‹ MonkChapitre 35 sur 88 · COMMUN DE LA CITÉ DE LONDRES · texte numérisé non relu

COMMUN DE LA CITÉ DE LONDRES

ment, il lui avait adressé des lettres, comme à tous les grands corps de l'État, pour lui rendre compte de ses desseins, mais qu'à coup sûr elles avaient été interceptées. Il se répandit en protestations de dévouement, exhortant aussi les bourgeois de Londres à faire euxmêmes tous leurs efforts pour sortir de leur servitude.

Charmés de ses promesses, ils se montrèrent fort enclins à suivre ses conseils. Les garnisons de Londres et des environs, peu touchées des honneurs de la fraternité avec un pouvoir qui ne les payait pas, commençaient à regretter l'autorité parlementaire, seule en état de voter et d'assurer lalevée des impôts. La flotte, mieux informée, se déclarait pour le parlement. Le même parti avait prévalu dans l'armée d'Irlande. Fairfax, avec qui Monk entretenait une correspondance très-active par l'entremise des ministres qui de cure en cure se transmettaient les messages, promettait d'être prêt, dans les premiers jours de janvier, à tomber sur les derrières de l'armée de Lambert. Enfin, le colonel Wetham, gouverneur de Portsmouth et lié avec Monk par d'anciennes relations, avait volontiers prêté l'oreille aux discours de Haslerig, Morley et Walton, qui l'engageaient à se joindre aux efforts que Monk tentait en leur faveur. La garnison de Portsmouth avait, de concert avec eux, unanimement proclamé le parlement; et les troupes envoyées par Fleetwood pour la réduire n'étaient arrivées sous les murs de Portsmouth que pour se ranger de son côté.

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