‹ MonkChapitre 79 sur 88 · LICENCIEMENT DE L'ARMÉE · texte numérisé non relu

LICENCIEMENT DE L'ARMÉE

cinquantaine d'enthousiastes, sortit à minuit dans les rues, criant pour mot de ralliement : « Dieu et Gédéon ! » et appelant à lui les citoyens, persuadé que tous allaient le suivre et rétablir le règne du Seigneur. L'audace de ces hommes, leur héroïque résistance, frappèrent la cour d'inquiétude, et parurent aux amis du général une bonne raison pour demander au moins la conservation de son régiment des gardes, qui s'était montré zélé dans cette occasion. Il refusa de concourir à une demande qui, disait-il, serait mal interprétée^ et tout ce qu'on en put obtenir fut de ne pas s'opposer aux sollicitations qui, en effet, firent conserver le régiment t. Monk déclara au parlement qu'il avait déjà donné ses ordres pour qu'il n'y eût plus, jusqu'à l'entier accomplissement du licenciement, aucun enrôlement de soldats dans aucun corps, ni aucune nomination d'officiers, en remplacement de ceux qui viendraient à mourir ou qui seraient congédiés. Il obtint, pour tous ceux qui furent licenciés, le droit d'entrer dans les corporations commerçantes qu'ils voudraient choisir. Mais en leur assurant ainsi des moyens de subsistance que presque tous adoptèrent avec une rési-

1 Ce régiment subsiste encore aujourd'hui en Angleterre, sous le nom de régiment des gardes de Coldstream, qui lui fut donné en mémoire de l'armée d'Ecosse, à la tête de laquelle Monk était entré en Angleterre, à Coldstream. C'est par ce régiment et sous ce nom qu'a commencé l'armée permanente actuelle de la Grande-Bretagne. (Extrait de la trad, angl.)

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