AVEC LES COMMISSAIRES DU RUMP
venu se confier. On piitun soin particulier de calmer le déplaisir desaldermendela Cité de Londres qui, sur la foi des lettres que Monk leur avait adressées, l'étaient venus trouver à Harborough, comptant sur une réception plus amicale. Le ton de liberté et de fermeté qui régnait dans leur adresse déplut tellement aux commissaires du jRump, que Monk se crut obligé de se montrer froid quand Scott etRobinson se montraient irrités. Les aldermen se retirèrent vivement blessés, et le bruit de leur mésaventure parut un moment déconcerter d'autres pétitionnaires; maison leur fit bientôt comprendre à tous que la présentation de leurs pétitions était d'une bien autre importance que les réponses qui leur étaient faites.
Cependant les Cavaliers, fidèles à leur système de prudence, évitaient de grossir ce cortège triomphal du restaurateur des lois et de la liberté républicaines. Quelques-uns même commençaient à changer en soupçons leurs impatientes espérances, et leurs inquiétudes suspendaient dans l'armée de Monk les progrès delà méfiance. A Saint-Àlbans, le fameux prédicateur Indépendant, Hugh Peters, vint féliciter Monk par un long sermon sur ce texte : «Il les a conduits parle droit chemin;» et, traçant avec son doigt sur le coussin placé devant lui les détours de la route qu'avaient suivie les Israélites dans le désert, il les montra errant quarante ans pour arrive]' à la terre de Chanaan située à auarante jour-