Dont Germain Millet
Ce que dom Millet appelle le caveau commun des rois était le caveau des cérémonies. Le jour de l'enterrement, on y déposait le corps du roi défunt 4 sur des barres de fer, devant « une statue en marbre de Nostre-Dame. Il y reste un an. c Alors on le porte à la place choisie par le défunt , ou au « tombeau de ses ancestres '.»
Or, voici comment les choses se passèrent. Henri IV, le jour de ses obsèques, fut enterré, suivant l'usage, dans le caveau des cérémonies. Il n'avait point choisi de lieu particulier pour sa sépulture ; le tombeau des Valois appartenait à une autre branche de la maison royale. C'était une sépulture nouvelle à fonder pour la maison de Bourbon. Marie de Médicis ne s'en mit point en peine. Nous avons dit ailleurs par quelles uns de non-recevoir peu concluantes elle répondit à la demande des États, qui désiraient qu'un monument national fût érigé sur la tombe du roi défunt. Henri IV resta donc dans le caveau des cérémonies, et l'usage s'introduisit peu à peu de placer auprès de lui les cercueils de ses descendants. Mais le caveau était d'une étendue très-restreinte; il fut trouvé rempli de manière à ne pouvoir plus contenir un cercueil , quand on voulut y placer le corps de la reine Marie-Thérèse, femme de Louis XIV. Immédiatement les ingénieurs du roi se mirent à Tœuvre. Leur plan , qui fut adopté par le roi , consistait à mettre en communication, au moyen d'une galerie, le caveau des cérémonies, situé dans la partie méridionale du transept, et l'ancien sanctuaire de la crypte, placé sous le rond-point de Tabside. Ce travail présentait des difficultés assez grandes; il s agissait de frayer un passage au milieu de tombeaux et de vieilles constructions, au risque d'ébranler les fondations et les piliers. « On perça , dit Félibien , par-dessous le chevet, à