‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 117 sur 212 · Chan. Urseau, Le Cartul. n., p. 130, LXIX · texte numérisé non relu

Chan. Urseau, Le Cartul. n., p. 130, LXIX

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E bonne heure il y eut dans nos cathédrales une schola cantorum, orga-

150 gponograpbie de la Œatbédrale d'Angers.

Sizun, écrit dans son testament : « /{em volo quod quilibet puerorum chori, usque ad sex inclusive, habeant de meo octo denarios. » — Dans les Comptes de la Célererie de 1366, 1367, il est fait allusion plusieurs fois au « #agister scholarum cantus. »

La Psalleite existait à Angers depuis le haut Moyen-Age, mais à l’état de fondation plus où moins complète. C’est en 1369 seulement qu’elle fut définitivement confirmée par acte solennel de l’évêque Guillaume Turpin, en présence du doven Pierre et de tout le Chapitre. Voici en quels termes s'exprime le prélat :

« In nostra dicta ecclesia quoddam officium sive sartorium, quod perpetuum esse et psalterium sive psalletam de cætero volumus nuncupari, ex nunc in perpetuum ordinamus, statuentes quod ad illud officium erunt de cætero unus Magister principalis et quatuor pueri. De dictis pueris duo per nos, episcopum et successores nostros, et reliqui duo per nos decanum et Capitulum asserantur et eligantur. Ad dictum magistrum pertinebit regimen dicti officii gubernandum ac docere et imbuere per se vel par alios dictos quatuor pueros in grammaticis seu liberälibus artibus et scientiis maxime in arte cantus seu musicæ. Insuper vero dicti quatuor pueri, qualibet die, in missis et aliis horis dictæ ecclesiæ nostræ personaliter interesse ac eidem deservire tenchuntur, a qua quidem Ecclesia manualia percipient et dicti pucri, prout alii chorales sive sertores ejusdem percipere consuerunt. — Cæterum, ad usum et sustentationem dictüm Magistri et quatuor puerorum, et ad alia onera ipsius officii in perpetuum supportanda, damus, nos, Episcopus, duodecim sertoria frumenti annui redditus et alia duodecim sertoria frumenti annui redditus, et Capitulum fructus et redditus atque proventus Capellæ vocatæ de la Garroulère in parochia Sti Dyonisii de Andegavia post ohbitum Roberti Helyi, canonici nostri, dictam capellaniam obtinentes ex tunc in perpetuum damus et committimus. — Deputamus nos insuper. nos, Decanus et Capitulum, officio prædicto ad usum magistri et puerorum domum nostram antiquam et adjacentem eidem ecclesiæ nostræ Andeg. a parte Palatii Episcopi Andey. quam fecimus ibidem recdificare, ct in qua scholæ nostræ cantus consueverint. Gauffrido le Bouteiller, cantore, Thcobaldo de Valletio Transligeris, Michaele Regis Transmeduanensis archidiaconis, Petro Bertrandi scolastico, Guerino penitenciario. »

La maison donnée à la Psallette était voisine de la chapelle curiale. L'espace qu’elle occupait était bien restreint. Le Chapitre songea même à lui donner une maison de campagne, le projet n’eut pas de suite. Bientôt même, faute de recevoir les rentes qui lui étaient destinées, à la suite de troubles, aucun maître ne voulut se charger d’en prendre la direction.

Pour permettre à la nouvelle institution de fonctionner, l’évêque Hardouin de Bucil annexa une prébende à la psallette. Les revenus qui lui furent alors attribués, 22 mars 1389, et confirmés par le Pape Innocent VII, sont consignés dans les conclusions du Chapitre du 2 octobre 1476. L’'Évêque accorde 90 1.; le Chapitre 25 setiers de blé. En 1393, une maison de la Cité est donnée à Henri, maître de la Psallette et à ses enfants. —- Dès lors, la maison de Chant va se développer. En 1423, on y trouve un sous-maître. En 1426, elle comprend six enfants. Les dons se succèdent pour une œuvre qui intéresse de plus en plus tout le monde. — Le 10 décembre 1441, une nouvelle prébende lui est donnée. En 1509, le 7 des calendes de mai, une bulle du pape Jules déclare qu’à l’extinction de la première prébende et de deux autres appelées Chapelle de la Comtesse, le revenu d’icelle sera appliqué à la nourriture de quatre enfants de chœur et du maître de psallette. -— Désormais la Psallette va fonctionner de façon normale, avec ses pueri chori et ses psalteurs, ses acolytes et ses thuriféraires, ses maîtres de chant et de grammaire.

Les Pueri Chori. — Les Pueri chori, dont le nombre a toujours été peu considérable, quatre en 1389, six en 1426, étaient recrutés avec soin. « Lorsque des enfants en exercice avaient perdu leur voix, qu’ils étaient malades ou indisciplinés, » le maître de Psallette en informait le Chapitre qui, après délibération, prononçait les renvois et déclarait les places vacantes. Il s’agissait alors de trouver des remplaçants. Par des publications faites au prône des messes paroissiales de la ville ct de la campagne, s’il était nécessaire, on faisait

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