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ne sont pas toutes de la même main. Aussi sont-elles 1 différents degrés , bien qu'elles aient toutes été traité le même style et dans le même sentiment.
Les dix rois qui existent encore sont vêtus d'une ms peu près uniforme, et représentés dans la même a Après avoir décrit la statue de Clovis II, nous nous ce rons, pour les autres, de mentionner les variétés de c qui pourraient s'y rencontrer.
La tète de Clovis II repose sur un coussin ; elle po couronne fleuronnée et rehaussée de pierreries. Les c tombent droit autour de la tète et sont coupés carréme partie de ceux de devant est ramenée de manière à for bourrelet entre le front et le cercle de la couronne. U sont ouverts et sans prunelle. La barbe n'a plus Tamp celles de Clovis et de Childebert; elle est assez cou moustaches sont fines et d'une médiocre longueur. La qui couvre le corps ne descend pas tout à fait jusqu'au: Une ceinture ornée de quelques pierres précieuses et d'une petite boucle très-simple attache ce vêtement. La a des manches qui enveloppent les bras; les mains s ranties par des gants ' à grands poignets , comme a sont aujourd'hui en usage dans la grosse cavalerie. L teau royal rejeté en arrière s'attache sur la poitrine au d'un cordon transversal terminé à chaque bout par un feuille. La chaussure fortement échancrée par dessus r allache qu'une petite courroie à boucle. Le sceptre a brisé comme ceux de tous les autres rois ; on en a dor un neuf, que surmonte une pomme de pin ; c'est la main qui le tient; la droite passe son pouce dans le cor manteau.
1. Des nenf autres rois un seul porte des gants semblables à ceo: Pépin le Bref.
La statue est couchée sur une simple dalle ; les pieds ont pour support un socle qui simule une portion de terrain , comme sî la figure eût été destinée à être posée debout. On lit à côté du coussin placé sous la tête : lydoyicvs filivs dagoberti '.
La figure de Glovis II est une de celles qui gardent le plus de traces de coloration aux vêtements et à la couronne. Userait à désirer que cette décoration peinte fût renouvelée ; elle donnerait à ces sculptures de pierre un caractère de richesse qui leur manque , et surtout elle ferait disparaître les traces trop visibles maintenant des raccommodages modernes. Mais il ne faudrait pas que le soin de repeindre ces statues fût abandonné aux mains inhabiles qui ont enluminé si grossièrement les devants d'autel et les rétables de Téglise haute. En replaçant des sceptres de pierre dans les mains des figures royales, on a imaginé de leur donner à chacun pour supports deux ou trois tenons qui ont un aspect ridicule et qui entament d^une manière fâcheuse le corps de la statue.
19. Charles Martel ". — L'inscription que saint Louis avait fait mettre sur le tombeau de ce grand homme et qui a été reproduite, lui donne le titre de roi : rarolvs martellvs asx. Le manteau de Charles Martel diffère de celui de Clovis II ; il est drapé à la manière antique sur Tépaule gauche, el recouvre toute la partie inférieure de la tunique. Le vainqueur des Sarrasins porte ici le sceptre et la couronne ; en lui donnant ces nobles attributs dont il ne s'était jamais paré alors qu'il prenait seulement les titres de maire du palais des Francs ou de prince et duc des Français, saint Louis se rappelait sans doute ces belles paroles adressées à Pépin par le pape Zacharie , que la dignité royale appartient à celui qui exerce véritablement les fonctions de roi. Ce pontife n'aurait
I . Poorqoot donc le mot rex a-f-il été omis? t. Munie de» Monument» français, n" H.
pas admis la doctrine moderne qui sépare la royauté du gouvernement.
Cliarles Martel s'était emparé dos biens des églises pour récompi'nser ses fidèles et sans doute aussi pour préparer Télévation de sa famille. Aussitôt après sa mort, les bruits les plus sinistres coururent sur le sort éternel de son âme. On assurait que saint Eucher, ravi dans l'autre siècle, avait vu, par révélation du Seigneur, le prince Charles tourmenté au plu» profond des enfers. L'ange qui servait de guide au prélat lui apprit que , par la sentence des saints qui au futur jugement jugeront avec le Seigneur, Charles avait été précipité dans les flammes éternelles en corps et en âme avant ce jugement, pour avoir envahi les biens de leurs églises. Le tombeau de Charles ayant été ouvert en présence derévêqueEucher,de Boniface , légat du siège apostolique , et de Fulrad , archichapelain du palais, abbé du monastère de Saint-Denis, il eo sortit aussitôt un épouvantable dragon , et l'intérieur du cercueil fut trouvé noirci comme si le feu y eût passé '.
La chronique de Saint-Denis vante au contraire la libéralité de Charles envers Tabbaye : « Ensépouturé fut en l'église « Saint-Denis en France à cui il avoit donnez maint biau don, « mis fu en costé le mestre autel en un riche sarcu d'ale- « bastre. »
En 1 793 , on retrouva sous la statue de Charles quelques restes de la poussière de son corps. Si ce corps eût effectivement disparu , l'auteur de la petite chronique n'aurait pas manqué de le rappeler, quand il écrivit les lignes relatives à la translation des rois en 1263 et 1264.
20, 21. Pépin et Berthe ". — Les annalistes contemporains, Éginhard entre autres, rapportent que Pépin fut en-
1. Epislola palram Syn. Carisiac. ad Ludov. German.reg. Ào.DCCGXYlII.