LA BASILIQUE DE LA CANOCBGUE
Nous avons dit qu'il y avait à Bannassac une très ancienne basilique placée sous l'invocation de saint Martin, connue sous le nom de Canonica au xi® siècle, époque à laquelle, tombée dans des mains laïques, elle fut donnée à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille par les chevaliers chanoines qui l'occupaient.
La ville antique de Bannassac ayant beaucoup perdu de son importance, la Canourgue (c'est le nom qui répond aujourd'hui au mot latin Canonica ., s'est trouvée former une agglomération de maisons distinctes du village actuel de Bannassac dont elle est éloignée à peine d'un kilomètre.
Des monnaies ont été frappées pour le compte de cette basilique, et bien qu'elles ne portent ni nom ni date, leur style ne
laisse aucune obscurité sur l'époque précise de leur émission et sur le monétaire qui les a fait frapper; le monétaire est Maximinus; la date, 631 ; en effet, tous les détails de la description qui va suivre nous indiquent la fin du règne de Caribert et le faire particulier de Maximinus, notamment sa manière d'écrire le nom de Bannassac.
74. — t SCi MARTINI. Tête h droite avec bouton occipital ; cou à tranche perlée; au-dessous, un globule entre deux parenthèses. Pas de guirlandes.
JX. BANNACIACO FUT. Calice à t;eux anses surmonté d'une croix. Pas de guirlande.
Collection deFrance, p. 1,2.5 (orig. coll. Rousseau, 190. — Collection d'Amécourt; poids, 1,30. Publié par Cartier {R. N., 1838, p. 263, pi. IX, n° 9). List, de Cartier, 589. Publié par M. Robert {ioc. imid., pi. X, n° 7). — PI. XI, n° 22.
73. — Mêmes légende et type sans la barre d'abréviation et sans le bouton occipital.
Ane. coll. RoUin, pp. Combr., pi. XIV, 6, et pi. XLI, 7. — pi. XI, n° 23.
L'ensemble des légendes SCI MARTINI- BANNACIACO prouve d'une manière incontestable que la basilique de Saint-Mat tin était bien située à Bannassac, et comme la Canourgue est identifiée par les textes avec ladite basilique, on concilie les textes, les monnaies et la géographia en reconnaissant que Bannassac et la C.mourgue formait nt à l'époque mérovingienne deux quartiers d'une seule et même ville.
Là s'arrête la série des monnaies caribertines, mais non pas celle des monnaies frappées par Maximinus. Il en reste une que nous décrirons en tête de la série sigebertine et du cinquième groupe, parce que, de même qu'Elafius était le trait d'union entre
MONNAIES iMÉROVlNGII<:NNES DU GÉVAUDAN. 83
notre deuxième et notre troisième groupe, Maximinus est un lien entre le quatrième et le cinquième.