VERS ADRESSÉS A .SAINT ARIGI.E PAR FORTUNAT
Prcesul honoris apex , generis tideique cacumen ,
Cultor agri pollens, pastor opime gregis, Cum mea terra manu meruit geniloris arari ,
Heddalur nati vomere culta sui :
Nam pater affectu dulci memorabilis orbis f
Me vobiscum uno fovet amorc duos
ET PIECES .lUSTIFICATHES.
Corde parons , pastu nutrix , bouus ore magister ,
Dilexit, coluit, rexit, bonesta dédit, lllo pio studio sulcala novalia sévit ,
Quod pater effudit , hoc mibi semen aie.
Fortinati's , lib. m, carm. 24.
Parmentier Tait observer que c'est à tort que le P. Labbe applique ces vers à saint Agricole, évêque de Châlons; la chronologie s'y oppose. Hs n'ont pu être adressés qu'à saint Arigle {Agricola), évêque de Nevers.
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ENTRÉE SOLENNELLE DES ÉVÉQUES DE NEVBRS.
De tout temps l'intronisation des Évéques a été faite avec pompe , et, quoique Bertrand III soit le premier évêque de Nevers dont l'entrée solennelle ait été constatée par des actes authentiques, il est hors de doute que les mêmes cérémonies étaient suivies depuis longtemps dans ce diocèse , car le procès-verbal de son installation portait que tout fut fait selon l'ancienne coutume. Parmentier assure avoir trouvé dans les archives de l'évêché deux manuscrits, sur parchemin , remontant au douzième siècle , qui faisaient mention du portage de nos Évéques '.
C'est à tort que M. Saulnier, dans son Autun chrétien s , regarde le portage comme un des privilèges de cette église, car on le retrouve dans presque tous les diocèses. I). Félibien, dans son Histoire de
1 Archives de Never».
IMgo 101.
APPENDICES
Paris 1 , fait remarquer que Wilfrid , sacré à Compiègne évêque de Northumbrc , vers 666 , fut porté par les évêques sur un siège d'or , suivant la coutume pour lors observée en France. Hincmar parle du portage au neuvième siècle *. Nous pourrions citer un plus grand nombre de témoignages ; presque partout nous trouvons les barons de l'évéché obligés au portage. Il est important de faire connaître l'origine de cet antique usage.
Quand nos premiers rois francs étaient proclamés , on les plaçait sur le pavois, et ou les promenait par tout le camp, au milieu des acclamations générales. Le portage de nos évêques n'aura été probablement qu'une imitation de cet usage; on aura voulu élever le nouvel évêque au milieu du peuple , avide de le voir et de recevoir ses bénédictions ; c'était tout à la fois un honneur qu'on lui rendait , et une faveur que le peuple réclamait On comprend facilement que, dans ces siècles de foi , c'était à qui porterait le nouveau pontife. Lebœuf rapporte que quand saint Géran, soixante -unième évêque d'Auxerre, fit, en 910, sa première entrée dans sa ville épiscopale, des personnes pieuses le portèrent jusqu'à la cathédrale , où , ayant été revêtu des ornements pontificaux , il fut intronisé dans sa chaire épiscopale 3 .
Bientôt on comprit la nécessité de régulariser un usage qui était général, afin d'éviter tout désordre; comme les évêques étaient seigneurs temporels , et qu'à ce titre ils avaient leurs vassaux , le portage fut considéré comme un droit des vassaux de l'évéché , droit réservé aux quatre premiers barons. Les seigneurs qui avaient le droit de porter les évêques de Ncvers étaient les barons de Druy, de Poiseux , de Cours-les-Barres et de C.ivry. Mais nous avons tort de
1 l.i vro II, uo y.
1 Lettre à Advcnliiis , opusnile 43.
S Bittoirt d Awrerrt, tome I , pngo «uv
kt l'ifir.Es jrsTirir.Aii\Ks.
parler de droit ; tout, ici-bas, va en dégénérant ; cet usage, qui dans le principe était un honneur que tout le monde réclamait , et qu'on avait été forcé de réserver comme un droit aux premiers vassaux de l'évéché , était devenu un devoir que les évéques rappelaient à leurs barons ., puis enlin une charge dont ces derniers cherchaient à se. débarrasser.
Michel Cotlgnou , qui était secrétaire de l'évéché quand Euslache du Lys fit son entrée solennelle , dressa et signa le procès-verbal de cette cérémonie. Le registre, qui contenait ce procès - verbal , est aujourd'hui perdu ; mois M. l'abbé Alloury l'avait copié , et M. de Saintemarie » a fait l'extrait suivant de la copie de M. Alloury :
« L'Évôque partit de Prémery à huit heures du matin , monté sur •> une haquenée, et accompagné d'un grand nombre de gentilshommes » du pays, tous à cheval. Arrivé à l'église des PP. Capucins, faubourg
• Sainte- Vallièrc, il y trouva la plus grande partie des Ecclésiastiques » de la vilic , et se revêtit en leur présence , devant l'autel , de la » soutane , du rochel et du camail ; après quoi il remonta à cheval et » s'avança vers la ville. Arrivé a la porte de la Barre , il y trouva
• Messieurs les Echevins , les vingt-quatre conseillers de ville et les
• principaux citoyens, tous à cheval. Après une courte harangue , qui
• lui fut adressée par Guillaume Rapine de Saintemarie , cette caval-
• cade se joignit au cortège , et l'on entra dans la ville. A quelques » pas de la porte se trouva Henri Girard, prieur du monastère de » Saint -Etienne, à la tête de tous ses religieux et d'un très-grand
• nombre d'habitants , venus en procession avec la croix , les cierges » et l'encens. Après avoir entendu la harangue du prieur, et reçu de
• lui l'encens. l'Évéque jura de maintenir les privilèges du monastère
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AH'l-NDICKS
> cl continua sa marche, accompagné du prieur et des religieux, » qui , arrivés aux limites de la paroisse Saint-Etienne, prirent congé » de lui et se retirèrent dans leur couvent Parvenu à l'abbaye de
> Saint-Martin , l'Évéque et tous ceux qui l'accompagnaient mirent
• pied à terre, et Etienne Hitler, prieur, le reçut à la porte avec la
• croix, l'encens et l'eau bénite, lui adressa un compliment, reçut de
• lui le serment accoutumé, et le conduisit dans la maison abbatiale , - où il trouva un souper préparé pour lui et pour ceux qui t l'avaient accompagné. L'Évéque seul coucha dans l'abbaye. Le » lendemain, à huit heures du matin, Pierre Paulet, second archi-
> diacre du chapitre de Nevers , fondé de la procuration de l'archi-
> diacre de Sens, à qui il appartenait de mettre les évéques de
• Nevers en possession, vint prendre le nouvel évéque dans la » maison abbatiale, et le conduisit à l'église du monastère, où il le » fit asseoir dans une chaire élevée qui était placée dans le chœur.
• Après un discours prononcé par M. Paulet, on lut à haute voix les » bulles du pape Paul V. Après cette lecture , le sieur Paulet adressa » ces paroles à l'Evéque , assis dans sa chaire et ayant la mitre en » téte : « Celui qui, quand il lui plait, tire le pauvre de la poussière
• et donne au faible ta puissance, veut que vous vous asseyez parmi
• les princes du peuple, sur un trône glorieux ». »
> Pendant ce temps, le doyen, le chapitre et tout le clergé de la
> ville s'étaient rendus dans la nef de l'église. L'archidiacre , après
• s'être assuré de leur arrivée , dit à haute voix à l'Évéque : • Tns- » révérend Père, votre épouse vous attend 2 . •
» A ces mots l'Évéque descendit et passa dans la nef, où il reçut les » salutations. Le doyen lui dit en peu de mots, qu'U lui laissait la croix ,
I yu* nucital de pulvere eytnum, et de etereore elei-at pauperem, vult «l ttdtas rum urincipibtu , et tolium glorùr teneai.
;> ntvevendittime pater, tpoma tua te r rpectot.
KT PIÈCES JlSTmCATIVKS.
■ les cierges et l'encens , un diacre et un sons-diacre , et qu'il allait
■ retourner à la cathédrale tout préparer pour le recevoir. Après le
> départ du chapitre, l'Évoque s'assit dans une chaire de bois, couverte » de taffetas violet, et Etienne Decolons, ballly de Prémery , appela a
• haute voix les quatre barons de Pévêché. A l'instant se présentèrent
• Simon Marion , maître des requêtes , président au grand conseil ,
> baron de Druy; Jean- Paul de Guillerain, seigneur de la Molle, » baron de Cours -les -Barres; Louis de Lacbasseigne , procureur » général au bailliage de Nevers , baron de Givry ; et Hugues de » Nantois , baron de Polseux. Ce dernier ayant disputé la préséance
> aux barons de Cours-les- Barres et de Givry, qui ne voulurent pas lui
• céder, se retira , et fut remplacé par Edmond de Las, seigneur de
• La Couldre,
» Ces quatre barons ayant porté l'Évêque dans sa chaire jusques hors
> la grande porte du monastère, il les dispensa de le porter plus loin , t et voulut faire le chemin à pied.
» Voici l'ordre du cortège :
» Les Capucins avec leur croix ; • Les Récollets; » Les Dominicains;
» Les Ecclésiastiques et tous les Curés de la ville ;
» Après eux , les Religieux de Saint-Martin à droite ;
» Et ceux des prieurés de Saint -Etienne et de Saint -Sauveur à
• gauche;
» Après ceux-ci marchaient les enfants de chœur de la cathédrale ; » Un prêtre portant la croix ;
» MM. Laurent Piochon et Michel Cotignon , chanoines faisant les » fonctions de diacre et sous-diacre , en dalinatique , et portant le livre » des évangiles ;
APPEPiMT.ES
» Un prélre portant la crosse ;
> L'Évéque, en chappe, assisté de MM. Paulet, archidiacre; » Chasselgne , chanoine , aussi en chappe , et suivi des quatre barons , » derrière lesquels on portait la chaire. La marche était terminée par
■ toute la noblesse , qui avait accompagné l'Evoque depuis Prémery, » et par la foule du peuple. Apres avoir suivi la rue de la Saulnerie , de » la Revenderie et de la Coutellerie, le cortège arriva a l'entrée de » celle de la Parcheminerie , où était autrefois la porte de la Cité. Là » était tendue une chaîne de fer, qui fut abaissée pour laisser passer » le clergé, et tendue de nouveau lorsque l'Évéque se présenta. » Derrière la chaîne étaient les échevins , en robe rouge, les conseillers » de la ville et les notables, qui lui présentèrent un petit livre de » velours violet, contenant les privilèges de la ville, et le serment de
• les maintenir qu'il devait prêter. Après la prestation de ce serment , » la chaîne fut abaissée, et l'Évéque étant passé, un homme placé à » une fenêtre voisine jeta de l'argent au peuple. Au coin de la place
■ Ducale se trouvèrent les officiers du bailliage, accompagnés des
* avocats et procureurs, et Henri Dolacre de Sigognc, lieutenant- » général, fit une harangue très -éloquente, à laquelle l'Évéque
> répondit en peu de mots. Un peu plus loin, Antoine Coquille,
> concierge des prisons, lui en présenta les clefs, qu'il remit à M. le » Lieutenant-général pour les garder.
■ Enfin, arrivé par la rue de Loire a la porte méridionale de Saint- » Cyr, il y trouva tous les chanoines en chappe , et sur un échafaud » médiocrement élevé , Jean de Rofllgnac , doyen , et Martin Saboriu . » grand-chantre. Le doyen , après l'avoir invité à monter, lui adressa » un discours , qu'il termina eu le priant de faire le serment accoutumé » de maintenir les privilèges du chapitre , ce que l'Évéque fit sur le » livre des évangiles ; après quoi il demanda qu'on lui ouvrît les portes » de l'église. Alors l'archidiacre Paulet élevant la vois . lui demanda :
ET PIÈCKS jrSTIKICATIVEK.
« Votre entrée est-elle pacifique »? » Sur la réponse affirmative, les » portes s'ouvrirent, et l'archidiacre, le prenant par la main , l'intro- » duistt dans l'église , en disant : « Entrez donc , le béni du Seigneur *. » > Après la cérémonie ecclésiastique, l'Évéque fut conduit, avec la » croix et les cierges, jusqu'à la grande salle de l'offlcialité, où 11 avait » fait servir magnifiquement une table de deux cents couverts.
» Après le dîner, M. Etienne Decolons se rendit, par ordre de t l'Évéque, aux prisons, poar y interroger les prisonniers; et étant » venu rendre compte de l'Interrogatoire à l'Évéque, celui-ci s'y » transporta lui-même à deux heures , et les prisonniers , au nombre » de six, dont quelques-uns étaient dans le cas d'être condamnés à • mort, ayant été amenés devant lui, après une exhortation très- » pathétique qui leur fut faite par le P. Denis , jésuite , il les fit mettre ■ en liberté, en présence du lieutenant -général et des officiers du » bailliage de Nevers, du prévôt des maréchaux et de son lieutenant , » d'après le droit qu'ont toujours eu les évéques d'accorder ces sortes » de grâces le jour de leur joyeuse entrée. »
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Notre travail était terminé, et la dernière feuille se trouvait sous presse, quand l'honorable secrétaire de la Société Nivernaise , M. Héron de Villefosse, nous communiqua quatre chartes inédites du plus haut intérêt pour l'histoire de la Cathédrale. Ces chartes font partie des précieux parchemins retirés récemment de l'atelier d'un cartonnier de notre ville, et acquis pour être déposés aux archives du département.
I Bit nt iiujressus tuu» pacifient?
3 Ingrficre t<jtf«r. h^wdicte f>«
410 APPESDNIES
La première est la circulaire adressée, en 1331 , par Bertrand 111 à tous les patriarches, archevêques, évêques, pour les prier de déléguer un d'eux pour consacrer sa Cathédrale, ne pouvant le faire lui-même , pour cause de maladie.
La seconde renferme les pouvoirs conférés par l'évéque Bertrand à Pierre de La Palu , patriarche de Jérusalem , pouvoirs illimités pour tout le diocèse de Nevers.
La troisième est l'acte autheutiaue de la consécration de la Cathédrale, dressé par Pierre de La Palu.
Enfin la quatrième, qui est, selon nous, la pièce la plus importante, est une circulaire de Bertrand IV, de 1336, qui confirme l'opinion que nous avons plusieurs fols émise, que le choeur c'était pas terminé quand l'église fut consacrée, en 1331. Il réserve toutes les quêtes de l'Avent et du Carême, pour aider à terminer la Cathédrale, qui restait inachevée, ainsi que le tiers des quêtes des autres temps de l'année , et défend, sous peine d'excommunication , d'autoriser qui que ce soit à faire d'autres quêtes, à moins qu'il n'ait obtenu du Souverain-Pontife une permission toute spéciale. Les membres de la Société nous ont prié de joindre ces chartes aux autres pièces justificatives ».
NH— Reverendis înChristoPatribusPatriarchis, Primatibus, Archiepiscopis et Bptscopis universis graciant et comrounionem sedis apostolice obtinentibus, Bertrandus , pormissione divina Nhrernensis Episcopus, cura sui recoma rdacione sincoram in Domino cari ta terri. Cum ecclesîa nostra Nivernensis consecraciooe indigeat, ut laudes Domino ibidem uberios exsolvantur, et pe tontes pecamioum veniam exaudiri facilius mereantur; non valentes, ad presens, dicte consocracioni vacare prout ex cordis intimit aflW:tamus , impedimento noslri corporis impediti , révérend is paternitatibus vegtris humiliter suplicamus quatinus ille
\ Noim avnn* t«>nu a (-nn»t>rrer lorthographc lalio*» adoptée dans ce* charte*.
ET PlfeC.ES JUSTIFICATIVES.
Mi
teatrum, qui ex parte nostra per gestes nostras fueritrequisitus, dignetur dictant ecclesiam consecrare , sollempnitatibus adhibilis in talibus aasuetis. Vobis et vestrum cuilibet premissa faciendi plenam ooncodirauà potestatem. Dalum apud Premeriacum castrum nostrum sub sigillo nostro in testimoniura premisaorum , anno Domini millcsimo trecentesimo tricesimo primo , die Marti» , in vigilia annunciacionls doininice.
N° 2. — Reverendo in Chrislo patri ac domino domino P.... dei gratia patriarche Iherosoliinitano B... eadem gratia Nivernensis Episcopus saiutein et ainceram in Domino caritatem. Ut omnia officia episcopaiia in tota nostra dyocesi Nivemensi possitis exercere, tenore presencium vobis concedimus potestatem. In cujus rei testimonium sigillum noslrum litteris presentibus duximus apponendum. Datum apud Premeriacum castrum nostrum anno Domini milleaimo trecentesimo tricesimo primo, die jovis post festum annunciationis domiuice.
N° 3. — Universia CUristi fidelibus tam presentibus quam futuris présentes litteras inspectons, Frater Petrus de Palude, ordinispredicatorum, dci et sedis apostolico gratia Patriarcba IherosoIimitanus,8alutem in domino sempiternam. Noverit omnis Christi fidelium unitas quod nos, receptis Reverendi in Christo patris domini Bertrandi , eadem gratia Nivernensis Episcopi, lictcris, quibus noatre présentes lictcre sunt annexe, virtute quarum nos, per civitalem Nivernensem trangitum facientes , dicte Episcopo légitime impedito , ecclesiam Nivernensem dedicavirauset concecravimus, adbibitis omnibus sollompnitatibus in talibus consuetis, ac juxta formam juris, auctoritate nobis in hac parle • ommissa , omnibus ibidem affluentibus, vere penilentibus et confessis unum annura, ac in diè anniversarii ejusdem consecracionis ibidem convenientibus, vere penilentibus et confessis quadraginta dies indulgencie dediinus et eonteaaimus, ut est moria. Actum et dalum anno domini M° CCC° XXX" primo, ac sigillo nostro sigillalum in testimonium premissorum, die lune, post festum annunciacionia dominice.
N° i. - Officialis Nivernensis omnibus archipreabiteris tocius dyocesis Nivernensis, necnon curatis civitalb et decnnatus Nivernensis ealutem in
appendices
Domino sempiternam. Vobis omnibus et singulis precipiendo maudamus, et sub* pénis conlentis inspeciali mandato Reverendi patrisac domininostri domini P. Dei gratia Nivemensis epiacopi, cujus mandat) copia inferius est ioserta, quatenus hujusmodi mandatum mandetis ainu mora por curatorum vestrorum archipresbiteratuura exequutioni demandari prout in eodem continetur. Et vos , curati dicU decanatus , illud exequutioni demandées. In signura vero dicti mandati à nobis recepti et exequuti , presentibus litteris sigilla dictorum archipresbiteratuum apponatis. Datum anno Domini millesimo CCC° XXXVI"», die venoris in festo bcali Nioholay. Ténor vero dicti mandati talis est.
Petrua , permiasione divina Nivernensis episcopus, mnibus abbatibus, prioribua, decanis, capitulis, archipresbiteria, curatia, ministris cetcrisque ecclesiarum rectoribus ad quos présentes li Itère pervencrint , salutem in Domino sempiternam. Quamvis céleris piia locis et personis miserabilibus ad caritalia opéra teneamur, tamenecclesie no9tre Nivernensis et ej us fabriœ, que construite miro lapideo tabulatu, nec est adhuc usque ad perfectum perducta , imo restât lurris mirabilis adimplenda , tenemur perpensius pietatis viscera apperire. Et quia in preceptis sipodalibus a reverendissimo et carissimo domino avunculo nostro , domino cardinali Eduensi , tempore quo erat episcopus Nivernensis sollempniter ordinatis, inter cetera contineatur expresse, quod ecclesia Nivernensis pro ceterarum ecclesiarum dyocesis caput est et magistra, ideirco debeat speciali prerogaliva gaudere. Nulli questores admicti nec recipi debent in questorum dicte ecclesie presencia , nisi a sode npostolica fuerint specialitcr destinali , et maxime in duobus temporibus : videticet adventus Domini et quadragesimo , que duo tempora idem dominus noster pro fabrica dicte nostre ecclesie specialiter reaervavit, et nos coram ejus vestigiis inhérentes similiter reservamus. Quapropter vobis omnibus et singulis , sub pena excommunicationis et viginti tibrarum dicte Cabricc applicandarum, inhibemus ne illis duobus temporibus, videlicet advontus et quadragesime , aliquos alios questores aiiqualiter admictatis, non obstantibus quibuscumque litteris a nobis et olficiali seu sigillatore nostris conceasis.
Immo, cum dovota diligencia indulgenciam dicte fabrice, omnibus diebus dominicis et festivis, solempnitor nunrietis , et ve*lros subditos ad largicionem
ET PlfcŒS JUSTIFICATIVES.
elomosinarum suaruui pro dicta fabrica inducatia , et de collatis elemosinis magistro dicle fabricc lidelitcr et intcgrô respondere ouretis et , sub penia predictis; si vero, aliis temporibus, aliquos questores aliorum locorum ad vos, «•cclesias veslras et loca veniro contingat, volumus et ordinamus quod de questis et quesilis terciam partem dicte fabrice nostre Nivernensis ecclesie reddere (eneantur; aliter nolumus quod ipsis quostas facere permictatis. Et vos , curati predirti, dictam terciam partem fideliler colligalis et magistro predicte fabricc reddere studealis , quod fuit hoc hacte nus observa tu m, et adhuc volumus ol)servari. Omnibus autem benefactoribus dicte ecclesie, ultra omnes alias indulgcncias , omnipotcntis Dei et beatorum martirum Ctrici et Julite matris ejus patronorum nostrorum, ad quorum honorem dicta consorvitur ecdesia , confiai misericordia , omnibus vere penitontibus et confessis quadraginta dies de injunctis sibi peniteociia misericorditer reiaxaraus. In cujus rei testiraonium , ad perpetuam rei memoriam, sigillumnoetrum litleris presentibus duximus apponendum. Datum anno Domini millesimo CCC tricesimo sexto, die sabbati in fealo beati Andrée apostoli.
Matubus BR1NON , De f irecepto domini Officialis.
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La famille de Fontenay était déjà ancienne dans le Nivernais , où elle possédait de grandes propriétés, telles que les terres de Pougues, de Garchizy, de Livry, d'Uxeloup , de La Collancelle, etc. En 1194 , Raoul de Pougues, fils de Guy ou Guillaume de Pougues, grand sénéchal du Nivernais, avait épousé Agnès, unique héritière de la famille de Fontenay. Avait-elle avant son mariage fait ses conditions pour que le nom de Fontenay se perpétuât? L'histoire n'en dit rien ; mais nous savons positivement que les enfants qu'elle eut de Raoul abandonnèrent le nom de Pougues pour prendre celui de Fontenay.
On sait qu'à cette époque , malgré les efforts que faisait l'église pour bannir le népotisme de son sein , cet abus s'était introduit dans le
hih
APPENDICES
haut clergé ; nous en trouvons un incroyable exemple dans la famille de Fontenay. Guy de Fontenay avait eu dix-sept enfants, parmi lesquels on compte Pierre de Fontenay, évêque de Nevers, qui, sans doute , était redevable de son élection à Jean d'Estampes, son oncle maternel , auquel il succéda.
Toutes les dignités du chapitre de Nevers étaient possédées par des membres de la famille de Fontenay. Nous trouvons Henri de Fontenay, grand -archidiacre de Nevers, prieur de Ccssy.curéde Saint- Angle ; Jean de Foutenay , archidiacre de Décile et doyen de Prémery; Guy de Fontenay, chanoiue, puis remplaçant son frère comme archidiacre de Nevers; Edme de Fontenay, Pierre de Fontenay et François de Fontenay, chanoines de Nevers, tous frères ou neveux de notre Évêque ; il faut ajouter encore Imbert de La Platière, son neveu , qui était aussi chanoine de Nevers , avant d'en devenir évêque, et Robert de Fontenay, chantre et chanoine de la même église, qui devait être oncle de Pierre de Fontenay
Le bon évêque avait trouvé le moyen de s'assurer la majorité des voix , quand il avait quelque affaire à traiter avec le chapitre.
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La lettre suivante, adressée par Guillaume Thollei • au sous-préfet de Château-Chinon , prouve ce que nous avons dit de lui, qu'il s'était laissé entraîner par faiblesse ; cette lettre est une sorte de rétractation, à laquelle nous sommes heureux de donner de la publicité.
1 Voir l.« TAi'w»»srànr , Histoire du Ûtrrt/, liv. i\.
v Nous avons trouvé partout Thollet avec un h; tvpindant, clans U copte de la lettre suivante . ipii nous a été adressée . .1 r M eVrit sans h.
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ET PIECES JUSTIFICATIVES