‹ MonkChapitre 58 sur 88 · U6 LE LONG-PARLEMENT SE DISSOUT · texte numérisé non relu

U6 LE LONG-PARLEMENT SE DISSOUT

plus, après avoir survécu à tant d'échecs, la force de vivre encore quelques semaines pour achever son ouvrage- En vain, par un vote porlé avant de se séparer, défendit-on qu'aucun officier pût être employé s'il ne déclarait par écrit qu'il approuvait la guerre entreprise par les chambres contre le dernier roi; en vain voulut-on exclure du prochain parlement ceux qui avaient pris les armes contre celui qui se séparait, et même leurs enfants : le Bump n'était plus en état de se survivre, et personne ne s'abusa sur la nullité de ses dispositions testamentaires.

Le jour de la dernière séance, Monk, pressé sans doute par ses officiers, écrivit à la chambre pour lui demander de révoquer l'acte sur la milice, dont l'organisation, remise, disait-il, en des mains suspectes, pouvait, en dépit de l'armée, amener le retour de Charles Stuart. Quelques-uns, troublés et embarrassés de ce message, craignaient un piège; mais d'autres avaient reçu un avis secret. Prynne alla sur-le-champ chez l'imprimeur hâter la publication de l'acte, qui parut en effet le soir même, et un grand nombre de gentilshommes partirent pour aller dans leurs comtés réaliser les craintes de l'armée.

Tout marchait rapidement vers un terme prévu. L'opinion royaliste, si elle n'osait encore prétendre à dominer, du moins ne se cachait plus. Le peuple, toujours plus hardi que ses chefs, parce qu'il réfléchit moins

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