AUTEURS QUI ONT ÉCRIT SUR LES ÉVÊQUES DE NEVERS
Plusieurs auteurs ont écrit sur les évêques de Nevers; mais les différentes notices qu'ils nous ont laissées sont, en général, fort incomplètes ; les règles d'une saine critique n'ont pas toujours dirigé ces travaux.
Michel Cotignon, chanoine et grand archidiacre de Nevers, publia , en 1616, son Catalogue historial des Èvêaues de Nevers. Il écrivit, sans tenir aucun compte de la chronologie ; et M. de Saintemarie fait remarquer, avec. raison, qu'il était un peu trop crédule. Il fait remonter a saint Austremoinc l'établissement du siège de Nevers.
Guy Coquille est tombé dans les mêmes erreurs que Michel Cotignon, tout en rétablissant la chronologie sur certains points.
Les Sainte -Marthe n'admettent point saint Austremoine et ceux qu'on lui donnait pour successeurs jusqu'à Tauricianus, en 517 ; ils ne font pas même mention de saint Eulade. On peut encore leur reprocher de s'être trop souvent appuyés sur Michel Cotignon et Guy Coquille.
Pierre de Frasnay entreprit aussi d'écrire l'histoire de nos Évêques;
1 Registre» de la fabrique <le Saint-Cyr pour la gestion des année* 1WI et 17W
il publia des fragments de son travail dans les numéros du Mercure ,lc France des mois de septembre et décembre 1738, janvier, février, avril et juin 1739; mais dom Duval et l'abbé Lebnmf ayant relevé des erreurs de dates, Pierre de l'rasnay, découragé, cessa d écrire sur ce sujet.
I n manuscrit, remontant au onzième siècle, complété successivement depuis celle époque, nous a laissé une nomenclature des Évéques de Nevers; ce manuscrit appartenait à M. l'abbé Alloury, et M. de Sainleinaric en fait mention dans ses Hecherches historiques sur \ercrs. Tout incomplet qu'il est. il a pu aider aux travaux entrepris sur celte partie de notre bisloirc ecclésiastique.
Les savants ailleurs de la dernière édition de la Callia Christian» ont écrit sur le diocèse de Nevers. d'après les notes qui leur avaient été fournies par Parmcntier. Ils considèrent avec lui saint lùilade comme le premier Kvéque de Nevers. Ils se sont bien gardés des ci reurs que nous avons signalées dans les bisloriens, qui avaient écrit avant eux, sur nos Jivcques ; d'un autre côté, tout en proclamant le mérite de Parmcntier, ils ont compris que si on devait accepter les faits reconnus par lui. parce qu'il n'écrivait qu'après avoir constate T mlbenlicité des pièces qu'il avait sous ies yeux, ce n'était pas un motif pour rejeter quelques personnages . admis au nombre de nos l Acques par d'autres bisloriens du pays; surtout quand ces historiens > surent avoir eu sous leurs yeux des chartes qui continuent ce qu'il» avancent; ils ont donc fait figuier plusieurs Kvèqucs «pie noir»! trop v\èrc chroniqueur avait méconnus.
Ce fut en 1770 (pie Parmenlier. président de la chambre des comptes du duché, termina son Manuscrit historique tics Eciqucs. Chroniqueur plutôt qu'historien, il accumulait tous les titres, qui pouvaient constater l'existence des faits qu'il avançait. Sous ce rapport, -«•s travaux sur Nevers sont excessivement précieux; nous l'avons
l-T PIECES JUSTIFICATIVES. 401
srrupuïenseraent tout ce qui p< d'une histoire ; comme aussi , à l'exemple des auteurs de la Gattia Christiana t nous n'avons pas balancé à admettre quelques Évêques reconnus par nos autres historiens , quand nous avons cru leurs
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iMSCIPMt DE SAINT severin, {Acta SS. Bened. , t. I, p. 568. )
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Cum igitur rex Vrancorum Clodoveus apieem regoi fiuî , per annos vîginti quinque, Pamms nrbe nobiliter gubernaret, subilo doloro febnum correplus, graviter desudare cœpit etc etc "i M, "< '^" s * i,ni . huififr ni' tifpvft
Cum jàm (Severinus) spatio itincrâ, magnâ ex parte lustralo, Nivernum rivitatem porvenisset , orandi gralia , Ecclcsiam Dei divertens intravit. El ibi cum orasset, custodes Ecclesiœ , veluti ignarus, statim interrogat : « Ubi vsi , » inquiens pootifex vester, fratres? » Custodes verô respondenles dixerunt : » Ponlifex , vcl Episcopus noster Euladius , jam ab anno priore , peste pert cussus gfavisstmâ , est mu lu. s et snrdus, grabatoqun penè ad mortem jacet » fes&tiâ ; et secundus jam incœptus est annus , ex quo nec altario sacriticavit , » nec populum ex more benedixit : nec prorsus, quod gravius est , destrato 1» suo surgere voluit, sed sœpissimè à ministris magis œstimatur mortuus quàm « vivo». » Quibtu ipso vir Domini 'pio compassus affecta, dicebat : « Num » intrare ad eum , visitandi causé, potero , ut sallem illi verba «lutte referam » pauca? • At illi continué : « Veni , inquiunt , Domine paler, et ad oum , >» ilatim, ut velis, in^iwlcre. » Itaque rcveremlissimw Dei aervus Severinus,
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cubiculum pontifie» ingressus, pervonit festinus, in quo jacebat Epwcopus Euladius, anno integro, linguœ et aurium pr ira tus officio. Curoque in eum esset intuitus , cœpit ejus oondoloro segritudini , ac se protinùs io orationem dans, Deum studiosè deprecabatur pro ejus restauranda incolumitate et eu m diutissimè in terram prostatus orasset , surrexit concitus, convertensque se ad Euladium, dixit ei : « Loquere quaeso, Dei Pontifex, mecum. » Cui Euladius prasul, eatenùs mutus et surdus, illico respondens: « Benedic, » inquit , me , vir Dei sanctissime , qui ad salutem mcam m issus à Domino » J. C. venisti. ut curares me ab infirmitale meà : Sit etiam noraen Domini » in cunctis saeculis benedictum , qui per te mei misereri dignitatus est. » Devotus denique famulus Doi Severinus , porrigens illi manum , allevavit eunv, et dixit : « Surge, serve Dei, in nomine Domini nostri J. C et te veslimenti» » tuis indue, gratias agena et gratulans flagellisejus, qui te ad hoc castigavi* » ut salvaret , ad hoc QageUavit ut coronaret. Hodiè si quidem allario Dei » mecum vota ex more persolvens, ptobem tibi subjeclam benedices. * Adhuc po loquente, confestim Euladius Episcopus, erigens se à lecto, gratias Deo reddebat, qui per famulum suum Severitium, tantam super eum manifestaverat virtulem, ut ab imminenti mortis periculo ejus precibus eriperetur. Eâdem itaque dio sanitati redditus , miàsas quoque continué celebrans populum beoedixit.
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