‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 54 sur 437 · TENNIS NN VEN NN NTS · texte numérisé non relu

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NES ES premières tentures, dont nous avons connaissance, decem et septem x: a+ veteres parles, de quibus, diu est ecclesia consuevit parari, furent rem- ®@ + placées par LX XX X VII] culcitre pinctæ (*), dont les 92 meilleures

| Gi faisaient en 1297 le tour de l'église. J'en ai longuement parlé au chapitre des Broderies et Tissus ; inutile d'y revenir.

M. Ramé affirme avec raison (‘), « que les peintures murales de € certaines de nos anciennes églises avaient pour but de simuler une « des tentures que l’on suspendait le long des murs les jours de fête. A l'appui de son asser- € tion, il cite une peinture sous le porche de la cathédrale de Dol, élevé au XIVe siècle, € par l'évêque Henri Cœur, contemporain de Charles de Blois : sur un fond jaune, des € encadrements de couleurs variées, reliés entr'eux par des cœurs d'or, renfermant les € uns des lions ou des aigles, comme sur le pourpoint du prince, les autres des dragons € et des oiseaux ; les vides sont remplis par de grandes fleurs de lis d'argent. Entre « l'étoffe du pourpoint de Charles de Blois et la peinture, l’analogie est frappante.

€ Pareille découverte a été faite à la Sainte-Chapelle des deux côtés de la porte d'entrée. € Là encore ce sont des encadrements géométriques qui renferment alternativement des € lions et des aigles, et, de distance en distance, la disposition symétrique des médaillons «est interrompue par des traits bruns en diagonale destinés à indiquer les plis d’une ( draperie. »

Combien devait être bizarre cet ensemble de couleurs et de dessins différents ! A part quelques cu/citre en broderie (:), les autres tissus, semés de dragons, de paons, de poissons, de lions ou de pommes de pin, n'avaient rien de religieux. Rapportées successivement d'Orient, ces précieuses étoffes convenaient à merveille aux salles de parement des grands seigneurs, à l'ornementation des échafauds dressés pour les #ysfères, les tournois ou l'exérée solennelle des rois, mais pour les églises... C'était évidemment une décoration provisoire et peu en rapport avec sa destination. Aussi avec quel empressement ne viton pas au XVe siècle, les églises commander de tous côtés de belles fapisseries historites, inconnues précédemment.

Est-ce à dire qu'aucune tapisserie ne soit antérieure au XVE siècle ? Non, mais ce n’est qu'à partir des premières années du XV: siècle, que l'usage en devint général. En France, la fabrication des tapisseries est antérieure à 1302, puisque, cette année-là, Pierre le Jumeau incorpora dans la maîtrise des tapissiers sarrasinois de Paris € #ne autre manière de lapissiers, que l'on appelle ouvriers de la haute lisse au nombre de dix (+) ».

Ce nouveau genre de travail me paraît avoir été importé d'Orient, pendant les Croisades,

1. Broderies et tissus conservés autrefois à la Cathédrale d'Angers, p. 5 et suivantes.

2. Bulletin de l'Association bretonne, année 1852, vol. III, p. 251 à 259.

3. (Anno) 1326 et die (Jeudi après la St- -Laurent) prædictis, computavimus pannos sericos existentes in custodià sacristæ et invenimus ultrà numerum contentum in inventario sacristæ triginta pannos sericos, de quibus gzafwor sunt cum broderia, et triginta tres, qui sunt in inventario sacristæ. Summa per totum LXIII panni. B. mun. ms. 653, p. 319.

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