‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 136 sur 212 · CONFRÉRIE DE SAINT-RENÉ · texte numérisé non relu

CONFRÉRIE DE SAINT-RENÉ

Parmi les confréries de la ville d'Angers, la plus célèbre, celle de Saint-René, avait son siège à la cathédrale. Fondée à une époque qu’on ne peut préciser par un évêque d’Angers, et maintes fois approuvée par ses successeurs, elle comptait un nombre considérable d’associés, des hommes, des femmes qui, chaque année, célébraient à grande piété la fête de leur patron, le 12 novembre. Je ne sais si Louis XI était inscrit sur la liste des confrères, mais le roi avait pour saint René une singulière dévotion. Le samedi, 10 décembre 1462, le seigneur de Précigné apportait trois lettres de sa part à l” Évêque et au Chapitre d'Angers. Le souverain y demandait de faire célébrer à la cathédrale une messe solennelle, afin que, par l’intercession du Saint, la Reine qui n'avait pas d'enfants « possit habere et parere nnum filium. n Si ses vœux étaient exaucés, il s s’engageait à faire donner à |’ enfant le nom du Saint qu’il invoquait, et, dès le lendemain de la naissance du Dauphin, à faire célébrer à la cathédrale, à l’autel dudit saint René, une messe solennelle « cum omni duplici'solemnitate, grossis campanis et organis pulsis (°).»

Au commencement du XVI siècle, en 1313, à la requête du roi très chrétien Louis XII, qui avait hérité de la dévotion de l’un de ses prédécesseurs, à la requête aussi de François de Rohan, archevêque-comte de Lyon, primat des Gaules, et évêque d'Angers, de MM. le Doven et les Chanoines du Chapitre d'Angers, Sa Sainteté le Pape Léon X, glorieusement régnant, s’empressa de confirmer la Confrérie, qui venait d’être rajeunie, et d’accorder à ceux qui en faisaient partie « très salntaires grâces et grands pardons à perpétuité. » Dans sa bulle, datée de Rome, apud S. Petrum, anno Incarnationis Donrinicæ 1513, sexte

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