TOUS LES PARTIS
sien propre, celui du moins qu'il avait adopté en passant, pour arriver à son but définitif. Il voyait avec satisfaction les Presbytériens s'engager chaque jour plus avant dans la route de la royauté ; mais il n'y voulait pas marcher avec eux, encore moins s'en laisser devancer. La difficulté était de les retenir. Une fois rentrés en possession de leurs sièges, les chefs de ce parti, dans l'intérêt du pays et aussi dans le leur, avaient pensé qu'il leur convenait d'user de ce retour de pouvoir pour prendre leurs sûretés dans le grand événement qui se préparait, et pour fonder définitivement, parle retour même du roi, les résultats essentiels de la révolution entreprise depuis vingt ans. « Si « le roi doit revenir, commençait à dire Pryniie, il est «plus sûr, pour ceux qui ont fait la guerre à son « père, qu'il revienne par leur moyen; » et dans ce but, plusieurs paraissaient disposés à retarder encore la dissolution du parlement. Monk, soigneux de prévenir toute combinaison nouvelle, y employa activement pendant trois semaines la dextérité de Morrice, son plus sûr et plus utile confident parmi les Presbytériens. On imposa silence à Prynne ; le sévère républicanisme du général repoussa toute confidence prématurée ; on rappela aux plus obstinés la promesse et la nécessité de se dissoudre. Ils s'y décidèrent enfin le 16 mars, et ce Long-Parlement qui, rassemblé pour soutenir la liberté, s'était usé à exercer la tyrannie, ne se trouva