I. Le métal qui recouvrait cette porte a été fonda
;arde de les faire représenter en autre habit que celuy qu'il lortoit publiquement et continuellement , spécialement demis la réformalion : car autrement c'eust esté par une hypotrisie trop grossière sesacrifier à la risée de tout le monde.» XXXVllI. .Antoine de la Haye, es*" abbé. — Le monument Intoine de la Haye consiste en une dalle gravée en creux , )rme en superficie et en épaisseur. Il n*a point été transporté ^aris avec les autres monuments de Saint-Denis; on l'a notamment gâté en le restaurant et en cherchant à rétablir les rties du trait qui s'étaient oblitérées. Le prélat n'est point )résenté ici avec le modeste costume que Suger affectionil. Une mitre brodée et enrichie de pierres précieuses lui livre la tète qui repose sur un coussin ; la crosse , d'une me simple, terminée par un enroulement, est posée entre bras gauche et le corps ; la chasuble , qui a déjà pris à peu es la forme moderne , la tunique , le manipule et l'étole Ht couverts de galons hi^lo^iés et de ûeurs de lis ; des rinaux et des feuillages courent sur le fond de Tétoffe; la chausre se trouve cachée par le bas de l'aube. Antoine de la Haye l imberbe et jeune; il tient les mains jointes. Debout sur un de maçonné et revêtu d'une arcature, il a pour abri un ceau du style gothique le plus splendide. Surlespieds-droils ng:t statuettes posées dans des niches et accompagnées de lis représentaient probablement les douze apôtres , et huit itres personnages qui étaient ou de saints patrons ou des 'ligieux portant les instruments sacrés en usage dans les céfmonies funèbres. Vous reconnaissez encore saint André à I croix , saint Thomas à son équerre , saint Jean au calice u'il tient à la main. Beaucoup de ces figures étaient effacées; î restaurateur en chef et son ouvrier, ne sachant ni l'un ni autre ce que signifiait celte ornementation, en ont rétabli au «sard les parties détruites. Il faut, d'après le peu qui reste les fijçures anciennes , deviner ce qui existait autrefois Les
parties restaurées se distinguent aisément des autres à leur allure gauche et à leur remarquable laideur. Quatorze têtes d'anges munies chacune de deux paires d'ailes garnissent la bordure de l'archivolte. Sur les rampants externes de Togive, huit anges nimbés tiennent des encensoirs. Au sommet, le Père éternel reconnaissable à son nimbe crucifère , est assis entre quatre anges qui s'inclinent respectueusement, les bras croisés sur la poitrine. Tous les fonds de la tombe sont fleurdelisés. Aux quatre angles de la dalle , vous voyez les quatre animaux de l'Apocalypse, emblèmes des évangélistes; ils tiennent des banderoles, ils sont nimbés et ainsi posés : en haut, à droite de l'abbé , l'aigle ; à gauche , l'ange ; en bas , à droite, le lion ; à gauche, le bœuf. Au milieu de chacun des grands côtés il y a un cartouche destiné à recevoir des armoiries; mais il ne reste plus qu'une moitié d'écusson qui soit encore blasonnée des armes d'Antoine de la Haye, d'or à deux fasces de gueules, à l'orle de neuf merleltes de même. L'inscription , en lettres gothiques , occupe la bordure des deux grands côtés et cdle du côté inférieur. Elle se compose de huit vers écrits de suite, sans séparation , quatre sur le premier côté à gauche du défunt, un cinquième au pied, les trois autres avec la date de la mort sur le dernier côté :
HUIUS PFLCBRT JACBT HIC ANTONIUS ABBâS
FRANCORCM PROCKRÎJ NOBILITiTB 9ATU8 DIVI CORNELII RT FISCANI RBXIT IliBENAS
CBNOBII SACRO CLARUS IN BLOQUIO
PULGHRR HONORATVS I.ARGUS M4T«8UBTU8 ADMS >
OMNIBUS BT MORCM PRBDITUS 0FFIC1I8
QUOD SITIRTVTBS NOMBRES PBR SINGULA OICEB
INGBNVB NuKq DRBUIT II.LB MORI
MoY«. nil. XX JAlfUARII
Les monuments historiques de l'église haute ont tous été décrits. Descendons maintenant dans la crypte,