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mn des Chanoines
Œbapitre vii.
Rs et des Pifficiers du chœur. sevexs
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USSITOT connu le décès d'un chanoine, avis en était donné au Chapitre, qui faisait sonner le glas, classicum. Le glas fini, les chanoines et tous les bénéficiers de la cathédrale venaient au Chœur en habit d'hiver, quelle que fût la saison, c'est-à-dire en camail et chape. Ils se mettaient sur deux lignes, des deux côtés du pont du Chantre. Le diacre, avec la croix des fêtages, accompagné de deux acolytes et du portebénitier, se plaçait devant l'aigle, face à l'autel. — Le chantre enton-
nait sh P Subvenite, pendant que sonnaïent les cloches. Après les prières, le diacre aspergeait devant lui tout le Chœur, qui se retirait, et l’on allumait le grand luminaire comme aux fêtes épiscopales. L'office comprenait vêpres, matines, petites heures, levée du corps, messe de requiem et inhumation, accompagnées de sonneries du petit signe, des dindelles et des grosses cloches.
Aux vêpres et aux matines, l'évêque qui devait l'office à la sépulture des chanoines, et, à son défaut, le Doyen, « estoit en rochet, petit camail, étole, chape noire et mitre blanche, sans crosse. » Une des particularités des Matines était que la 1“ et la 2° leçon, ainsi que le 9° répons ZLibera me, étaient chantés en musique, « pendant que sonnaent toutes les cloches ».
Le lendemain, après la grand’'messe et le chant de Sexte ou de None, suivant la saison, on allait chercher le corps avec la croix des fêtages portée par le diacre semainier. Les enfants de chœur en camail étaient suivis des chapelains, des psalteurs, des officiers, des chanoines. L’évêque chapé et mitré, sans crosse, marchait en queue, précédé de ses appariteurs, de ses aumôniers, chapés eux aussi. — En sortant de la galerie, sur le placitre, le Chantre commençait le A/iserere, sur un ton lugubre, que le chœur continuait alternativement. — En arrivant à la maison canoniale, le porte-croix se plaçait aux pieds du corps exposé sur deux escabeaux, au milieu de la rue, en tournant le Christ vers l’évêque ou l’officiant, placé à la tête du défunt. — Après les prières, les mêmes qu'aujourd'hui, cinq tapissiers et un des valets de la sacristie levaient le corps. Le sous-chantre disait alors : Ad sudarium. Aussitôt se plaçaient à ]a tête deux des premières dignités — (le doyen en était exempt), et aux pieds les deux plus anciens chanoines.
Le cortège prenait le chemin de l’église. Devant le corps un enfant de chœur portait la croix de vermeil, que le sacristain avait apportée après le décès, et un autre portait le bénitier de vermeil. Le cercueil était entouré de flambeaux en plus ou moins grande quantité, suivant les volontés du défunt ou de ses héritiers.
Sous la galerie il y avait arrêt pour une nouvelle aspersion de la part de l’évêque, puis le cortège entrait, le corps étant porté devant le Jubé, la tête aux pieds du Crucifix, si le défunt était prêtre. On plaçait autour douze chandeliers de fer sur lesquels il y avait des cierges jaunes, « sans comprendre les flambeaux à la dévotion du testateur ou de ses héritiers. »
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Œbapitre vii — Œntecrement Des Chanoines et des DMiciers Du chœur. 139
Alors avait lieu le chant des Laudes, pendant lesquelles les différentes communautés de la ville, prévenues par les grands bedeaux, arrivaient en silence. A la fin, lorsqu’elles étaient à leur place, elles entonnaient successivement le Subrenile dans l’ordre suivant : Saint-Serge, Saint-Martin, Toussaint, Saint-Pierre, Saint-Julien et Saint-Maimbœuf. Ni Saint-Laud, ni Saint-Maurille, ni les églises des faubourgs ne venaient à l'enterrement des chanoines. « Jusqu’en 1490, les religieuses du Ronceray venaient avec les autres communautés en procession lever le corps dans la nef pour le porter en terre. »
Bientôt commençait la grand’messe. L’évêque sortait de la sacristie précédé de ses quatre appariteurs, de deux thuriféraires en tuniques, du petit diacre, du grand diacre, des officiers de l’autel, tous en dalmatiques, sans étoles ni manipules, les mains jointes marchant l’un après l’autre, de l’archidiacre-sous-diacre, de l’archidiacre-diacre, tous deux marchant l’un après l’autre, des quatre aumôniers sans chapes, marchant deux à deux, des deux acolytes en tuniques portant les beaux chandeliers. L’é évêque mitré, entre ses deux assistants chapés, suivi de son valet de chambre, fermait le cortège.
À la messe, après le graduel, on chantait le De profundis en musique et le Dies ire en plain-chant, deux enfants alternant avec les psalteurs. Après l’encensement super oblata; et celui de l’évêque, l’archidiacre allait encenser de trois coups le corps du défunt dans la nef.
Après la messe, l’évêque quittait la chasuble et le manipule, prenait la chape et la mitre, et avec tout le chœur descendait dans la nef, près du corps. Si le défunt n’était pas prêtre, il se tenait devant la grande porte du sanctuaire. Pendant ce temps, quatre chanoines, avertis par le sous-chantre, avant l’Agnus Dei de la messe, revêtus d’aubes,
lPamict sur la tête, venaient se mettre à genoux, les deux plus anciens à la tête, les deux
plus jeunes aux pieds du mort. Après l’absoute, au chant de l’/x exilu, entonné par le chantre, on portait le corps à la fosse, précédé par l’enfant de chœur qui portait la croix de vermeil déposée au pied du cercueil pendant la messe. Les quatre chanoines en aubes et en amicts portaient les quatre coins du drap mortuaire.
Arrivés à la fosse, après l’/x exitu, un chanoine chantait l’antienne Cko7us tout au long, et un autre chanoine plus ancien l’antienne Hæc requies mea ; puis le chantre entonnait le Memento D* David que continuait tout le chœur. Pendant ce temps-là l’évêque bénissait la fosse, encensait le corps qu’on y descendait sous le drap mortuaire que les quatre chanoines tenaient étendu. Après le chant du A/emento et la reprise de l’antienne }æc requies mea, l'évêque disait une oraison. Alors le grand chantre entonnait l’antienne Clementissime D", V'évêque aspergeait le corps dans la fosse et recevait de l’un de ses aumôniers la pelle avec laquelle il faisait le signe de la croix sur le défunt. I] jetait trois fois de la terre sur le corps, et les fossoyeurs comblaient la fosse pendant que les quatre chanoines tenaient toujours les coins du drap. Après l’oraison Anime, quesumus et un dernier encensement sur la fosse, on retournait processionnaliter à à la sacristie.
Le corps des chanoines défunts n’entrait jamais dans le chœur, et il n’était point porté À découvert ; il était enseveli ix vestimentis sericis sui ordinis, videlicet casula, vel dalmatica, vel tunica.
Les parents du défunt assistaient à l’enterrement et à la messe de seprinre, du côté droit du chœur, les femmes dans la chapelle des chevaliers ou des évêques.
Au XVIII siècle, le Chœur était tendu de noir ; sur la porte du Jubé il y avait une croix de satin blanc, comme sur les deux portes du Chœur, avant les changements de 1699. On tendait de noir la nef, si les héritiers le désiraient. Il n’y avait d’armoiries sur