DEUXIEME PARTIE. — LISTE CHRONOLOGIQUE. 2/i
gneurs que Louis VIII, à son lit de mort, fit jurer d'être fidèles à son fils. (Novembre 1226.)
On le voit assister aux obsèques de Louis VIII et au sacre de saint Louis.
1228. — Nicolas de Roye. De la noble et ancienne maison de Roye. Destiné d'abord au métier des armes, il entra dans les ordres et fut sacré évêque. Sous ce prélat, nouveaux conflits entre le chapitre et la commune. L' évêque intervint, et, tout en donnant quelques satisfactions aux bourgeois, confirma les droits du chapitre.
2/10. — Pierre I" dit Pierre Charlot. Fils naturel de Philippe- Auguste ; élu évêque à l'âge de quinze ans. Son précepteur, Guillaume le Breton, lui a dédié sa Phiiippéide. Dans sa dédicace, le poète exalte les qualités et les talents de son élève.
— Pelro Karlolo Philippi régis Francorum filio. S.
Tu quoque fautor ades, Karlole, simillima régis Magnanimi proies, cui te natura creatrix Ut regale genus signis probet indubilalis , Corporis esse dédit simiiem, mentisque vigore, etc.
Ces louanges , et bien d'autres que nous supprimons , étaientelles méritées? il est permis d'en douter.
, 25o. — Vermond de la Boissière. Ce prélat ne jette pas plus d'éclat que son prédécesseur. Il fut enterré dans ie chœur de la cathédrale, du côté droit; sa tombe était couverte d'une lame de cuivre SMi laquelle étaient gravés ces vers :
Varmundus jacet hic , antistes Noviomensis , Hic pius , hic mundus , et dictus Boisseriensis. Deseruit mundum , cum Christo scandit ad astra. Hune trahe Varmundum post te, Deus, ad tua castra. Anno milleno bis centum septuageno Ac annis binis sanctissimus est tibi finis.
On voit par cette épitaphe qu'il n'y avait pas grand'chose
à dire de Vermond de la Boissière.
1272. — Guy des Prez. H était de ia même maison que son prédécesseur. Nous avons déjà vu que ce prélat fit de nombreuses améliorations dans son église , entreprit diverses constructions et entre autres la chapelle de sainte Luce et de sainte Marguerite. C'est pendant son épiscopat qu'éclata le fameux incendie de i2g3.
1297. — Simon de Nesle. Fonda une chapelle en l'église de Noyon en mai i3oo. (Levasseur, p. 967.) C'est aussi pendant son épiscopat que furent fondées quatre chapelles par Raoul de Clermont, sire de Nesle.
i3oi. — Pierre de Perrière. Ne tint ie siège que pendant deux ans environ, et n'est connu que de nom.
1 3o/i. — André de Crécy dit le Moine. Fondateur des chartreux du mont Saint-Louis ou mont Regnaud, à la porte de Noyon. C'est le seul acte de son épiscopat dont on garde mémoire. Il renonça à i'évêché pour disposer plus tranquillement de sa vie, et s'en alla mourir à Avignon.
i3i5. — Florent de la Boissière. Troisième évêque de la maison de la Boissière. 11 était fort âgé lors de son élection, ayant été cinquante-six ans chanoine avant de devenir évêque. 11 mourut au bout de deux ans.
1317. — FoucAUD. Il était d'une haute naissance; son père était vicomte de Rochechouart. 11 n'y a pas autre chose à en dire.
i33j. — Guillaume I". Son père se nommait Mathieu Bertrand. Malgré ce nom roturier, il était de bonne noblesse. Mathieu Bertrand portait d'argent à trois roses de gueules, au cœur d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or à la bordure de gueules. Son fils gouverna bien son diocèse, sans avoir rien fait dont le souvenir se soit conservé.
i338. — Etienne Aubert, depuis Innocent VI. Avocat célèbre à Limoges, puis juge de la sénéchaussée de Toulouse , Etienne Aubert entra dans les ordres et fut élu par le seul ascendant de ses vertus évêque de Noyon. Quatorze ans plus tard, en 1 352 , le pape