‹ Monographie de l'église Notre-Dame de Noyon. Plans, coupes, élévations et détailsChapitre 135 sur 139 · DEUXIÈME PARTIE. — LISTE CHRONOLOGIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — LISTE CHRONOLOGIQUE

Clément VI vint à mourir, et Etienne Aubert, alors évêque de Clermont, se vit, à son grand étonnement, appelé à le remplacer. Il fit preuve , comme souverain pontife, delà plus rare sagacité, et d'un zèle aussi actif que clairvoyant. Il travailla à réunir les Eglises grecque et latine , et peu s'en fallut qu'il n'y parvînt. Il protégea Pétrarque contre d'absurdes ennemis qui l'accusaient de magie. En un mot, Etienne Aubert doit prendre place parmi les esprits les plus distingués du xiv' siècle.

i342. — Pierre d* André.

i348. — Bernard Lehrun.

iS/ig. — Gdy de Comberu.

i35o. — François de Cocqcerel.

1 35 1 . — Philippe I" d'Arbois.

i352. — Jean de Meulan.

On ne connaît de ces six évêques que leurs noms, et encore varie-t-on sur la manière de les écrire. On n'est pas d'accord non plus sur les dates de leur avènement et de leur mort.

1 352. — Gilles de Lorris. Ce prélat ne s'est pas beaucoup plus illustré que

ses prédécesseurs. Mais son épiscopat a au moins cela de remarquable qu'il a duré près d'un tiers de siècle , environ trentesix ans.

1 388. — Philippe de Moulins. Après avoir fait beaucoup de bien à l'église de Noyon, en instituant de nombreuses et utiles fondations, il fut créé parle roi Charles VI président de la cour des Aides. «Pour régler les finances en France (dit Estienne Pasquier), on y establit des généraux des finances et de justice; et, pour les authoriser davantage, on les prit du corps de l'Eglise, comme archevêques et évêques, afin que le peuple y eust plus de créance. » Par lettre du 28 février i388, Charles VI commit nour chef de la cour des Aides l'évêque de Noyon.

1/109. — Pierre (IV) Fresnel. Il était d'abord évêque de Lisieux. Appelé à lévêché de Noyon, il l'occupa pendant six ans; puis, en

1 /il 5 , il le l'ésigna pour retourner à Lisieux. Il était du parti du duc d'Orléans , et, après l'assassinat de ce prince , il fut emprisonné et subit une assez longue captivité.

1 A 1 5. — Raoul de Coucy. Évêque de Metz dès son jeune âge, il fut élu, vingt-huit ans après, évêque de Noyon. Dans cette année ( 1 4 1 5) , le 2 4 octobre , fut livrée la malheureuse bataille d'Azincourt, la journée des éperons.

C'est sous i'épiscopat de Raoul , en 1^22, que nous voyons le chapitre, après avoir accepté des livres dont l'évêque lui avait fait présent, décider qu'il serait construit une bibliothèque. (Voir plus haut, page 1A6.)

1/126. — Jean de Mailly. Après le décès de Raoul de Coucy, le chapitre fut dans un grand embarras. Le duc de Bedfort et le duc de Bourgogne avaient chacun leur candidat pour l'évêché de Noyon. Les chanoines , n'osant encourir la colère ni de l'un ni de l'autre , prirent le parti d'élire les deux candidats et de prier le pape de vouloir bien choisir entre eux. Le pape choisit Jean de Mailly , parent du roi d'Angleterre. Le nouvel évêque se rendit à Paris, le 1 7 septembre 1/128, pour rendre hommage au monarque anglais en qualité de pair de France et de comte de Noyon. Il fut ensuite nommé garde des sceaux de Henri V.

Il prit part au procès de Jeanne d'Arc , et assista , dans la cathédrale de Paris , au sacre de Henri VI. Mais , lorsque le dauphin eut reconquis son royaume, Jean de Mailly se rangea de son parti, vint à Tours lui prêter serment et contribua à la révision du procès de la Pucelle. Plus tard, en 1 /i/i3 , il reçut processionnellement son nouveau roi dans la ville de Noyon , « avec apparat de musique , de sonnerie et carillon de cloches , le grand autel paré comme aux octaves des reliques. » Il tenait à racheter ses vieux péchés.

Jean de Mailly soutint contre son chapitre im procès au sujet de la propriété des reliques de saint Éloi. Ce procès dura plus de soixante ans. Les chanoines finirent par gagner leur cause.

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