‹ MonkChapitre 78 sur 88 · INSURRECTION DE Y2NNËK BANS LONDRES · texte numérisé non relu

INSURRECTION DE Y2NNËK BANS LONDRES

étaient le scandale d'an parti grave jusque dans ses folies. Le jour de l'arrivée du roi, en voyant passer une troupe brillante de volontaires qui, parés de plumes et d'écharpes, se rendaient au-devant de lui, quelqu'un dit à Monk: « Vous n'en aviez pas de cette espèce en « quittant l'Ecosse ; les sauterelles et les papillons ne « paraissent pas par la gelée. » Les soldats avaient en mépris les nouveaux officiers que Monk, dans les derniers temps, avait mis à la tête de plusieurs régiments; les réunions devenaient fréquentes, les propos étaient violents; mais Monk imposait, et nul chef n'était en état de rallier contre lui des forces tant soit peu considérables. Les mécontents formèrent plusieurs fois le projet de l'assassiner, ils en furent du moins soupçonnés; on ne parlait que de complots; les espions étaient répandus de tous côtés, payés à la fois par les deux partis, qu'ils trahissaient également.

Charles, inquiet de cet esprit des troupes, fatigué des ménagements auxquels l'obligeait encore un pouvoir qui n'était pas entre ses mains, aspirait au moment de licencier l'armée ; et Monk, prêt à tout, évitait avec soin qu'on pût lui soupçonner la moindre répugnance pour une mesure qui devait mettre un terme à son importance. A la fin, le licenciement fut voté, et s'exécuta sans obstacle. Avant qu'il fût entièrement terminé, éclata à Londres l'insurrection de Venner, homme de la cinquième monarchie, qui, à la tête d'une

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