u Lion courant à droite. » Æ. h ■ (C. M
Horus est ici, comme sur toutes les autres monnaies des nomes, représenté sous la forme d’un jeune homme : il porte le costume militaire en souvenir de sa victoire locale. Sur le grand bronze d’Antonin, on voit dans la main droite du dieu une arme qui est certainement une imitation du
glaive égytien ^ , dont la forme est assez bien rappelée. On
avait à tort décrit cet attribut : « une longue palme. »
liLBASTITES.
Nome ancien :
î An •
Am-Khenl, chef-lieu :
1 Grande inscription du sanctuaire d'Edfou,
* Tôchon, qui ne connaissait pas ce fait, avait cependant bien apprécié, • d’après les autours anciens, que le liou devait être uu emblème d'IIorus.
Pi-Beset, « la demeure de la déesse Beset »; en copte llOTÈiC^, Bubastis, aujourd’hui Tell-Bastah : c’est exactement le ncyo de la Bible. La déesse Beset, à tête de chatte, occupait le premier rang dans le culte de Bubastis. Beset semble une forme adoucie de a déesse guerrière à tête de lionne Sckhet : elle 11 e parait d'ailleurs qu’une transformation de la déesse /sis, car elle est qualifiée dans les textes religieux : Ba-n-ls, « l’esprit d’/sis. »
1. « Personnage féminin debout, tenant une chatte 1 delà « main droite et relevant son vêtement de la main gauche. » Hadrien. Æ. 3. (G. M.)
2. « Une chatte passant à droite. BOYBAG LIA. » Ha- « drien. Æ. h. V. PL 11, n° 12.
C’est bien une chatte, symbole de la déesse Beset, et non un chat qui se voit sur la monnaie du plus petit module : l’exemplaire dont nous donnons la reproduction, et qui appartient à M. Démétrio, ne laisse aucun doute à cet égard.
ATHRIBITES.
Nome ancien :
Kame ,• «le taureau noir»; chef-
' ieU Qin™îo Ha-to-heri-ab, «la demeure du « pays du milieu* » ; Ilalhiribi des inscriptions assyriennes ;
1 Le quadrupède porté par la déesse est indistinct sur U monnaie du cabinet des médailles, mais on peut restituer la chatte d'après la pièce du petit mo • date.
* L'explication de ce nom peut se trouver dans la situation centrale d'dthribis dans le Delta.
en copte : ^BpH&ï, aujourd’hui Atrib. Horus est encore
ici le dieu principal, sous le nom de 1 Ml w r //or
Khent Khal ; mais à côté de lui se rencontre dans les inscriptions la déesse llaihor, qui prend alors le nom local
de Khui-t.
1. « Personnage féminin debout, tenant la haste de la « main gauche, et sur la droite un quadrupède. » Trajan. Æ. 1. (Cf. Tôchon, p. 176.)
M. Birch a cru reconnaître la vache d ’ Ilathor dans ce quadrupède, que Tôchon donnait comme indistinct. Cela pourrait être le taureau noir, dont le souvenir se retrouve dans le nom même du nome.
2. « Personnage féminin debout, tenant la haste de la « main gauche, et sur la main droite un épervier couronné « du slthenl. » Trajan. Æ. 1. (C. M.)
3. « Personnage féminin debout, tenant sur la main « droite l’épervier coiffé ùuskhent. » Hadrien. Æ. 3. (C. M. 1 )
h. « Kpervier coiffé du skhenl. » Hadrien. Æ. A.
Nous retrouvons l’épervier, puisque les inscriptions nous ont appris qu ' Horus était le dieu principal du nome Alhribites : mais il y a aussi le souvenir de la déesse llathor- À'/iui-Jdans le personnage féminin qui tient les emblèmes d 'Horus.
PROSOPITES.
Le nome Prosopitcs, situé dans la partie méridionale du
1 Sur l’exemplaire du cabinet des médailles l’oiseau est indistinct. Mais une monnaie de !a collection Démétrio présente clairement l’épervier coiffé du skhent.
Delta, était formé avec une division du nome ancien :
Khenes, chef-lieu :
nom de Prosopis serait, d’après M. Brugsch :
Seklum. L’origine du
q Pa-ari-sep, nom d’une ville qui parait appartenir
au nome de Khenes. C’est toujours Horus qui est qualifié dieu de ce nome.
1. « Harpocrate debout, la tête surmontée du diadème * atef, tenant la massue dans la main gauche. » Antonin, Æ. 1. (C. M.)
2. « Même revers. » Marc-Aurèle César. Æ. 1. (C. Tôchon, p. 183.)
3. « Harpocrate debout, la tête surmontée du diadème « atef, tenant dans la main gauche la massue surmontée « d'un épervier couronné du skhent. » Hadrien. Æ. 3. (C. M.)
A. « Massue surmontée d’un épervier. » Hadrien. Æ. A. (C. M.)
Le personnage d’Harpocrate, c'est-à-dire Hor-pe-khruii. b Horus enfant, » et l’ épervier qui apparaissent sur toutes les monnaies de ce nome nous indiquent Ilorus comme dieu principal ; la présence de la massue prouve en outre une assimilation à Hercule : c’est donc Horus guerrier, ou Horus, fils d’/sis, comme à Heracleopolis.
PllTHEMPllli.
Nome ancien : - vl , * , chef -lieu : ^ Tuk ; d'un autre
nom : I . Pa-Atum, « la demeure du dieu Tum. »
Cette assimilation n’est pas absolument certaine : toutefois la situation géographique semble bien être la même , et Phlhemphuti 1 peut venir de Pe-to-cn-pa-lum a le pays de Pa-tum. ’ » Une autre variante de ce nom dans Plolémée, qui est $Qep.ÿOou;j. \ y mènerait encore plus exactement. Le dieu Tum était, avec Halhor, la divinité le plus en honneur dans ce nome.
1. « Personnage debout, tourné à gauche, la tète ornée « de deux longues plumes (?), la main gauche pendante, et « portant sur la main droite une fleur de lotus, d’où sort n un Harpocrate. 4>0€M‘hO6Y NOMOC LIB.>> Trajan. Æ. 1. (Collection Démétrio). V. PI. II, n° 13.
2. « Personnage debout , tenant sur la main gauche « l’Harpocrate sortant de la fleur de lotus. » Hadrien. Æ. 3. (C. M.).
3. « Harpocrate sortant de la fleur de lotus, portant la « massue sur l’épaule gauche. «PSOM» LIA. » Hadrien. Æ. h. V. PL II, n° 1 h.
Le grand bronze de Trajan, dont nous donnons la description, montre que Tôchon avait eu raison de reconnaître sur une pièce mal conservée du môme type l’IIorus-enfant sortant du lotus. La monnaie à' Hadrien, du moyen module, offre clairement le même emblème, et non une figure debout, comme cela a été dit jusqu’à ce jour. Ce qui, du reste, ôte toute incertitude, c’e3t la monnaie du plus petit
1 Version latine do Ptoléméc.
1 Nous verrons que Phtentiu vient de môme de pe to en uat' *• le pays de uat' (déesse). *
* V. Pnrthey, üiclionn.,p. 541.
module encore inédite, et que nous donnons d’après un exemplaire appartenant à M. Démétrio : elle présente seule dans le champ la figure de l’Harpocrate sur la fleur de lotus.
XOITES.
Nome ancien :
, chef-lieu
■ÎP
Khsuu, en
copte : ci^cno'*, Xois, aujourd’hui Sakha. Le dieu prin-
cipal du nome était Amon-Ra, «le dieu soleil »; il y est qualifié : aa-sefi , « le grand valeureux » , titre ordinaire de ce dieu dans son rôle guerrier ’. Près de lui on voit Hathor et Sekhet, la déesse des combats.
1. «Personnage barbu debout, tourné à gauche, ayant * un vêtement court, sur la tête le disque entre les cornes, « tenant sur la main droite un quadrupède, à ses pieds un « cynocéphale 'courant.» TrajanÆ. 1. (BerlinerBlâtter, etc. Friedlander, vol. IV, p. sq.)
2. « Jeune homme debout, tourné à gauche ; tenant un « bâton dans la main droite et sur la gauche un objet in- « connu : des deux côtés un quadrupède, peut-être un « bélier, sur des bases ornées de fleurs en guirlandes. » Trajan. Æ. 1. (Berliner Blâtter etc. 1. c.)
3. « Personnage féminin debout, la tête surmontée d’un « ornement ; tenant un sceptre dans la main gauche et sur
1 C’est le môme titre qn'Horus porte à Heracleopolis.
5 Peut-Être un bélier comme sur la monnaie n’ 3 : toutefois le cynocéphale, dont le rôle astronomique est certain, peut en effet se rencontrer réellement sur cette monnaie.
« la droite un bélier : un autre bélier est à ses pieds. » Trajan. Æ. 1. (Berliner Blatter etc. . 1. c.)'
A. « Personnage debout, tourné à gauche, la tète sur- « montée du disque solaire entre les cornes, tenant dans la « main gauche la massue et sur la droite un bélier ayant « le disque solaire sur la tète. ’ » Hadrien. Æ 3. (C. M.)
5. « Bélier passant à droite, le disque solaire sur la « tète. ! i Hadrien. Æ. h. (C. M.).
Ou retrouve partout ici le bélier , symbole ordinaire d 'Amon-Ra, le dieu soleil; sur quelques exemplaires, le personnage a la tète ornée du disque solaire entre les cornes, ce qui est, comme cela a été dit plus haut, la coiffure spéciale des divinités solaires. La massue, qui se rencontre sur la monnaie d' Hadrien, se rapporte certainement au rôle guerrier d’i4mon-/ia, rappelé plus spécialement par les inscriptions géographiques pour le nome de Xois.
IWSIR lies.
Nome ancien :
, chef-lieu :
Pa-Osir i neb (alu, «la demeure d'Osiris, seigneur de Talu». PaOsiri a donné le copte itOKClpS, le grec Bousiris et l’arabe Buuasir. Les textes égytiens montrent que tout le culte de ce nome se rapportait à Osiris. Plutarque * ra-
1 La description de ces trois monnaies n’est que la traduction de celle que M. Friodlander en a donnée : noos 11e les connaissons que par la gravure qui accompagne son article.
* La queue du bélier est tombante : co détail caractéristique ost très clair sur l'exemplaire du cabinet des médailles; la gravure de Tôckon est fautive sur ce point.
1 Traité if hu et d^Osint.
conte que Busiris était l’endroit où hit ensevelit son frère Osiris, légende que les inscriptions semblent rappeler en disant que son corps y était vénéré'. Hérodote, de son côté’, nous apprend que les pèlerins qui venaient en grand nombre chaque année à Busiris pour célébrer la fêle d' /sis, se frappaient la poitrine en faisant de grandes lamentations ; ce récit doit être exact, car la ville de Pa-osiri-neb-lat était, d'après les inscriptions égyptiennes 1 * * * 5 , le théâtre d’une des fêtes de deuil célébrées en souvenir de la mort d’ Osiris.
1. « Personnage debout, ayant sur la tête les deux plumes « d’autruche sur les cornes du bouc, tenant sur la main « droite un bouc et dans la main gauche un serpent *. » Hadrien. Æ. 3. (C. M.).