‹ Monographie de l'hypogée-martyrium de PoitiersChapitre 20 sur 43 · IT · texte numérisé non relu

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Nous avons tenu à annoter chacune des lignes incomplètes de celte inscription, afin de donner plus de facilité de restitution aux épigraphistes. Quant à nous, tout en entrevoyant le sens que pouvait renfermer cette inscription, nous nous bornons à donner la traduction de sa première partie : « Au Dieu vivant (Jésus-Christ) qui enlève la mort (mortem représenté peut-être par l’abréviation M ?) étrangère, sz’ne cxusx oeccarx (pour peccati), sans la cause du péché. »

Cette phrase, ainsi traduite, aurait sa signification, mais elle demande à être expliquée : i° Il s’agit de Notre-Seigneur Jésus-Christ, comme on le voit par les mots : Deo vitalis et par les suivants : qui tollit mortem; 20 Notre-Seigneur Jésus-Christ enlève, comme rédempteur, la mort de l’âme occasionnée par le péché originel, mort qui est étrangère, en ce sens qu’elle n’est pas le fait de chacun de nous, mais bien celui de nos premiers parents ; Notre- Seigneur enlève la mort, conséquence de ce péché, sans enlever toutefois le péché qui a été le fait de la volonté même de leurs auteurs.

Comme on le voit, ces deux inscriptions commencent par la représentation de la croix, signe de notre salut, des bras de laquelle pendent l’A (alfa) et l’u (oméga), signification de Dieu commencement et fin ; au-dessous de ce monogramme se trouve, en toutes lettres, la signification de l’A (alfa), mais non celle de 1’ w (oméga) qui, faute de place ou par ignorance de son orthographe, y est regravé avec sa simple lettre; puis sur l’inscription de gauche seule et non sur celle de droite, se lit en toutes lettres et en latin la traduction des deux lettres grecques A (alfa) et w ; enfin l’inscription de gauche parle de la fin du monde comme prochaine, parce que toutes choses vont chaque jour de mal en pis, et celle de droite, au contraire, est entièrement consacrée à Notre- Seigneur Jésus-Christ rédempteur, effaçant les suites du péché originel.

6° Inscription du montant droit (en entrant) de la porte (PI. VI). Cette

inscription est sans contredit la plus complète et l’une des plus intéressantes ; il n’y manque que quelques lettres, la voici :

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QVEM * CECI • IfflOME NI ■ DNÏ- ÎHM • XPL Q.aeM AMM - 1NQ.V0D EREDEDI • Vere digüVM ETT-EOffETIn dm yiVum cujus (\\0rih - MAC, NA'ETT

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