DE LA BILE
Des analyses récentes et bien faites ont prouvé que la bile humaine contient , sur 1100 parties, 1000 d’eau , 42 d’albumine , 4i de substance résineuse , a à 10 de matière jaune , 5 à 6 de soude libre ,4^5 de phosphate , d’hydrochlorate et de sulfate de soude , de phosphate de chaux et d’oxide de fer. Mais il est un point sur lequel les chimistes modernes ne sont pas d’accord : les uns disent avoir rencontré dans la bile de
l’homme une certaine quantité de picromel , les < autres prétendent que ce fluide n’en renferme pas du tout. M. Orfila semble pencher pour cette dernière opinion; cependant, s’il est vrai que, comme il l’assure , on obtienne, en versant du sous-acétate de plomb dans de la bile , un précipité d’oxide de plomb et de picromel , il faut bien que celui-ci existe dans la liqueur qui
nous occupe .
La bile cystique de l’homme est verte , d’un brun jaunâtre , tantôt filante , tantôt liquide , toujours plus ou moins amère. Elle verdit le sirop de violette plus fortement que celle de bœuf ; lorsqu’on la chauffe elle répand l’odeur du blanc d’œuf et se trouble. Les acides la décomposent
et la précipitent; traitée par l’alcool, elle donne un précipité d’albumine et de matière jaune.
Si on la filtre et qu’on la traite par l’acétate
de plomb , elle laisse précipiter de la matière verte. Enfin , si on la filtre de nouveau , et qu’on verse dessus du sous -acétate de plomb, on a pour résultat, suivant AI. Okfila, un piécipité de picromel et d’oxide de plomb.
La bile peut éprouver diverses altérations dans sa composition. Quehpiefois clic perd de scs qualités stimulantes; d’autres fois elle devient extrcméineiit corrosive. Mougagisi parle