‹ Monographie de l'église Notre-Dame de NoyonChapitre 79 sur 129 · DEUXIÈME PARTIE. — PLANCHE III · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — PLANCHE III

dirons encore quelques mots à propos de la planche XVII. Il est difficile à la vue d’un dessin géométral, tel que celui que nous avons sous les yeux, de bien se rendre compte -de l’effet de perspective que produit la construction en avant-corps de ce porche : extérieurement, il y a certains aspects sous lesquels elle nuit à l’ensemble de la façade, mais sous beaucoup d’autres elle lui donne de l’ampleur et du grandiose; intérieurement, ces belles voûtes sont d'un excellent effet, et se marient heureusement avec le reste de l’église.

Les trois grandes ouvertures du porche laissent apercevoir les trois portes de l’église et les débris de leur ancienne ornementation. L’échelle de notre planche est trop petite pour qu’il ait été possible de reproduire exactement ces fragments mutilés. Nous avons déjà dit combien leur exécution était délicate : on peut, d’après le caractère de ces sculptures, être à peu près certain quelles sont postérieures de quelques années à l’incendie de i 293.

Il ne reste plus aucune trace des bas-reliefs qui remplissaient les tympans. Levasseur nous dit (page 709) qu’ au-dessus de la porte du milieu on avait figuré le jugement dernier, sujet dont il existe de si nombreuses reproductions. Ce qui préoccupe le plus Levasseur, en nous parlant de ce bas-relief, c’est la question de savoir quels sont les deux évêques mitrés et crosse en main qui y sont représentés au milieu des damnés : il pense que l’un est l’évêque Fulcher (élu en 954 ), l’autre un évêque de Tournay nommé Théodore. Il nous apprend, en outre, que sur le grand portail, entre autres pourtraictures y sont taillées au vif celles de saint Éloi, de sainte Godeberte, d'Hérode, etc. Nous ne nous arrêterons pas à ces détails, puisqu’il ne reste aucun vestige des sculptures dont nous parle Levasseur, et que nous ne devons nous occuper ici que du monument, tel qu’il

est aujourd’hui ; nous voulons le décrire, l’expliquer et non le restaurer. Nous devons donc passer rapidement devant ses parties détruites, à moins que nous ne puissions en apercevoir encore quelques débris.

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