‹ Monographie de l'hypogée-martyrium de PoitiersChapitre 38 sur 43 · DE LA PIERRE-LEVÉE · texte numérisé non relu

DE LA PIERRE-LEVÉE

Ove k shd;^! on de no , R l ,Tn ’ “ SéneS°hal deP°ict°“ 6t de Lymosi“’ ™ à s™ ^nant, ^ut.

üye la supplication de nostre amé Harbert BeUant, chevalier, disant que quant la ville de Poictiers fu occupée

pa. noz ennemis, où il estait luy sisiême home d'armes pour contester à nos dis ennemis, il fu prinz et perdi

luv a couve6 V 7 “a “ mU Uvr6S’ ot aVeCîues Ce a esté mis a «™nt et excessive raençon, dont il luy a convenu vendre et engaiger de sa terre, et ly conviendroit à laisser son estât, si par nous ne luy estoit

pourveu d aucun remède. Si nous a humblement supplié que, en rémunéracion des dictes perles et dommaiges pour soutenir sondit estât, nous h vueillons octroier que une foire appelée la foire delà Pierre-Levée, qui a accoustume estre tenue par deux jours, sept jours entre deux, c’est assavoir le lundi emprès la leste sainct Denys elle lundi ensuyvant après, eu lieu forain près de la dicte ville, où les gens qui y viennent marchander ne trouvent ou habiter ne recueillir leurs denrées en temps de pluye, soit doresnavent tenue chacun an par troys jours continuels et commencée le lundi après la sainct Denys, en son herbergement de Poictiers appelé les Halles, ouquel herbergement la foire de mi-caresme est et a accoustumé estre tenue, et qu'il en puisse prendre et avoir tels prouffiz et émolumenz qu’il prent en la dicte foire de mie-quaresme, c’est assavoir l’ostelaige tant seulement, pour lequel hostelaige il luy convient soustenir en estât les maisons et estaulz où la dicte foire se tient, et nous tous les autres proufhz et émolumens, qui aussi nous vaudroient bien ou temps advenir chascun an soixante livres ou environ, et à présent ne nous valent que vingt-cinq livres. Pour quoy nous vous mandons et commentons que se, appelé nostre procureur en vostre seneschaussée, il vous appert suffisamment de nostre prouffit et austres choses dessusdictes, que vous la dicte foire, qui souloit estre par lesdicts deux jours, sept entre deux, faictes crier et tenir par troys jours continuels et commandés chascun an le lundi après la feste de sainct Denys| comme dit est, en la ville de Poictiers, en l’herbergement du dict chevalier appelé les dictes Halles, en la manière que dessus est dit; et en ce cas, donnés en voz lectres au dit chevalier, scellées du séel de vostre séneschaucie, lesquelles nous confermerons par les nostres toutes les fois que nous en serons requis ; car ainsi le voulons nous estre fait et l’avons octroié de grâce spécial. Donné à Paris, le xvi" jour de décembre, l’an de grâce mil troys cent quarante et sept.

[Extrait des Mémoires de la Société des Antiquaires de l’Ouest , vol. XII, page 90. D’après une copie collationnée du H décembre 1478, conservée aux Archives de la Vienne.)

Page 1