‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 116 sur 212 · CAN ZEN · texte numérisé non relu

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Chapitre ii. — La poulette de pe Cathédrale SSERERSRES d'Angers. ES ETES | nn

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nisée à l’imitation de celle de Rome, au temps de saint Grégoire le Grand. Elle était composée d’un certain nombre d’enfants à qui l'on apprenait les « mélodies harmonieuses ». Dès le VI" siècle les Conciles s'occupent de ces enfants, ils établissent des règlements de vie à leur intention. Pépin et Charlemagne s’empressent de les faire appliquer. Les Conciles du IX° siècle entrent dans le détail de l’ organisation des »aisons de chant, à côté des Écoles épiscopales. Les Chanoines angevins, qui au X[° siècle allèrent étudier à l’École de Chartres, et en gardèrent si bon souvenir, admirèrent sans doute l’École de chant créée à côté de la cathédrale, et contribuèrent à en établir une pareille à Angers.

M. l'abbé Clerval, dans son Ancienne Maîtrise de la cathédrale de Chartres du V° siècle à la Révolution, nous a donné l'Histoire de cette institution célèbre. Je n’ai point l’intention d'entreprendre un travail aussi important, je veux me borner seulement à tirer parti des anciens titres que nous ont laissés à ce sujet les archives de notre Chapitre.

Dès le XT° siècle, des écoles de Chant existaient près de notre cathédrale d'Angers. Elles étaient sous la direction du Grand Chantre, et de nombreux enfants les fréquentaient. — Le 9 mai 1081, à la suite d’un différend entre l’Écolâtre Marbode et le Grand Chantre, en présence de l’évêque Eusèbe Brunon, les chanoines de la cathédrale, réunis en la salle du Chapitre, reconnaissent aux écoliers, qui assistaient aux leçons du Maître- École, le droit qu’ils avaient de temps immémorial, et qu’on leur contestait, d'entrer au chœur, sans être obligés de demander l'autorisation au Chantre, et d’aller chanter en son école, le samedi, aux vigiles des saints, « vel aliis festis, et ante Pascha et Pentecosten et Natale Domini, » sans avoir à fournir aucune rétribution (*).

Il y avait alors à Angers, près de la cathédrale, et cela depuis longtemps « antiquitus » deux écoles, l’une de grammaire, « scolares grammatice », dirigée, en 1081, par Marbode, et l’autre, de chant, sous les ordres du Grand Chantre Geoffroi. Les disciples du premier pouvaient participer à l’enseignement du second. — Sous Ulger, les écoles de chant avaient déjà une grande célébrité, témoin la charte du Cartulaire noir, où il fonde une rente pour que le Chœur secoue un peu sa fatigue, à la fin des offices, et entonne, comme il faut, le Benedicamus Domino! — Dans son testament Nicolas Gellent donne « ad augmentum redditus servitii Baccalariorum psaltens… in ecclesia Andegavensi, 4 libras, videlicet ad emendos redditus pro dicta augmentatione. » — En 1351, un chanoine, Maurice de

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