‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 187 sur 437 · Ibid., ms. n° 870, p · texte numérisé non relu

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176 Sbonographie de la cathédrale 0 Angers.

en ce linge (blanc) jusqu'en 1607, que Charles Miron, lors évêque d'Angers, les fit mettre

en une chäâsse d'argent doré. ÿ

S'il faut en croire Louvet (‘), écaucoup de Huguenots, qui avaient pollué de leurs mains el fait brûler un st riche et précieux reliquaire, tournèrent d'esprit et devinrent comme fols el enragés.

Le lendemain de ce pillage de la cathédrale, les chanoines de la collégiale de St-Mau-

rille prirent la délibération suivante (°):

€ Die lune sexta mensis aprilis 1562 post pascha, debuit hoc anno incipere capitulum « generale de Quasimodo, prout ab antiquo consuelum est, sed quia, proh dolor ! nocte hâc € ultima precedente, ab hereticis concivibus nostris et aliis nobilibus ac ignob1hbus... civitas & et ecclesia capte sunt, campane nostræ minime sonuerunt nec propler melum conventre {in capilulum potuimus... quià innotuit nobis herelicos, ossa corporis Sancti Renati, nocte « præcedentr, igne combussisse, ne, de ossibus sanclorum 1n capsis ligneis nostris depositis, € simailiter fat, duximus extrahenda et latilenda pro tempore….

Bien misérable était la châsse, improvisée par l'évêque Charles Miron, en comparaison de l’ancienne. Le devant seul était en vermeil, tout le reste en bois doré.

Je lis dans l’obituaire de la cathédrale au sujet de l'évêque Foulques de Mathefelon (mort en 1355)... eliam lecavit nobis imaginem pontificalem beati Maurilir argenteam… Cette image fut-elle utilisée en 1601 pour la nouvelle châsse ? je n'oserais l'affirmer, mais c'est assez probable.

Deux colonnes de marbre de sept à huit pieds d'élévation supportaient la partie postérieure du reliquaire, ordinairement protégé contre la poussière par une enveloppe de toile peinte ou de verre (:).

Après la démolition de l'autel de S. René en 1699, on imagina de poser la châsse sur une console de fer, scellée dans le pilier du transept, du côté de l'Évangile : elle y resta jusqu’à la construction des boiseries en 1783 et fut probablement détruite à cette époque.

3° CHASSE DE S. SÉRENÉ.

On ignore en quelle année le corps de S. Sérené, enterré à Saulges, diocèse du Mans, vers 669, fut transporté à la cathédrale d'Angers. Des anciens historiens s'accordent à dire que ce fut dès les premières années du VIIT® siècle (). À cette époque, la seigneurie de la paroisse de Saulges fut donnée à l'évêque d'Angers. Celui-ci proposa à l'évêque du Mans de l'échanger avec une terre que ce dernier possédait au diocèse d'Angers nommée Ville-l'évêque, Vicus Episcopi, située à quatre lieues d'Angers. Avant l'exécution de ce contrat les reliques de saint Sérené furent apportées à la cathédrale d'Angers.

L'inventaire de 1255 porte simplement ceci (°): Z/em corpus sancti Serenalt in capsa sua. Celui de 1286 indique clairement la construction d'une nouvelle châsse (°): Z/em ala

. Revue d'Anjou, 1854, I, p. 260.

2. Archives de Maine et Done série G. ms. n° 1102, fol. 105". | |

3. Aevue d'Anjou, 1856, t. I, p. 332. Le samedi 26 fév. 1628, M" de église d'Angers ont commencé à faire les prières et processions publiques pour le roi, ont Le et aorné l'autel de sainct René, descowveré les chasses de Mr S$. René et de M'S. Senelé, qui sont sur le dit autel.

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