‹ Monographie de l'église Notre-Dame de Noyon [Texto impreso]Chapitre 124 sur 126 · Bernard Lebrun · texte numérisé non relu

Bernard Lebrun

34g. — Guy de Comberu.

35o. — François de Cocquerel.

35 i. — Phiuppe I" d’Arbois.

35a. — Jean de Meulan.

On ne connaît de ces six évêques que leurs noms , et encore varie-t-on sur la manière de les écrire. On n’est pas d’accord non plus sur les dates de leur avènement et de leur mort.

35a. — Gilles deLorris. Ce prélat ne s’est pas beaucoup plus illustré que scs prédécesseurs. Mais son épiscopat a au moins cela de remarquable qu’il a duré près d’un tiers de siècle, environ trentesix ans.

388. — Piiilippr de Moulins. Après avoir fait beaucoup de bien à l’église de Noyon, en instituant de nombreuses et utiles fondations, il fut créé parle roi Charles VI président de la cour des Aides. «Pour régler les finances en France (dit Es tienne Pasquier), on y establit des généraux des finances et de justice; et, pour les authoriser davantage, on les prit du corps de l’Église, comme archevêques et évêques, afin que le peuple y eust plus de créance » Par lettre du a8 février 1 388 . Charles VI commit pour chef de la cour des Aides l’évèque de Noyon.

409. — Pierre (IV) Fresnbl, Il était d’abord évêque de Lisieux. Appelé à l’évêché de Noyon, il l’occupa pendant six ans; puis, en

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i 4 1 o , il le résigna pour retourner à Lisieux. 11 était du parti du duc d'Orléans, et, après l'assassinat de ce prince, il lut emprisonné et subit une assez longue captivité.

i 4 1 5. — Raoul dp. Coucv. Évêque de Metz dès son jeune âge, il fut élu, vingt-huit ans après, évêque de Noyon. Dans cette année { i /u 5) , le a 4 octobre , fut livrée la malheureuse bataille d’Azincourt , la journée des éperons.

C'est sous l’épiscopat de Raoul , en 1 42 a , que nous voyons le chapitre, après avoir accepté des livres dont l’évêque lui avait fait présent, décider qu'il serait construit une bibliothèque. (Voir plus haut, page i46.)

i 4 a 6 . — Jean de Maii.lv. Après le décès de Raoul de Couey, le chapitre fut dans un grand embarras. Le due de Redfort et le due de Bourgogne avaient chacun leur candidat pour l’évêché de Noyon. Les chanoines, n'osant encourir la colère ni de l'un ni de l’autre, prirent le parti d’élire les deux candidats et de prier le pape de vouloir bien choisir entre eux. Le pape choisit Jean de Mailly , parent du roi d'Angleterre. Le nouvel évêque se rendit à Paris, le 17 septembre t4a8, pour rendre hommage au monarque anglais en qualité de pair de France et de comte de Noyon. Il fut ensuite nommé garde des sceaux de Henri V.

Il prit part au procès de Jeanne d’Arc, et assista, dans la cathédrale de Paris . au sacre de Henri VI. Mais , lorsque le dauphin eut reconquis son royaume, Jean de Mailly se rangea de son parti, vint à Tours lui prêter serment et contribua à la révision du procès de la Pueclle. Plus tard, en i443, il reçut proccssionncllement son nouveau roi dans la ville de Noyon , «avec apparat de musique, de sonnerie et carillon de cloches, le grand autel paré comme aux octaves des reliques. » Il tenait à racheter ses vieux péchés.

Jean de Mailly soutint contre son chapitre un procès au sujet de la propriété des reliques de saint Éloi. Ce procès dura plus de soixante ans. Les chanoines finirent par gagner leur cause.

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