Lire à ce sujet le Livre du Chantre, pp. 330 et suiv
140 Sonogtaphie De la Œatbévrale D'Angets.
les tentures que par privilège spécial et par permission expresse du Chapitre. — Le drap de mort des chanoines était un drap d’or rouge, très précieux, orné des armoiries du roi René en six endroits. Celui des officiers du chœur était en velours rouge. Sur le milieu il y avait une croix de velours blanc, il servit longtemps aux chanoines.
Les héritiers des chanoines pouvaient séjourner un mois dans leurs maisons.
Au bout de huit jours, on célébrait à l’intention du défunt l'office de seplime que présidait le Doyen du Chapitre, quand l’évêque avait fait la sépulture. Il comprenait les vêpres, les matines, la messe des morts, l’absoute dans la nef, mais sans châsse. De bonne heure, pour éviter aux héritiers la dépense d’un séjour trop prolongé dans la ville, l'usage prévalut de célébrer l'office de Septime le troisième jour après l’enterrement. Au bout de l'an, se célébrait l'anniversaire à la façon du Septime.
A la mort de chaque chanoine, dignité ou autre, à la mort de l’évêque aussi, les corbelliers et maîtres-chapelains chantaient dans la chapelle de la Galerie quatre messes pour le repos de l’âme du défunt, deux le jour de l’exterrement, deux le jour du septime; les psalteurs et les trois grands enfants de chœur y assistaient, mais il n’y avait ni diacre, ni sous-diacre. Le 25 novembre 1531, il fut décidé qu’à la mort d’un chanoine ou d’un chapelain, chacun de ses confrères devait pendant les huit jours qui suivaient son décès une messe à son intention, ceux qui ne seraient pas prêtres, les vigiles des morts. On célébrait ces messes à l’autel de Notre-Dame de Pitié, près de la petite porte de la sacristie. Au-dessus des gradins un drap de mort, coupé d’une croix blanche, restait tendu jusqu’à ce que fut dite la dernière messe. — Les héritiers avaient à payer le luminaire, la musique, la sonnerie, les quatre porteurs et les bedeaux. Ils donnaient 5 1. pour le drap de mort.
La sépulture des dix officiers aumussés, des quatre corbelliers, des quatre maireschapelains, des deux sous-chantres différait de celles des chanoines par le nombre des chapes — (elle n’en comprenait que trois au lieu de cinq}, -— par les sonneries, la lumière. Si le défunt mourait pauvre, ce qui arrivait souvent, le Chapitre l’enterrait « gratis, avec un.luminaire honneste suivant sa qualité de prêtre ou de musicien. On ne lui faisait pas de seplime, ce qui marque une grande ingratitude dans cette église qui oublie les bas-officiers, ses plus assidus officiers pendant de longues années. Ainsi fut fait pour Urbain Bodard, corbellier du Port-Thibaut, mort en 1694, messire L. Joly, sous-chantre, mort en 1703, M. Séverin Gasneau, M. Chapelain de Jonchères, après 50 ans de service, mort en 1704, etc. » On omettait aussi les quatre messes de la galerie.
La sépulture des quatre officiers de l’autel, diacres et sous-diacres, chapelains, psalteurs, sacriste et sous-sacriste, se faisait sans musique. Celle du curé de la cathédrale se faisait dans sa paroisse sans la participation du Chapitre, comme celle des chanoines se faisait sans que Île curé y paraisse et y réclame aucun droit, la cathédrale n “ayant ni égale, ni supérieurs. 5
‘La sépulture des enfants de chœur se faisait dans le même ordre et avec la même musique que celle des corbelliers et des maires-chapelains. Le corps du petit défunt était exposé à la porte de la Psallette sur deux escabeaux, couvert d’une nappe blanche avec deux serviettes en croix. Il était porté par deux valets de la sacristie, accompagnés de quatre enfants de chœur portant un cierge allumé et tenant une des cornières de la nappe. Après la messe, on le portait en terre. — Les quatre bedeaux étaient enterrés dans la paroisse de leur résidence, sans participation du Chapitre de Saint-Maurice.
Œbapitre vi. — Œnterrement des Œhanoines et des Dficiers Du chœur. 141
Dans la cathédrale des endroits particuliers étaient réservés à la sépulture des Évêques, des chanoines et des autres membres du Chœur, grands ou petits. Les Évêques étaient enterrés dans le croisillon nord, près de l’évêché, quelques-uns le furent cependant dans la nef ; — les chanoines dans la chapelle des Chevaliers et dans la nef; — les aumussiers dans la Galerie — (corbelliers, maires-chapelains du côté de la chapelle de Notre-Dame de Moult-Joye ou de Sainte-Tanche, les deux sous-chantres vers la petite porte qui descendait sur la rue de l’Évêché ;) — les chapelains dans les cloîtres, du côté de la chapelle des Chevaliers; au même endroit également le sacriste et le sous-sacriste, du côté de la Théologie ; le maître de Psallette et les enfants le long de la Psallette, en allant vers la chapelle de Job ; les Psalteurs du côté de la Psallette et de la Théologie (‘).
1. Pour tous ces détails, cf. Lehoreau, Cérém., II, pp. 1 à 70.
Original from
eh
PPS STISTFS IS ASS
Deurième Jartte — La fabrique de Saint-Maurice | RABRE/ERSENBAERS et la oallette. AERGENPENENG
€bapitre 1. — La F abrique de Saint-Maurice.
ER a LL T7 — - ï « S C3 CP LT 7 = CLP UT Z* TRES SE TRS REZEX BAIE TRES SNS USE SENTE
E mot Æabrique, dit Mer Affre, en son 7'raité de l'administration temporelle des paroisses, a le sens de construction, si l’on s’en rapporte aux textes des canons de bien des conciles. « Comme la construction des églises est l’objet principal de leur administration temporelle, l'usage a été d'appeler fabrique soit tous les membres qui composent cette administration, soit les biens qu’elle est appelée à régler et qui servent à fabriquer les édifices et les autres objets nécessaires au
culte. »