‹ Monographie de Chevreuse; étude archéologiqueChapitre 8 sur 9 · QVIDQVID AGAS S AP IE N TER AGAS RESPICE FINEM · texte numérisé non relu

QVIDQVID AGAS S AP IE N TER AGAS RESPICE FINEM

La même pièce montre aussi des portes en bois de l’époque et un puits ancien qui permet de puiser l’eau à chacun des étages. Les caves sont fort anciennes aussi, et, à notre avis, extrêmement curieuses comme construction.

La maison dite des Vieilles Étuves, dont l’entrée est actuellement dans la ruelle du Mandai-, en A du plan général, n’offre rien non plus à l’extérieur

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qui puisse attirer l’attention : elle remonte pourtant, comme le précédent logis, aux premières années du xvn° siècle et possède au premier étage une salle en mauvais état, il est vrai, mais ayant conservé intacte son ancienne disposition. Les portes en bois sont anciennes ainsi que le carrelage, et les solives du plancher ont conservé des traces de peintures : elles sont peintes en rouge avec ornements et fleurons blancs. Les fenêtres ont été conservées aussi, et, chose plus précieuse, une vaste cheminée, décoration capitale de la salle, vient ajouter encore à l’impression que l’on éprouve en présence de ces restes intéressants du passé1.

C’est à la façade principale de cette ancienne demeure que l’on voyait, il y a quelques années, un écusson en pierre au milieu duquel sont sculptés deux couteaux de tanneurs superposés, indice certain que la maison fut construite ou habitée par une famille exerçant cette profession. La maison, la porte et l’écusson qui la surmontait, ont disparu : mais ce dernier a été, nous dit-on, transporté dans une maison moderne (voy. Ag. 18).

Nous n’avons pu indiquer sur le plan de la ville la belle maison du xvie siècle que l’on voit sur la route de Saint-Remy, à la croix de Saint-Lubin, et tout près de l’ancien moulin banal. Cette maison, assez bien conservée, montre, à l’arc surbaissé de la porte principale, un écusson orné d’un H ou plutôt d’anilles accouplées. Les fenêtres sont rectangulaires, munies d’appuis et de meneaux moulurés, absents pour la plupart aujourd’hui.

La façade postérieure offre des dispositions presque identiques , et l’on y retrouve, mais assez défigurées, par exemple, les belles fenêtres de la face principale. La construction est partie en grès appareillé et partie en moellon recouvert d’un crépi.

i . M. Abel Boudier a bien voulu dessiner pour nous, fig. 17, une restitution complète de cette salle avec son ameublement, et donner ainsi une idée de ce que pouvait être le logis d’un bourgeois de Chevreuse au temps de Henri IV ou de Louis XIII.

Rue Lalande, en B du plan, est indiquée une maison sans aucune apparence extérieure, mais qui peut cependant remonter à l’époque de Louis XIV. Il n’y subsiste qu’une galerie de bois assez jolie et une grande cheminée en plâtre sans intérêt décoratif.

Indiquons encore, rue de Versailles, en N du plan, deux maisons dont les caves très-anciennes offrent des dispositions particulières, et, à la façade d’une maison, rue de la Mairie, n° 27, un bas-relief en marbre blanc représentant le sacrifice d’Abraham. Enfin au n° 38 de la rue de Paris, au sommet d’un pignon donnant sur une ruelle, on aperçoit le curieux corbeau ou console que nous montrons fig. 19.

N’omettons pas non plus, puisque nous croyons devoir signaler même les débris et fragments de quelque valeur, un joli bénitier du xvc siècle en pierre, qui se voit dans le cimetière, au pied de la croix. Il provient, selon toute probabilité, de l’église paroissiale et avait été déposé, nous ne savons à quelle époque, dans le jardin d’une propriété voisine. Nous faisons des vœux pour qu’on refasse à ce bénitier sculpté le pied qui lui manque et pour qu’on le rende à sa destination première.

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