PENDANT SA MARCHE EN ANGLETERRE
naient incommodes dans Westminster, et acceptés par les Indépendants comme des espions sûrs et fidèles, propres à les éclairer sur la marche de l'ennemi.
Monk, arrivé à York le 11 janvier, en repartit le 16 pour marcher vers Londres, n'emmenant avec lui que quatre mille hommes d'infanterie et dix-huit cents chenaux, force suffisante pour en imposer, sans aggraver les soupçons. Pour témoigner hautement de la pureté de ses desseins, il renvoya Morgan et deux régiments de cavalerie en Ecosse, où il fortifiait ainsi son parti, et assurait sa retraite en cas de malheur. Un autre régiment fut laissé à York, sous la conduite du colonel Fairfax, neveu de sir Thomas, et l'un des officiers de l'armée d'Ecosse qui, dès le commencement, avait le plus utilement coopéré aux mesures de son général. Soigneux de ne pas charger le comté d'York, Monk avait dispersé ses troupes dans des quartiers éloignés, en sorte qu'arrivé à Nottingham le 19 janvier, il fut obligé de s'y arrêter deux jours pour rassembler ses forces. Il y rencontra le docteur Clargis, et Gumble l'avait rejoint dès la veille ; tous deux lui rapportaient des nouvelles de l'état de Londres. Monk y était appelé à grands cris par une portion du peuple'et par les notables de la Cité . Dans les classes inférieures, un parti encore assez considérable lui préférait Lambert et les Indépendants; mais le parlement était, auprès de tous, en aversion et en mépris. Les troupes cantonnées à Londres ou dans les environs