‹ Monnaies des nomes de l'EgypteChapitre 8 sur 27 · a Bélier tourné à droite. » Hadrien. Æ. à. (C.M · texte numérisé non relu

a Bélier tourné à droite. » Hadrien. Æ. à. (C.M

La présence du bélier se trouve expliquée, puisqu’il était le symbole du dieu Chnum, à qui appartient aussi le disque du soleil. La déesse, symbolisée par le sistre, était Isis ou Hathor; mais l’absence de renseignements antiques nous empêche de décider laquelle des deux était ici désignée.

LYCOPOtlTES.

Nome ancien

Atef-khent, chef-lieu :

Saut, aujourd’hui Siout : Lycopolis. — Anubis, dans sa forme de ap-matennu, c’est-à-dire de « guide

des chemins célestes », était le dieu principal du nome : le chacal lui était consacré.

1. « Personnage drapé tenant sur la main droite un chacal « assis. » Hadrien. Æ. 3. (C.M-)

Le chacal n’avait pas été reconnu par Tôchon et ses prédécesseurs : il a été bien décrit depuis, mais je ne pense pas que la monnaie ait été exactement gravée. V. PI. I , n° 12

2. « Chacal passant à droite. » Hadrien. Æ. à. (C.M.) V. PI. I, n° 13.

APHRODITOPOI.ITES.

Trois des nomes anciens de la Haute-Egypte ont pu, sous les Grecs et les Romains, recevoir le nomd'AphroditopoUies , parce que la déesse ilathor y avait le culte principal : ce sont les X', XIV* et XXII* des listes géographiques.

uat’ vient après celui que nous avons assimilé

au Panopolites : son chef-lieu était J J q Teb-ti, dont les Coptes ont fait 2,'Tfku. Horus, fils d’Isis et d’Osiris, y partageait les honneurs divins avec la déesse Hathor.

Le XIV'

' Atef-pehu suit le Lycopolites dans les

nrtr

listes anciennes : il avait pour chef-lieu la ville de ^j" kas, devenue en copte KtUC ; ce doit être la même localité

1 Sur les planches données jusqu’ici, le personnage tient nn épervier.

qu'Ælien (X,27) nomme Chusœ, et où, d’après cet auteur, on vénérait une vache, symbole d’Halbor.

Matennu , le dernier des listes de la

Haute -Egypte, et par conséquent le plus près de Memphis, avait pour chef-lieu Q' ne ^ te P a ^ e ' mot

à mot « la demeure de la dame à la tête de vache » , c’est-

à-dire Hathor; nom que les Coptes ontabrégé en HE'THSE < ? et TnH^. Cette ville était située sur la rive droite du Nil.

Ptolémée indique deux nomes Aphroditopoliles ' ; il en place un dans la Thébaïde et l’autre dans l’Heptanomide : c’est après avoir donné le nome Arsinoïtcs qu'il parle du second, ce qui nous amène à identifier cet Aphroditopoliles de l’Heptanomide avec le XXI 1- nome des listes anciennes,

celui de -m-, situé sur la rive orientale du fleuve, en face

de celui à' Anime. Celui qu’il place dans la Thébaïde correspondrait au X' nome ancien .

Strabon *, à son tour, fait mention, après Memphis, d’un nome Aphroditopoliles où l’on nourrissait une vache sacrée ; c’est évidemment le XXII* des listes égyptiennes, le même que Ptolémée nomme après Y Arsinoïtcs : en effet, Strabon place ce nome sur la rive arabique. Il donne aussi une autre

1 Cf, Tôchon, Nome», p. 105.

* Strabon., Geogr., lib. XVII.

Aphrodi/opolis près de Lycopolis : celle-là doit être le cheflieu du XIV* nome, kas, Chusæ, qui en était voisin. Enfin le même auteur cite dans la Haute-Egypte une troisième Aphroditopolis, qu’il place près de Latopolis , mais qui ne parait pas avoir joué un rôle important dans les listes anciennes.

Enfin un nome Aphroditopolites est placé par Pline 1 entre V Antæopoliles et le Lycopolites, ce qui nous amène à le comparer au X' nome ancien, à qui cette situation convient très-bien, et qui serait le même que Ptolémée indique dans la Thébaïde.

Je n’admettrais donc pas, comme Tôchon, qu’il y ait eu confusion de noms dans Ptolémée, Strabon et Pline : les listes géographiques égyptiennes nous prouvent qu’il faut distinguer trois Aphroditopolis dans l’Heptanomide et la Thébaïde : deux d’entre elles au moins, et peut-être les trois, ont dû rester chef-lieu de nome sous la domination romaine, et Ptolémée était dans le vrai lorsqu’il plaçait un nome Aphroditopolites dans l’Heptanomide et un autre dans la Thébaïde.

Nous ne connaissons malheureusement que peu d’exemplaires des monnaies avec la légende Aphroditopolites : si le nombre en était plus considérable, la diversité des symboles nous suffirait sans aucun doute pour éclairer cette question. Aussi nous trouvons-nous dans un grand embarras pour décider à quel nome ancien il faut rapporter les monnaies connues aujourd’hui.

i . « Temple distyle, dans lequel est une femme qui porte « sur la main droite une petite figure ; de chaque côté un « lion ou un sphinx placé sur une base.» Trajan Æ.l. (C. M.)

1 Plioii, Bi»t. nat. f lib. V, cap. IX.

La façade du temple peut ici rappeler le nom même À'IJathor qui s’écrit par un épervier dans un plan de mai-

son

à moins que ce ne soit le souvenir de quelque

monument célèbre, élevé en l’honneur de la déesse. La petite figure est trop effacée sur l’exemplaire du Cabinet des médailles, pour que nous puissions en donner une interprétation sérieuse.

2. « Figure de femme debout, tenant sur la main droite « un épervier, et sur la gauche une petite figure. » Hadrien. Æ. 3. (Cf. Tôchon, p. 110.)

3. « Figure de femme debout, la main gauche pendante, « la droite levée et tenant un urœus. » Hadrien. Æ. h. V. PI. I, n* 14.

Cette monnaie, qui appartient à M. Démétrio, offre évidemment le type de la petite figure portée sur la main du personnage des deux monnaies précédentes *.

CYNOPOLITES.

Nome ancien

; chef-1

lieu

Suten-ha, dont

le nom vulgaire était q Sa-kn , en copte KMC t

Cynopolis. — Anubis était dans cette ville, comme à Lycopolis, la divinité principale; nous retrouvons ici son emblème ordinaire, le chacal.

i Hathor signifie : la demeure d’Horns.

5 C’f. D\ ScliledchnQft. (Grote, Münzstudim, I. Il, p. 473.)

1. « Figure debout, le buste découvert, portant sur la « main gauche un chacal. » Hadrien. Æ. 3. (C.M.)

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