MOXK MARCHE AVEC CROMWELL
le pays à force de victoires et de massacres. Il venait de réussir également à alarmer la conscience deFairfax sur la guerre que le parlement préparait contre l'Ecosse, soulevée au nom de Charles II; il avait pour ainsi dire poussé Fairfax hors du commandement des troupes destinées à cette expédition, et marchait seul à ce nouveau triomphe. Monk s'était acquis toute la confiance de Cromwell ; l'intimité était entre eux ce qu'elle peut être entre deux ambitieux habiles, dont l'un consent à faire sa fortune au service de la grandeur de l'autre. Décidé à employer Monk auprès de lui , Cromwell lui forma d'abord un régiment, puis le nomma lieutenant général de l'artillerie. Les talents militaires de Monk prirent dans cette guerre le rang qui leur appartenait. ADunbar1, Cromwell, pressé par les Écossais supérieurs en nombre, avait imprudemment engagé son armée dans un terrain resserré entre la mer et les collines qu'occupait l'ennemi. Il n'y avait de voie à la retraite qu'un étroit passage gardé par un corps nombreux. Le général assembla son conseil; l'effroi s'était emparé des esprits; peu d'officiers opinaient pour le combat : ce Messieurs, dit Monk, les Écossais ont pour a eux le nombre et les hauteurs, nous avons pour nous a la discipline et le désespoir; avec cela, les soldats se « battent bien : mon avis est donc d'attaquer sur-le-
i 3 septembre 1630.