DusoMMERARD , Ijfs urts OU moyeti ûge^ l. T, p
fleurdelisée , tient un sceptre dans la main droite. Trois guerriers pressent la marche des chevaux ou poussent les roues du char. Derrière arrivent encore des cavaliers et des gens de pied.
Dans le bas-relief placé au nord, Louis XII force le passage des montagnes de Gènes, défendues par une armée de 20,000 hommes (avril 4507). Des hauteurs , les unes garnies d'arbres, les autres dépouillées , remplissent tout le fond de la scène ; des chapelles gothiques et des forteresses crénelées se montrent sur les cimes. Dans une gorge , le cardinal d'Amboise paraît au milieu d'un escadron de cavaliers; une forêt de lances et de hallebardes se prolonge aussi loin que Foeil peut la suivre ; des fantassins escortent des pièces d'artillerie , petites et surtout très minces, posées sur des affûts à deux roues atlelés d'un seul cheval. Au premier rang de tous, un guerrier dont la tête est couverte d'un grand casque à panaches flottants , porte haut et ferme la bannière royale aux trois fleurs de lis. Des hommes et des chevaux gisent sur le sol ; ici est un camp dans une vallée , là une troupe de cavaliers met en déroute un corps d'infanterie , ailleurs un escadron de cavalerie passe sous le feu d'une forteresse. A l'extrémité de la scène, une tour carrée, isolée, surmontée d'un étendard, rappelle un de ces phares qui éclairent la côte de Gênes.
Au midi est sculptée la bataille d'Aignadel, gagnée par I^Hiis Xll en personne * sur les Vénitiens, le 14 mai 1509. L'armée^ royale, infanterie, artillerie, cavalerie, vient de quitter son camp, dont les tentes sont encore debout. La bannière de France flotte au premier rang d'un escadron de cavaliers. Des canons en batterie protègent le passage de l'Adda.
1. Il est l»on (le le dire. La plupart des rois u'unt été victorieux que par pro. rnnilion.
^32 MO.NOGRAPBIE ^
La rivière descend rapidement de montagnes ombragées de forêts; elle emporte dans son cours des fantassins qui n'ont pu parvenir à la franchir. On ne voit de toutes parts que fer, lances et canons. Une mêlée affreuse est engagée de l'autre côté de la rivière ; la bannière aux fleurs de lis élève fièrement sa tête du milieu des combattants ; les chevaux et leurs cavaliers roulent pêle-mêle dans la poussière. Les Français passeot sur le corps des Vénitiens, et marchent avec résolution à Tatlaque du camp ennemi.
La bataille d'Aignadel continue sur le quatrième bas-relief (côté de Test); on s'attaque de près et à Tépée; la bannière ennemie fuit devant les fleurs de lis de France. Enfin, Louis XJI vainqueur, entouré de guerriers, debout en avant de son camp, costtimé en Romain, coiffé d'un casque à couronne fleurdelisée, et tenant un long sceptre, reçoit la soumission de TAlviane, le général des Vénitiens , qui fléchit le genou en présence du roi *.
Seize pilastres* montent entre les douze arcades qui fo^ ment le corps du monument, lis sont à deux faces, et couverts entièrement d'arabesques du travail le plus fin et le plus gracieux. La même richesse d'ornements existe sur les piedsdroits, pris dans l'épaisseur des pilastres, et sur les impostes desquels s'arrêtent les cintres de Farcature. Il nous serait impossible de décrire en détail toutes les parties de c«tte décoration. Nous devons nous borner à en mentionner rapidement les motifs les plus intéressants. Ce sont des vases, des cornes d'abondance, des calices ornés de têtes d'anges, des pots à feu; des feuillages , rinceaux, fruits, gerbes de blé; des figures de
1. Deux des étendards pris sur les Vénitiens furent envoyés à Saint-4)eiil$ par Louis XII, et placés solennellement aux côtés du grand autel. (Féliweju ///■*/. de Saint-Denis.)
-2. Les pilastres des angles sont doublés.
DE SAlfiT*D£NlS. 433
f, femmes ailées, griffons, serpents, cygnes, sphinx, de diverses espèces, biicrânes, têles de béliers, dauies instruments de musique , guitares , flûtes de Pan , tes avec leurs bannières, trompes recourbées, tam- . baguettes; des armes offensives et défensives, tro- ) forme antique, haches, épées, sabres, carquois, casttes d'armes, boucliers ronds à tète de Gorgogne et de
boucliers semblables à ceux dont les Romains se serour former la tortue, gantelets, brassards, jambards, dont la culasse se termine par une tête d'animal , inits de toute sorte nécessaires au nettoiement et à la rre des pièces d'artillerie, étendards, fusils; enfin des
des attributs funéraires. Les chiffres de Louis et L. Â., compris sous une même couronne fleurdelisée, sur un bouclier. Deux écussons portent les armes de
un troisième est marqué de la salamandre de Fran-
Le sculpteur a parodié sur un cartouche le monot du sénat et du peuple romain ; il a écrit : SPQF, seopidusque Francorum, Tout un pilastre est consacré )lèmes de la mort , croix , tète de squelette , pierre tu- , bêche, faulx, ossements croisés; on y lit, en un le, le mot Soisson^ qui paraît anciennement gravé , et jnore le sens. Serait-ce le nom d'un des sculpteurs se- ?s ? Les dates de M- VXVll et M-VXVlll sont gravées, ière sur un pilastre à l'angle nord-ouest, la seconde lUlre pilastre à l'angle sud-est. Si le monument, ce qui illeurs nullement probable, élait achevé en 1518, c'est-
poine trois ans après la mort de Louis XII , le paie- »n fil lon;j;tLMnps allondro; la lettre de François V'% que 3ns citée, ne fut délivrée qu'en 4 531.
irtouches, des oiseaux, des tètes de lion, des torches, i»s, (les chimères, des salamandres, des tridents, des
cornes d'abondance, des anges, sont sculptés sur les socle» do pilastres. Dans les tympans externes des archivoltes de Tarcature, nous retrouvons, sous d'autres formes et avec de nouvelles combinaisons, une grande partie des motifs guerriers on funéraires , d'art ou de fantaisie que nous avons déjà rencontrés sur les pilastres. Nous y signalerons donc seulement de charmants écussons, les uns aux armes de France, les autres mi-parlis des fleurs de lis de France et des hermines de Bretagne ; des figures ailées sonnant de la trompette comme les Renommées antiques, et d'autres figures qui portent des torches enflammées. L'ornementation des chapiteaux consiste en cornes de béliers qui forment les volutes, Qeurons, glands de chêne, têtes de mort, têtes d'anges et mascarons. Une console , des caissons et des rosaces décorent le contour de chacune des seize arcades; nous négligeons de rappeler les motifs dont nous avons déjà cité des exemples. Une frise et un entablement couronnent les arcs et les pilastres , des moulures enrichies d'oves et de feuilles d'eau en dessinent les lignes et les divisions. La corniche est rehaussée d'oves et de cordons de perles. Une inscription latine , moderne , composée de caractères épais bien éloignés de l'élégance de ceux du xvi« siède, indique sèchement les dates de mort du roi et de la reine*.
L'arcature du monument porte un plafond dont le revers sert de plate-forme. Ce plafond se divise en trente-deux caissons déposés sur huit lignes parallèles, et contenant chacun une rosace différente. Il abrite le sarcophage sur lequel sont représentés en état de mort Louis XII et Anne de Bretagne. Le sarcophage, de forme évasée, a pour supports des griffes, des
1. La place dont nous pouvons disposer dans ce trop conrt volume ne dobs permet pas de rapiK)rter toutes les inscriptions Nous laissons de côté ceUes ^ n'ont été faites que depuis le rétablissement des tombeaux , à moins tofltefois qu'elles ne soient la reproduction littérale des épitaphes anciennes.
traverses sor lesquelles sont figurés des masques antiques et une boule aplatie ; des cannelures , des palmettes , des couronnes de laurier reliées par des bandelettes en composent la décoration ; une corde nouée Tenvironne à sa partie inférieure. Ce dernier motif est fréquent dans les monuments de la même époque; on en attribue Torigine à l'ordre de la Cordelière, institué par la reine Anne '. Les deux statues, étendues chacune sur un suaire, sont entièrement nues; elles appuient leurs tètes sur des coussins ; elles présentent sur Testomac les incisions et les sutures de Tembaumement , circonstance que je n'ai pas remarquée ailleurs. La sculpture en a été traitée avec une vérité presque effrayante. Le roi tient la droite; le sculpteur s'est évidemment proposé de rendre sur cette figure l'expression de la mort dans toute sa réalité ; le visage est profondément altéré, les lèvres contractées laissent voir les dents, les chairs s'affaissent et les parties osseuses restent en saillie ; on voit que les bras et les jambes ont perdu toute flexibilité '. La mort n'a pas exercé les mêmes ravages sur la reine , dont la léte renversée conserve encore beaucoup de grâce et de beauté ; les cheveux flottent épars sur le suaire ; le corps a moins de raideur, les traits sont moins mornes, l'aspect est moins lugubre que dans l'effigie du roi. La reine est aussi moins grande que son mari.
Les deux figures posées au-dessus de la plate-forme sont agenouillées sur des coussins et devant des prie-dieu recouverts de draperies. Toutes deux portent le manteau doublé d'her-
1. Des rurdes du même genre sculptées à Tours sur une maison passent pour de« rofdes de |ioteiice, et font regarder ladite maison comme celle de Tristan , k* hum compère de Louis XI.
i On coDsuTve au Louvre une statue de bronze d*Albert Pie de Savoie, prince di* (larpi, qui provient des Cordeliers de Paris et qui parait être une œuvre autbrntiquede Paul Ponr«. Elle ne pourrait soutenir la comparaison avec celle de i>Hii> ML
^3f> MONOGRAPHIE
mine. La reine a un corsage et une coiffe richement brodés de pierres précieuses. La tête du roi est découverte, son manteau tombe par devant jusqu'à terre, et s'étend par derrière bien au delà des pieds. Ces deux statues passent pour des portraits de la plus grande fidélité. L'expression de la tète de Louis XII est pleine de naturel et de bonhomie. Les deux époux joignent les mains et prient avec un calme mayestueux*.
Sous chacune des douze baies de Tarcature est assise sur le stylobate qui porte les pilastres, la statue d'un apôtre. Ces figures avaient beaucoup souffert au moment de la révolution; des tètes, des nez, des bras et des mains avaient été abattus; la restauration en a été faite par un praticien peu exercé; aussi les raccords se reconnaissent-ils au premier coup d'oeil. La hauteur demi-nature donnée aux apôtres ne parait pas heureuse; aujourd'hui surtout que les quatre grandes stalitps des vertus cardinales ne sont plus aux angles du monument, on ne se rend pas bien compte de l'échelle de proportions d*aprèâ laquelle l'artiste avait mis en. rapport , les unes à l'égard des autres, les figures principales et les figures accessoires. Le travail des statues d'apôtres est aussi généralement inférieur à celui des autres parties du tombeau. Saint-Pierre, assis le premier près de la tête du roi, tient les deux clefs emblème de sa puissance; puis viennent saint Paul avec son épée, saint Barthélémy avec un tronçon de glaive, saint Philippe tenant une pierre, saint Jacques-Majeur dont le vêtement est semé
1. Les entrailles de Louis Xll furent inhumées aux Cclestins, auprès du «Ml» lie son père. Le cœur d'Anne de Bretagne fut porté à Nantes et déposé dans le tombeau du père de celte reine. La ville de Nantes possède encore la botte en or émaillé qui contenait ce cœur. Les statues de Lonis Xll et d'Amie n'étaient pu rares autrefois ; elles ont été presque toutes détruites. Nous signalerons n Louis Xll en bronze au Louvre , et un autre en albAtre à Versailles, préfiensfs fljïnres qui proviennent de ftaillon.
illes de pèlerin, saint Jude avec un livre, saint Jacques- Bppayé sur une massue , saint André portant sa croix \ en sautoir, saint Thomas avec Téquerre , saint Matée un fer de lance, saint Jean écrivant son évangile et mon caractérisé par la scie de son martyre. Nous de- ^venir le lecteur que les statues n'ont pas été remises ir ordre ancien, comme il peut s*en assurer au moyen rures faites avant le déplacement du monument. uatre Vertus cardinales, autrefois assises aux angles assement, en ont été détachées, et se trouvent aujourevées sur des piédestaux d*un volume démesuré , dans le de réglise. Leur absence prive Tœuvre de Jean Just oiplément indispensable; il faut qu'elles viennent lui Tampleur et la proportion qui lui manquent mainte- D les enlevant à leur destination primitive , les raceurs de tombeaux ont gravement altéré l'économie i du monument. Ces Vertus se font reconnaître à leurs es ordinaires. La Force , qui de toutes est la plus reble par son expression et par sa pose, est drapée d'une t lion et tient embrassé à deux mains un fût de coa Tempérance porte une horloge d'une forme curieuse, cadran est divisé en vingt-quatre heures et surmonté sson de France. Le manche d'un miroir et un serpent : mains de la Prudence*. La Justice s'appuie de la uche sur un globe , et sa droite tient la poignée d'un
ombeau de Henri II et de Catherine de Mcdicis*.— le point de controverse sur l'auteur de ce monument.
lin droite ilc reUe figare , brisée je ne sais à quelle époque, a été re* itre, et cette matière a pris une teinte ambrée toute diiïérente de celle
' dfJi MnnutHentft françah^ n'> \ir2.
C'est à Germain Pilon que revient la gloire d*en avoir dirigé l'exécution tout entière et d'en avoir sculpté de ses mains les parties les plus importantes. M. Alex. Lenoir a retrouvé dans les anciens registres de la Chambre des comptes relatifs aux frais de construction des bâtiments royaux, l'indication de la dépense faite pour le tombeau de Henri IL Germain Pilon reçut 3,4 72 livres 4 sous pour le prix des deux figures couchées^ en marbre, des quatre bas-reliefs aussi en marbre, et des six statues de bronze qui entrent dans la composition du mausolée. Le marbre et le bronze sortaient des magasins du roi. Une somme mensuelle de 95 livres 1 6 sous 8 deniers fut payée aux ouvriers, tant que durèrent les travaux, pour la taille des marbres et des colonnes. Les autres ouvrages de pose , maçonnerie, sculptures accessoires, etc., coûtèrent 865 livres 6 sous
2 deniers*.
Le tombeau de Henri H , placé autrefois isolément sous la coupole de la somptueuse chapelle des Valois construite par Philibert Delorme , se trouvait alors en parfaite harmonie de proportions avec Tédifice dont il était l'objet principal. Aujourd'hui, il est resserré dans une étroite chapelle dont il touche presque la voûte. « Le tombeau du roy Henry, dît Germain « Millet, est en très-beau marbre , à deux étages. Celuy d'en « haut est porté sur quatre piliers carrez de marbre blanc « qui sont aux quatre coins, et douze colonnes , dont il y en a « quatre de marbre blanc et huict de marbre gris très-pré- « cieux. Aux quatre coins du tombeau, contre les piliers, sont « eslevées en bosse quatre grandes statues de bronze très-bien n faites, qui représentent les quatre vertus cardinales. Sur
\ . La sculpture du groupe des Trois Grâces qui portait dans l'église des Célestins le cœur de Henri II , et qui est maintenant au Louvre , revint à 850 1.
3 s , y compris quatre bas-reliefs représentant des anges faits pour le tombeau de François 1er.
Testage d'embas sont deux effigies de marbre blanc couchées sur le lict mortuaire , représentant les corps dû roy Henry et de la reyne Catherine sa fenmie. Sur Testage d'en haut ils sont encore représentez en effigies de bronze agenouillées sur des oratoires *.»
La chapelle funéraire de Henri H est exhaussée sur un stybaie très-élevé, de forme quadrangulaire. Les douze colonnes, pétées par un pareil nombre de pilastres , portent un entaement continu ; huit d'entre elles sont placées aux angles du onument ; les quatre autres se trouvent isolées sur les deux ands côtés, et c'est par les intervalles qui les séparent qu'on ni les figures couchées sur un lit de marbre, dans l'intérieur .' la chapelle. Les colonnes des angles et les pilastres corresmdants ont chacun leur fût serré par un anneau en saillie. « chapiteaux appartiennent tous à l'ordre composite. Des oulures d'une simplicité très^légante se profilent sur l'entaement. Un mur de marbre percé d'une ouverture en forme ' fenélre, avec tablette, consoles et fronton demi-circulaire, rme la chapelle à la tète et aux pieds. Ces ouvertures vont rétrécissant de la base au sommet.
Le lit mortuaire repose sur un beau socle décoré de feuilles acanthe et de moulures perlées. Les deux statues sont nues couchées chacune sur un suaire. Celle du roi surtout atteste le délicatesse de ciseau et une science de dessin vraiment rearquables. Nous avons vu dans l'effigie couchée de Louis XH iiiorl rcprésenlée avec une effrayante vérité. Germain Pilon voulu en déguiser l'horreur; il lui a donné ici l'apparence un sommeil exempt de terreur et de souffrances. Renversée ir le coussin qui lui sert d'appui, la télé de Henri il est em-
I 1^ raNaiior Berniii» dit Saaval, a admiré lo tombeau de Valois, qoi voulait ne rien trouter de passable eu France. > {Antiquités de Parut.)
preinte d'uno grâce et d'une noblesse merveilleuses. La reine Catherine de Médicis a été représentée avec la jeunesse et la beauté qu'elle avait encore au moment de la mort de son mari, à qui elle survécut trente ans.
Le plafond de marbre à caissons et à rosaces qui recouvrait autrefois la chapelle était emmagasiné avec tant de soin à l'époque de la réédification de ce tombeau à Saint-Denis, qu'on ne parvint jamais à le retrouver. On lui en substitua donc un autre composé de planches de marbre unies aussi minces que possible , et accrochées par derrière à une armature de fer. C'est aussi sur les barres de cette armature que sont ajustées les statues en bronze du roi et de la reine , agenouillées autrefois sur des coussins historiés et devant de superbes prie-Dieu qui n'existent plus. Le plafond ancien reparut enfin, mais il était trop tard; le raccommodage de l'architecte était fait, comme le siège de l'abbé de Vertot. Les marbres attendent dans un atelier qu'on veuille bien les remettre en place.
La forme des piédestaux qui portent les Vertus cardinales a aussi été modifiée; ils continuaient carrément dans le sens du stylobate, dont ils étaient comme le prolongement; aujourd'hui ils se présentent de biais en pan coupé. Les figures des Vertus sont élégantes, sveltes, drapées avec coquetterie, mais aussi un peu maniérées. Elles ont perdu presque tous leurs attributs. La Ti^mpérance tenait deux vases, et mêlait de l'eau avec le vin; la Justice n'a plus sous son bras gauche que la poignée de son épée; la Force s'appuie contre le fût d'une colonne ; dans la main gauche de la Prudence, il reste seulement le manche d'un miroir.
Les statues agenouillées sur la plate-forme sont revêtues du costume de cour. Dos pierres précieuses décorent en profusion la robe et la coiffure de la reine. L'artiste a exprimé avec le
CATHERINE DE HÉDICIS.
le centre d'un encadrement disposé de manière à dessiner à chaque colonne un piédestal particulier. On les a tous reportés sur trois faces, avec l'intention de les mettre mieux en vue, la quatrième face se trouvant tournée vers le mur; on ne s'est pas douté qu'ainsi placés ils ne seraient plus que des ornements inutiles.
Lors de la reconstruction du tombeau, il a été constaté que la plupart des marbres qui le composent proviennent de monuments antiques , et conservent sur le revers des traces de sculpture.