Mmèe des Monuments français, n
>e\e\\ avec de grands honneurs , par ses fils les rois Charles et Carloman , dans la basilique de Saint-Denis , où il avait choisi sa sépulture. Cependant il paraît certain que ce prince ne fut pas inhumé dans l'intérieur de l'église, mais seulement dans le parvis, et qu'il l'avait ainsi ordonné par humilité chrétienne '. Plus tard on crut que le roi Pépin avait voulu être déposé en ce lieu , non pas tant par un sentiment d'humilité personnelle , qu'en expiation des péchés de son père. Suger nous apprend qu'une espèce de portique élevé par Charlemagne au-dessus du corps de Pépin existait encore au xir siècle. « Ensépoulurez fu, dit la chronique de Saint-Denis, u en l'abbaie Saint-Denis en France; adont fu couchiez ou a sarcu une crois desouz sa face * et le chief tourné devers a orient. Si d lent einssi aucun que il vout que on le meist einsi « en sépouture pour le pechié de son père qui les dismes avoit a toluos aus églises »
En < 84 2 un cercueil de pierre fut découvert devant la façade occidentale de l'église, dans l'axe de la grande porte. Des savants furent alors persuadés que c'était le tombeau de Pépin , et rinstilut eut à subir à ce sujet la lecture de rapports aussi érudils que peu concluants. Le cercueil trouvé n'était autre chose qu'une sépulture vulgaire de moine ou de laïc, comme on en découvre chaque fois qu'on fouille au pied des murs de l'église. Cette année même on en a trouvé un assez grand nombre. Le texte de la petite chronique de Saint-Denis est d'ailleurs une preuve suffisante de la translation faite au xni* siècle des restes de Pépin dans le chœur de l'église. Le prorcs-verbal des exhumations de 4793 nous apprend aussi 'IMf le tombeau de ce roi contenait avec les ossements un peu