conscrcet cum et vivificet eum , cl beutinn facial cum

APPENDICES

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PIÈCES JUSTIFICATIVES

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Une charte de Mahaut de Courtenay, comtesse de Nevers, en faveur du prieuré de Saint- Révérien , parle d'un saint Paul, prêtre, et de dix autres compagnons de saint Révérien , qui ont cueilli la palme du martyre avec le saint Évêque U'Autun. On est incertain sur le lieu qui a été arrosé de leur sang ; les uns veulent que ce soit le bourg de Saint-Révérien , les autres prétendent qu'ils furent martyrisés au pied des murs de Nevers, dans le jardin dépendant de l'ancienne abbaye de Notre-Dame. C'est l'opinion de Parmcntier, qui fait remarquer que la tour et la rue placée au midi de ce jardin portent le nom du saint L'ancien martyrologe de Nevers confirme ce sentiment ; et autrefois on montrait dans l'église de l'abbaye une large pierre carrée , avec cette inscription : « Ici est la pierre sur laquelle saint Révérien , évêque » d'Autun, a été décapité en 272, en cette ville de Nevers, proche • l'abbaye Notre-Dame , où reposent ses saintes reliques. — Il se lit » dans la vie de saint Révérien , que jamais la ville de Nevers ne » périra, pendant que ces reliques y subsisteront » ( Saintfmarie. )

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