I . Gréjç. dft Tonrs, Hist. eccl. des Francs
nouvelle, gravée en creux d*après des planches qui représentent l'ancien monument. Nous nous abstenons de décrire ces misérables copies de tombeaux.
41. Frédégonde. - On avait placé ici, à la suite de la dalle de Chilpéric , la tombe en mosaïque de Frédégonde. Mais on remarqua que Thumidilé la détériorait d'une manière fâcheuse, et on la fit transporter un peu plus loin. Pour remplir la place restée vacenle, on en a fait graver, sur une pierre de liais, une copie qui ne donne pas la moindre idée de Toriginal. Cette seconde édition était d'ailleurs complètement inutile; de Tori- ^ina! à la copie, il n'y a pas cinq mètres de distance.
12, 1.3 Ctotaire II et Bertrude , sa femme '. — Nous lisons, dans la chronique de Frédégaire, que la reine Bertrude, chérie par le roi d'unique amour, et fort aimée aussi des Leiides qui voyaient sa bonté , mourut la trente-cinquième année du règne de son mari, et queClolaire, étant mort après avoir régné quarante-trois ans , fut inhumé au faubourg de Paris , dans la basilique de Saint-Vincent. Les deux tombes qui sont à Saint-Denis proviennent de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés ; ce soilt des dalles gravées en creux , que les Bénédictins firent faire, en 1656, d'après d'anciens modèles qu'on laissa périr, dit Bernard de Montfaucon , sans songer à en conserver les débris. Si les artistes qui ont dessiné les fi^'ures de ces tombes ont eu réellement des modèles originaux sous les yeux, nous pouvons affirmer qu'ils ne s'en sont pas •ii'nis.
Rien de plus vulgaire, de plus insignifiant que ces deux tombes ; le trait manque complètement de style ; les costumes même n'ont pas été étudiés; nous ne comprenons pas comment ce» Bénédictins de Saint-Germain, si renommés pour leur