DEUXIÈME PARTIE. — PLANCHE
Noyon, sans appartenir à la catégorie de nos plus grands édifices religieux, peut cependant passer, comme on voit, pour une église d’une vaste dimension.
N’oublions pas de faire remarquer que l’axe du chœur ne correspond pas directement à l’axe de la nef, ou, en d’autres termes, que le plan de l’église penche de gauche à droite dans sa partie orientale. Cette inclinaison, qu’on peut observer dans un si grand nombre d’églises, est ici très-prononcée. La déviation est de près d’un mètre (o‘“,93).
Cette coutume d’incliner la tête des églises est attribuée, comme on sait, au pieux désir d’imiter la position du Sauveur, expirant sur la croix :
Inclinato capite expiravit.
Heureusement ce jeu de mots architectural n’est jamais assez complet pour détruire l'effet de perspective; mais il y a beaucoup d’églises, et celle de Noyon est du nombre, qui gagneraient quelque chose à avoir été conçues avec plus de respect pour la ligne droite.