POUR GAGNER DU TEMPS
demeurèrent consternés; Scott lui-même, pour la première fois, reconnut qu'il ne fallait plus compter sur le respect de Monk pour le parlement. Tous deux se retirèrent, échappant avec peine aux recherches des apprentis qui visitaient toutes les voitures et couvraient de boue celles où ils soupçonnaient que pouvaient être les commissaires.
Monk, de son côté, se rendit à Guild-Hall, et sans se montrer embarrassé de se désavouer lui-même : <c La ce dernière fois, dit-il, que je suis venu chez vous, c'écc tait pour la plus désagréable affaire que j'aie faite en ce ma vie. Rien ne pouvait être plus contraire à mon « penchant et aux obligations que j'ai à la Cité. Mais, « comme ce qui est fait est fait, je ne puis qu'être trèsci fâché de l'affront que vous avez souffert contre ma voce lonté, et je viens répondre auxlettres que j'ai reçues de ce vous à Morpeth, mieux que je n'ai pu le faire à Loncc dres. J'ai, conformément à vos désirs, écrit ce matin ce au parlement pour qu'il eût, avant sept jours, à exce pédier les writs pour remplir les sièges vacants, et à ce fixer au 6 mai le jour de sa dissolution, afin de faire ce place à un parlement libre et complet. En attendant, je c< viens loger mon armée dans la Cité, et j'y demeurerai c< jusqu'à ce que j'aie vu l'accomplissement du contenu ce de ma lettre et des désirs de la Cité et de la nation. »
A ces paroles, la salle retentitd'acclamations; le peuple y répondit du dehors. Déjà la lettre de Monk au parle-