‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 18 sur 437 · DRAPS MORTUAIRES · texte numérisé non relu

DRAPS MORTUAIRES

1° Pour les chanoines.

1391. — /fem duo ali pannt consutr insimul qui ponuntur super corpora mortuorum in quibus deficiunt bordure.

1467.— tem unus alius pannus de serico violelo cum ramiset floribus aureis et stillicidiis de velosio Satis consumpto et indiget aliqua reparatione poterilque pont super canonicos mortuos. — Îten unus alius pannus de serico rubet coloris seminatus floribus et ramis aureis cum stilicidiis de velosio nigro fere consumplo qui nunc solet pont super canonicos mortuos (habens arma regis Siciliæ 1539). Il fut remplacé par un autre de velours rouge, coupé d'une croix de velours blanc; enfin, avant 1643, les chanoines se servent du beau drap de mort du roi René et cela jusqu à la Révolution.

2° Pour les chapelains, officiers du chœur et psalteurs.

1467. — Ltem unus pannus viridis, qui nunc solet pont super capcllanos defunctos et est modict t'aloris. (Quondam poni solebat super capellanos mortuos 1505). Il est remplacé par le violet de 1467-1505. — Pannus de serico violelo... qui nunc ponitur super capellanos mortuos, qui sert plus tard aux anniversaires.—1595. Z/em unus antiquus funebris ex panno scriceo violletlo… et superpontlur tumôis anniversariorum, multum depictum. L'ancien drap des chanoines (de velours rouge, à croix de velours blanc)est affecté aux sépultures des chapelains au commencement du XVITEe siècle.

On ne tendait de drap mortuaire sur une châsse de bois qu'aux septimes des évêques, des chanoines et du bas chœur et, par exception, à l'anniversaire de Mor François Miron. Pour tous les autres, on plaçait seulement sur la tombe des fondateurs des chandeliers garnis de cierges jaunes (huit si le service était de Guillaume, la plus grosse cloche, et quatre dans tous les autres cas) (°).

A la mort d’un évêque, le corps était exposé dans la grande salle de l'évêché; on y dressait le trône épiscopal, au haut duquel on tendait le drap mortuaire de SZe-Crorx qu'on laissait pendre le long de la boiserie, puis on élevait deux autels aux deux côtés pour y célébrer des messes (°).

4° LEs PULVINARIA, AURICULARIA, CARELLI.

Les coussins servaient les uns à appuyer les reliques ou la vraie Croix sur le banc de la station (*), les autres à porter le missel sur l'autel (*). On les employait aussi à parer

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