Arch. du Chap. du Mans concernant les fêtes supprimées
en. ne
Œbapitre i. — Les fêtes d'obligation en l’Œglise d'Angers. 179
en usage, en dehors du dimanche, avant 1790. Des nombreuses fêtes obligatoires en son vieux calendrier, avant 1790, elle ne garda que l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint et Noël, en dehors du dimanche. La suppression de quelques-unes des anciennes fêtes fut très pénible à la piété des Angevins qui eurent peine à s’y résoudre. Il ÿ a cinquante ans, il n’était pas rare d’entendre encore de vives doléances de la part des vieillards à propos de la Fête-Dieu, de la Fête du Sacre, qu’on ne célébrait plus le jour où elle tombait.
Les grandes fêtes célébrées à la cathédrale d'Angers avant la Révolution comprenaient les êtes épiscopales, les fêtes à cinq, à trois et à deux chapes, c’est-à-dire les fêtes de 1”, de 2° et de 3° classe. — Les êtes épiscopales, les plus importantes, celles où l’Évêque officiait ix pontificalibus, étaient la Toussaint, le jour des Morts, la Saint-André, Noël, le Jeudi-Saint, le Vendredi-Saint, Pâques, la Pentecôte, le Sacre ou Fête-Dieu, .l’Assomption, la Saint-Maurille et la Saint-Maurice. Ces jours-là étaient résérvés à l’Évêque. S'il était absent ou empêché par la maladie, le Doyen le remplaçait de droit, sans députation du Chapitre. Si lui-même était absent, c'était le plus ancien des chanoines qui prenait sa place pleno jure. Les Dignités, sauf le Doyen, s’ils n'étaient chanoines, ne pouvaient présider. — Les fêtes à cinq chapes étaient toujours de .1"° ou de 2° classe. Ces jours-là faisaient l'office le Doyen, sans être chanoine, les Dignités qui étaient chanoines et les simples chanoines selon un ordre réglé d’avance et affiché sur une table à la sacristie. Les fêtes à cinq chapes étaient la Purification, l’Épiphanie, la Saint-René, la Dédicace. Toutes, sauf cette dernière, comportaient fêtage. Les honoraires pouvaient en être augmentés ou diminués à la volonté du Chapitre, augmentés si à la fondation première d’autres fondations étaient ajoutées ; diminuées quand les revenus devenaient insuffisants. Le Doyen ne faisait qu’une fête à cinq chapes, en présence de l’Évêque, le jour de l’Octave du Sacre. — Les fêtes réservées aux simples chanoines étaient celles de Saint-Charles Borromée, de Saint-Louis, de Saint-Pierre, de Sainte-Cécile, de Saint-Yves, de Saint- François de Sales, la Circoncision, la Nativité de la T. S. Vierge, l’Annonciation, la Conception, la Trinité d’été.
Il serait trop long de dire à propos de chacune de ces fêtes ce qui liturgiquement les caractérisait ; cependant il est intéressant de savoir quelles particularités concernaient celles que présidait l’Évêque ix pontificalibus, d’après le Rituel de l’Église d'Angers. avant la Révolution. |