PR . VD1AR NOV» CIE; XIII
Cette inscription, quoique fort incomplète (2), permet de conclure quelle se divise en trois parties distinctes : la première débute par le mot IDIBVfet finit un peu après IFP à la croix; la seconde prend à la croix et se termine avec le mot AQVfTAA; et la troisième commence à la sixième ligne par une croix et finit à l’extrémité de la huitième.
Les cinq premières lignes sont de la première époque, et l’on se demande pourquoi elles n’ont pas été recouvertes comme les suivantes, lors de la restauration. C’est, pensons-nous, parce que le sens qu’elles renfermaient offrait après la restauration le même intérêt qu’auparavant; tandis qu’après la violation de la châsse principale et sa mutilation, les cinq dernières lignes, qui paraissent s y rapporter, n’avaient plus de raison d’exister; aussi les recouvrit-on par une nouvelle inscription.
Le sens des trois premières lignes et demie, ainsique leurs formules, paraissent vraiment fort différents du sens des lignes suivantes : ainsi, dans les trois pre-
(1) Ces décalques sont conservés aux Archives de la Société des Antiquaires de l’Ouest.
(2) Nous avons laissé à la sagacité du lecteur le soin de compléter, autant que possible, la lecture de cette inscription au moyen des héliogravures de la planche IX.
mières lignes et demie commençant par le mot 1DIBVX et clans le cours desquelles se trouve IM1, on sent une formule des premiers siècles, constatant probablement un fait mémorable ; et, si ce fait s’est passé pendant un des trois premiers siècles, s’il a aussi rapport à notre monument, comme cela est probable, on comprend qu’on en ait mentionné la date, non seulement par les ides, mais aussi par l’empereur sous lequel il avait eu lieu; on comprend également qu’on n’ait pas effacé les lignes qui en faisaient mémoire lors de la restauration. Pourquoi alors n’admettrait-on pas que ces premières lignes aient servi à relater l’exécution des 72 martyrs dont il est fait mention sur les lignes du bas par la phrase MARTlîRV NOMIRV t,XXII, sachant surtout que les traditions orales et écrites ont conservé au champ de l’Hypogée et au chemin qui y mène les noms de Champ des Martyrs, de Chiron- Martyrs et de Chemin des Martyrs? Celte interprétation ne nous paraît pas certaine, mais digne d’attention et même probable.
La foi mule et le sens de la phrase inscrite sur les quatrième et cinquième lignes sont tout autres que ceux de la précédente; elle commence par une croix qui 1 emplace un point et débute par QVOD HIC, expression ayant une certaine analogie avec celle Q.V0D fACIT, vraiment mérovingienne, que l’on retrouve plus bas. Voici la manière dont nous croyons pouvoir traduire celte phrase : Voici que QVOD ici HIC au nom de Dieu IN DI NOMINI tout d’abord IN PRIMIf la sainte dédicace fCA DEDICATIO a été faite INCjREttA m le troisième jour des Calendes d’août III UC^SlkS (1). S’il s’agit dans cette phrase, comme nous le croyons, de la dédicace du monument qui a été faite le troisième jour des calendes d’août, c’est-à-dire le }o juillet, on comprend qu’elle n’ait pas été effacée et remplacée par une autre, attendu qu’elle convenait aussi bien à la restauration du monument qu’à sa construction.
La seconde moitié de l’ancienne inscription a été recouverte, comme nous 1 avons dit, par une autre dont il ne reste que peu de chose; mais ce que nous y lisons suffit pour faire connaître l’idée de son auteur, quoique nous ne puissions déchiffrer les mots qui étaient écrits entre les deux croix sur la sixième ligne, pas même les sigles qui terminent un premier sens. Nous y lisons, en effet, à la fin de la sixième ligne, après une croix, deux mots qui semblent signifier MARTHEREf DNI, à la fin de la septième MARTHERV NOMIRV fXXII, et à la fin de la huitième NOVEMB • DIEf • XIII.’
Ces quelques mots indiquent le nombre des martyrs, ainsi qu’une date, et faisaient partie, croyons-nous, d’une inscription qui devait relater l’époque de la restauration, sa date, le nombre des martyrs et la cause pour laquelle elle avait été faite; ce devait être un résumé des inscriptions tracées sur les fonds des trois ar cosolium qui abritaient les trois châsses, et sur les frises inscrites dont nous
(1) Ce latin est tellement aucun exemple à son appui.
barbare qu’on ne peut en donner la traduction
que sous toute réserve, n’ayant, que nous sachions.
avons parlé. Du moment, en effet, où les châsses avaient été violées et brisées, où les restes des 72 martyrs qu’ils contenaient avaient été jetés au vent, comme nous l’expliquerons plus loin,, il n’y avait plus de raison de refaire les inscriptions qui les accompagnaient; mais il était utile d’en résumer le sens el de le mentionner au-dessous de l’inscription sur laquelle se lisaient l’exécution des martyrs avec sa date et la date de la dédicace du monument.
Il nous paraît vraiment difficile de déterminer autrement cette inscription de deux époques et de l’expliquer d’une manière plus plausible ; car d’une part les martyrs, comme nous le prouverons, doivent être locaux, et ont dù être exécutés sur ce lieu même, et de l’autre, la violation a été faite en haine de la foi par des impies qui 11’ont rien respecté de ce qui appartenait aux martyrs eux-mêmes, comme nous le dirons également.
Voilà pour ce qui est de l’inscription la plus récente de X arcosolium de gauche ; examinons maintenant celle inscrite à la même place et dont une partie avait été recouverte.
2° Inscription de l’ arcosolium de gauche, débarrassée de celle qui la couvrait en partie (PI. IX et X, n° 2).
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.... IM . t Q.V0D - HIC UDI - NOMINI -
-ItPRIMIV - f CA - DEDICATIO • IH^REPA ETT- III- K AOVnAf - ETQ.VODf'ACIT DECEMER1DIÆ - III ET- XIIII - KIAHVAIAf - . INCREPIO • fCORVM • HIC • ETP fl • DI ■ MHHp TOfTAiOf INCREPAf • TVNT • INNOMENIDNI
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MARTIVf .