‹ Monnaies féodales françaisesChapitre 148 sur 262 · FORCALQUIER · texte numérisé non relu

FORCALQUIER

Les comtes de Forcalquier, de la maison de Provence, émirent dans leurs domaines d'outre-Durance les deniers et oboles mentionnés si souvent dans les chartes sous le nom de Guillelmins. Ces monnaies portent au droit en légende circulaire WILELMVS, et dans le champ COME disposé en croix. S), "i" PROENCIE et dans le champ une croix pattée. Poey d'.\vant, PI. LXXXVII, n™ 9 el 10.

M. Blancard relève comme poids des deniers de 0'.89 à 0^.82. Ils ont été émis

(1) Revue de Nuniismalique Française, pages 428 et suivantes.

depuis H82 par Guillaume IV, et continués par Guillaume V, de Saliran à Perlais (2).

Ce type fut conservé par les comtes de Forcalquier jusqu'en 1220, el lorsque Charles d'Anjou hérita de cette seigneurie, il le trouva en telle faveur qu'il le continua sans y changer autre chose que le nom, y inscrivant le sien : KAROLVS et conservant le type du droit et le revers (Poey d'Avant. PI. LXXXVIII, n° 7;. ces deniers continuèrent à circuler sous le nom de Guillelmins. Les poids en ont diminué et ceux relevés par M. Blancard varient de 0*-".7o à 0-.64.

Il nous fait connaître en outre une concession du 1" mai 1 260, faite par Charles d'Anjou à Giraud de Moret. Il y avait vu d'abord le droit de frapper monnaie (cuda) àam l'atelier de Sisteron; mais il déclare dans une autre partie de son ouvrage qu'en 1264, Apt était le seul atelier provincial d'outre-Durance, et que la concession faite à Giraud de Moret s'appliquait seulement à la criée (o-ida de la monnaie à Sisteron.

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