‹ MonkChapitre 46 sur 88 · EFFORTS DU PARLEMENT · texte numérisé non relu

EFFORTS DU PARLEMENT

deux commissaires du parlement, Scott et Robinson. En recevant la lettre de Monk, le parlement, instruil de sa marche dans la Cité et du mouvement qui semblait s'y préparer, avait jugé que le plus urgent était de l'en faire sortir, s'il se pouvait, et on lui envoyait, comme devant lui être agréables, Scott et Robinson, chargés de lui dire qu'au moment où sa lettre était arrivée, le parlement s'occupait des mesures à prendre pour les élections, et qu'il terminerait cette affaire dès qu'il en aurait réglé quelques autres. Les deux députés de\ aient presser Monk de revenir à White-Hall, où il pourrait s' assurer de plus près, et par ses propres yeux, des bonnes intentions du gouvernement, tandis qu'en demeurant dans la Cité, il exposait la fidélité de ses soldats au milieu d'une population malintentionnée. Scott et Robinson, arrivés avec peine à travers la foule inquiète de leur venue, furent encore obligés, pour pénétrer jusqu'au général, de se faire passage au milieu d'une centaine de ces ofûciers qu'ils avaient vus naguères si respectueux, et qui maintenant, rudes et irrités, les accablaient de reproches d'ingratitude et de perfidie. Monk les reçut froidement, leur répondit par des plaintes sévères sur la conduite du parlement, et, lorsque les commissaires voulurent lui exprimer les craintes que leur faisait éprouver son séjour dans la Cité : « Que le parlement, « dit-il, fasse ce que je lui demande dans ma lettre, et « il n'a rien à craindre.; tout ira bien. » Les députés

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