‹ Monnaies des nomes de l'EgypteChapitre 6 sur 27 · Figure virile, à demi nue, ayant sur la tète le dia · texte numérisé non relu

Figure virile, à demi nue, ayant sur la tète le dia

« dème

, tenant la haste de la main droite, et sur

« la gauche une petite figure. » Trajan. Æ. 1 . (Cf. Mionnet.)

2. « Figure radiée; sur la tête, le disque du soleil entre « les cornes; sur la main gauche, une petite figure, n Hadrien. Æ. 3. (C.M.)

C’est au caractère solaire d’in/iwr que se rapportent le rayonnement de la tête et le disque entre les cornes; ce dernier ornement a été décrit à tort, dans cette pièce et dans plusieurs autres, comme étant le disque et le croissant. Le disque placé sur le croissant de la lune est toujours l'attribut d’une divinité lunaire , telle que Thoth , par exemple; tandis que c’est le disque du soleil entre les

cornes O. , ^lont le symbolisme est bien différent, que l’on doit reconnaître sur la tête des divinités solaires, comme Horus, Hathor, Anhour, etc.

3. a Petite figure debout , tenant un attribut dans la « main droite. » Hadrien. Æ. h. (C.M.)

La figure des monnaies du petit module est certainement la même qui se voit sur la main du personnage des deux types précédents ; elle a été décrite jusqu’ici nomme la figure de l 'Espérance: il faut plutôt y cbercherun symbole égyptien. Je serais porté à y reconnaître la déesse Tefnui, la compagne inséparable <X Anhur-schu. File tient dans la main droite un objet qui a été pris pour une fleur 1 : il me semble

y distinguer la masse d’armes égyptienne Tefnut ,

comme nous l’indique sa tête de lionne, était une déesse guerrière ; il était donc naturel de placer dans sa main cette masse d’armes que les rois égyptiens brandissent pour ex-

1 Certains exemplaires semblent en effet donner raison à cette interprétation : sur les monuments égyptiens, les déesses tiennent souvent une fleur de lotus n la main.

terminer leurs ennemis, dans les représentations figurées sur les monuments. Mais, de plus, cette même niasse d'armes est dans les hiéroglyphes le symbole spécial de la lumière; sa présence sur la monnaie de Thinis avait peutêtre une double cause, comme attribut guerrier de Tefnut, et comme symbolisme du dieu-lumière Anhour.

PANOPOLITES.

Nome ancien : Khem; le nom vulgaire du chef-lieu

était Apu, mais il était souvent composé avec le

nom même du nome : Khem. Hérodote nomme Chemmis cette ville, qui fut plus tard appelée Panopolis. Horus ithyphallique, sous le nom de Khem, était, ici comme à Coptos, la divinité principale. Il avait été assimilé au dieu Pan par les Grecs; Panopolis n’était donc qu’une traduction du nom ancien déjà grécisé de Chemmis.

1. « Figure virile debout, le buste découvert, portant « sur la main droite un ichneumon, et sur la gauche une « petite figure tournée à droite du dieu ithyphallique. » Hadrien. Æ. 3. (C.M.). V. PI. I, n» 9.

Tôchon et Parthey n’avaient pas reconnu le dieu ithyphallique : ils voyaient là une victoire, considérant la statuette comme tournée à gauche et courant en levant le bras en avant. Si l’on change la direction de la petite figure, on reconnaît facilement le dieu ithyphallique. Sur la monnaie, on distingue les deux pieds réunis ensemble, ce qui exclut déjà l’attitude de course donnée dans la planche de Tôchon.

Le dieu regarde à droite, le bras droit est levé, comme il l’est toujours dans la forme ithyphallique, et le bras gauche semble baissé pour tenir le phallus, ce qui se rencontre sur les statues analogues d’Amon et d’Horus, qui se confondent dans cette forme. — M. Lenormant et après lui M. Langlois (p. 16), en décrivant cette même pièce, désignent la petite figure comme étant celle d’Amon-générateur. Nous ne savons s’ils l’avaient réellement reconnue, car la gravure de leurs planches reproduit exactement le type donné par Tôchon.

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