Lehoreau, op. cit. passim
U Livre des Cérémonies de notre cathédrale étaient inscrites de nombreuses processions dont quelques-unes offraient des particularités intéressantes. Il y avait celles du premier dimanche de chaque mois, celles du Carême, de la Passion et des Rameaux, celles du Lundi de Pâques et de la Quasimodo, de la-Saint-Marc, de la Saint-Séréné, de Saint-Sébastien, de l’Assomption, sans compter toutes celles qui
EN mo) étaient ordonnées à propos d’épidémies et de bien d’autres choses
dent nous parlerons plus loin au chapitre des Cérémonies extraordinaires.
Procession du premier Dimanche de chaque mois. — (Chaque dimanche, les matines commençaient à 4 h. 1/2. À 7 h. 1/2, on chantait Prime et Tierce, l’oraison de la station devant le Christ triomphal du Jubé, puis, on célébrait la grand’messe et l'office de Sexte. Après l’antienne à la Sainte Vierge, le chanoine théologal montait en chaire, au haut de la nef, pour faire un sermon. Si le premier dimanche tombait un jour de Quasimodo, c’était le prédicateur du carême qui prenait la parole, et il faisait ses adieux au retour de la procession. Si le premier dimanche du mois coincidait avec le premier dimanche de l’Avent ou du Carême, c’était un Jacobin qui faisait l'homélie. — Les Communautés tenues d'assister aux processions générales arrivaient à la cathédrale, avant ou pendant le sermon, et en grand silence (*).— Après le sermon, on tintait le karainier, et la procession partait au moment où le sous-chantre du pont entonnait l’Æxsurge.
En tête le diacre semainier portait la croix ; venaient ensuite les enfants de chœur en aubes et bonnets carrés violets tenant bénitier et chandelier avec cierges de cire blanche. Puis défilaient, par la grande nef de l’église et la galerie, les Cordeliers, les Jacobins, les Augustins et les Carmes, la Compagnie de la Trinité, les quatre collèges, les chanoines et les enfants de chœur, ensemble avec leurs croix, Saint-Maurille, Saint-Maimbœuf, Saint-Pierre, Saint-Julien, les deux Chapitres royaux de Saint-Martin et de Saint-Laud, « chacun suivant sa croix, sans se mêler. » —— Venait ensuite la Cathédrale seule: « les deux grands bedeaux, le grand enfant de chœur portant le bénitier, les deux acolytes, le diacre porte-croix, les enfants hors d’offices, les clercs des chanoines, le Doyen seul en queue, au milieu de la rue, puis l’Évêque seul, en habit de chœur, suivi de deux aumôniers et de deux petits bedeaux. » — Messieurs de la Maison de ville assistaient aux processions du premier dimanche du mois, si bon leur semblait. En ce cas, quatre gardes précédaient le Maire, vêtus d’une casaque bleue aux armes de la ville, et portant la hallebarde. Ils n’entraient jamais dans le chœur des églises.
Voici l’ordre de celles qui servaient de stations aux différents mois de l’année. En janvier, Saint-Pierre ; en février, Saint-Maurille ; en mars, Saint-Maimbœuf ; en avril, Saint-Julien ; en may, Saint-Laud ; en juin, Saint-Martin ; en Li, Saint-Pierre ; en
1. Statuts du Dioc. d'Angers. Les statuts de Fr. de Rohan et de G. Bouvery, p. 204, 236, 301, leur faisaient une obligation d'y assister.
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août, Saint-Maurille ; en septembre, Saint-Maimbœuf ; en octobre, Saint-Julien ; en novembre, Toussaint ; en décembre, Saint-Martin. Ces églises devaient être parées d’après un règlement très minutieux ; il indiquait le nombre de cierges, avec leur couleur et leur poids, qui devaient brûler devant leurs reliques exposées sur la Æaye percée, à tel autel dédié à tel Saint, à telle Sainte.
Processions du Carême. — La première, le mercredi des Cendres, allait aux Jacobins et pénétrait dans le chœur des religieux ; — la deuxième, le mercredi d’après le premier dimanche de carême, se rendait à l'Esvière;— la troisième, deuxième vendredi de carême, se dirigeait vers les Carmes. Autrefois elle allait au Ronceray. Par conclusion du 22 février 1419, on la transporta à Sainte-Catherine, parce que l’église des Carmes était « trop incommode, » par suite de la proximité du marché et du va-et-vient des charrettes des paysans et des marchands. — La quatrième procession, le mardi de la troisième semaine, se rendait à Saint-Pierre ; la cinquième, le vendredi suivant, à Saint-Maurille ; la sixième, à Saint-Maimbœuf ; la septième, à Saint-Julien ; la huitième, à Saint-Martin; la neuvième, à Saint-Aubin ; la dixième, à Saint-Laud ; la onzième, à Toussaint. S’il pleuvait, la procession ne sortait pas, elle se faisait autour des cloîtres du Chapitre.
Procession de la Passion. — Le dimanche de la Passion, le Chapitre de Saint-Maurice se rendait à Saint-Laud, d’où l’on portait, sous un dais, à Saint-Aubin la fameuse vraie Croix apportée d'Orient et donnée à cette église par Foulques Nerra ou Foulques V, roi de Jérusalem. Le Chapitre de Saint-Martin prenait part au cortège, à côté de celui de Saint- Maurice, tous les chanoines en aubes et en chapes.
Procession des Rameaux. — Le jour des Rameaux, dès 7 h. 1/2 du matin, on sonnait pendant un quart d’heure pour avertir les Compagnies de la ville, les quatre collégiales de Saint-Pierre, de Saint-Maurille, de Saint-Julien, de Saint-Maimbœuf, les deux Chapitres de Saint-Martin et de Saint-Laud, l’abbaye de Toussaint, d’avoir à se préparer.— Les moines mendiants n’assistaient pas à cette procession. — Quand tout le monde était arrivé, à un nouveau son de cloches, l’Évêque en chape violette et mitre blanche bénissait et distribuait les palmes, puis la procession partait. Longtemps, au X' et au XT° siècles, elle alla à la Txba du Tertre Saint-Laurent, chercher le Saint-Sacrement — qui y avait été porté le matin, et elle le ramenait dans une petite châsse portée sur un brancard au chant des hosannas, dans des nuages d’encens. |
Au XVII: siècle la procession se rendait à l'église Saint-Michel du Tertre, près des grandes halles, et en grande solennité. En tête marchaient les quatre croix des collèges à découvert, les cinq bannières, celles de Toussaint, de Saint-Laud, de Saint-Martin, les deux de la cathédrale. Après, suivaient les curés et les quatre collèges, les chanoines réguliers de Toussaint, les deux Chapitres royaux de Saint-Laud et de Saint-Martin. Puis, à distance, venait celui de la cathédrale. Il était précédé d’un chapelain, prêtre ou diacre, en aube, ayant l’étole violette croisée sur la poitrine, coiffé du bonnet carré de brocart d’or et d’argent, d’où pendait une touffe de soye mêlée d’or et d’argent ; il portait la grande croix des reliques, et pour ce service, au retour, il recevait cinq sols du garde-relique.
1. On disait que celui qui jurait sur la vraie croix de S. Laud et devenait parjure, mourait dans l’annéc. Louis XI aimait à faire jurer sur cette relique. I la fit porter à Nantes en 1470, pour faire jurer sur elle le Duc de Bretagne. En 1474, il fit jurer sur clle le gouvernement d'Amiens et son fils — Cf. J. Hiret, pp. 444-452.
184 %onographie de la Œarbévrale D'Angets.
Deux maires-chapelains, vêtus de même que le porte-croix de Saint-Maurice, portaient sur leurs épaules la châsse de saint Séréné au milieu des chapelains, des officiers aumussés du Chœur et des chanoines. Enfin venaient, deux à deux, les dignités, le Doyen seul, l’Évêque, seul aussi, en habit de chœur, précédé de ses porte-insignes et suivi de ses appariteurs.
La procession s’en allait, au son des cloches, par les rues Saint-Laud, des Poiliers, de Saint-Michel, jusqu’à l’église de ce nom où attendaient les moines de Saint-Aubin et de Saint-Serge avec leurs croix, leurs étendards, les châsses de saint Girard et de, saint Godebert. — La châsse de saint Séréné était déposée sur l’autel de la croix du cimetière entre deux chandeliers de vermeil. Du temps d’Éveillon, on chantait l'Évangile dans le cimetière et on y prêchait. — Après le sermon, et le chant des antiennes, les moines de Saint-Aubin et ceux de Saint-Serge reprenaient directement le chemin de leur moûtier, et la procession de Saint-Maurice revenait à la cathédrale. — Devant la porte Angevine, qui était fermée, on s’arrêtait. La châsse de saint Séréné était déposée, en face, dans une boutique, ornée de tapisseries et de tahleaux, en vertu d’un droit que le Chapitre avait sur cette maison. Pendant la station, dans un appartement situé au-dessus de la porte, toutes fenêtres ouvertes, tapis pendants, les enfants de la Psallette chantaient en musique le Gloria laus que Théodulphe, évêque d'Orléans, passa longtemps pour avoir composé et chanté devant l’empereur Louis le Pieux, au même endroit, et en pareille circonstance. Le peuple reprenait le refrain en plain-chant. A la fin, la porte s’ouvrait après les trois coups de bâton de la croix des reliques. — Rentrés à la cathédrale, les chanoines et l’Évêque, après le chant d’une antienne devant le crucifix du Jubé revenaient au Chœur pour aller à l’autel, pendant que jouaient les orgues et que sonnaient les cloches, baiser la vraie croix que le garde-reliques, chapé de violet, y avait apportée. L'Évêque donnait ensuite sa bénédiction et la grand’messe commençait.
Processions de la semaine de Pâques. — Le lundi de Pâques, avait lieu la procession à Saint-Aubin, après le chant de Prime. Le diacre semainier portait la croix des fêtages. Il était précédé des deux grands bedeaux et des trois grands enfants de chœur ayant le bénitier et les chandeliers. Deux maires-chapelains le suivaient en chapes blanches tenant par dessus un long voile « de crespin blanc » dont ils enveloppaient le pied de deux reliquaires qu’ils portaient: la statue de saint Maurice en guerrier et le bras de saint André. Venaient ensuite tout le chœur et l’évêque. Dès que celui-ci avait quitté la galerie, les deux petits acolytes, qui le précédaient, se retournaient vers lui pour entonner le Salve festa dies, que les chanoines reprenaient.Le cortège passait par la porte Angevine, devant Sainte-Croix, et prenait la rue Saint-Aubin. A son arrivée à l’église abbatiale, les deux grosses cloches de la Tour sonnaient à toute volée. Les moines en aubes et en chapes attendaient la procession, en station dans la nef. Deux moines en dalmatique, le porte-croix et le porte-livre, deux acolytes et un porte-bénitier étaient debout dans la galerie de l’église, et l'abbé, vêtu d’une chape précieuse, présentait l’eau bénite à l’Évêque, pendant que résonnait l'orgue à l'intérieur. À l'entrée de l’Évêque, c’était le silence complet. Les chanoines prenaient place au chœur, d’un côté, en face des moines. Et, pendant qu’on chantait quelques antiennes et oraisons, avec alternance du chant de l'orgue, les deux reliquaires, apportés de la cathédrale, étaient déposés sur le maïître-autel de Saint-Aubin, et le sacriste de l’abbaye déposait sur le banc du chantre deux cierges du poids de 1 1. 1/2, que le valet de l’Évêque devait emporter sans les allumer. Autrefois, ces cierges étaient du poids de 3 1, et des enfants les portaient allumés devant les chapelains porteurs des reliques. Une
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note des Â/ss de la Sacristie, f" LVTIT dit ceci : « L/ltro monachi tenentur tradere pueris nostris duos cereos trium librarunr quasi ferenl acceusos ante capellanos portantes reliquias. » L'Évêque, selon le Livre du Chantre, f 82, devait 6 sols aux enfants ; mais cela n'était plus en usage au XVIIL° siècle, comme bien d'autres choses.
Pendant. ce temps-là, les officiers du bas-chœur de la cathédrale allaient à la sacristie « où les moines tenaient prêtes deux douzaines d'œufs préparés à la 7'exaisie, qui est une | herbe très fade et amère comme la plante qu’on appelle alesue où pas d'âne. » Les moines apportaient aussi « du vin blanc et du pain de fine fleur de froment tant qu'il en est besoin. » Après la petite réfection à la sacristie et le retour au chœur, le sous-chantre entonnait le répons ca» fransissel, puis la procession retournait à la cathédrale, au son des cloches de l’abbaye, les moines restant à leurs stalles. A la rentrée à Saint-Maurice, les deux cloches ordinaires et André brimbalaient à toute volée, alors avait lieu le chant de Tierce, suivi de la grand’messe. Eu
D'après le livre du Chantre, f 82, tous les jours de la semaine de Pâques, il y avait une procession à l’extérieur de la cathédrale : le mardi à Saint-Martin, le mercredi à Saint- Julien, le jeudi à Saint-Maimbœæuf, le vendredi à Saint-Maurille, le samedi à Saint-Serge. A toutes ces églises stationales, comme à Saint-Aubin, l'Évèque recevait trois cierges. En son absence ces cierges appartenaient à la Fabrique de Saint-Maurice ou au membre du | Chapitre qui le remplaçait. Ces processions comportaient également réfection à la sacristie (*).
Procession de la Quasimodo ou des /’äâgues blanches. — Tlle servait de procession mensuelle, si ce dimanche arrivait dans les premiers jours du mois. Elle n’était point fondée, mais seulement de dévotion. On sortait du chœur par la Chapelle des Chevaliers; on faisait le tour des cloîtres pour rentrer dans l’église par la porte qui touche le tombeau d’Ulger, puis l’on s’en allait par la grande porte, le placitre, la porte Angevine, l’église Sainte-Croix, la vieille Chartre, les Jacobins, le cloître où l’on faisait station, la chapelle des Chevaliers. Au retour, le Jacobin qui avait prêché le carême, faisait ses adieux dans un sermon auquel assistait qui voulait.
Procession de la Saint-Marc. Le jour de la Saint-Marc, après le chant de Tierce, la procession se rendait à l’église abbatiale du Rônceray, avec les quatre croix et les quatre bannières des quatre collèges, la châsse de saint Séréné que portaient deux maires-chapelains. Le défilé, qui se faisait dans le même ordre que celui des Rameaux, allait par la rue Baudrière, les Grands-Ponts,sans passer par l’église de la Trinité. Les chanoines et le clergé seuls entraient au chœur de l’église abbatiale, pendant que sonnaient les deux cloches de l’abbaye. La châsse de saint Séréné était placée sur l'autel de la Vierge, du côté de l'Évangile, entre quatre cierges fournis par les religieuses. L'Évêque occupait un trône en face de celui de l’Abbesse, à droite. Les Dames ne paraissaient en leur église à aucun moment. Après Sexte, il y avait grand’messe sans (Gloria, ni Credo, sans orgue non plus. Après la messe, les litanies ct le Sauwcla A/aria étaient chantés devant l'aigle. — Au retour, pendant que sonnaient encore les cloches du Roncerav, les collèges, à différents endroits, quittaient la procession, après avoir fait une belle révérence à Mgr l'Évêque,
1. En note, le Livre du Chantre, F* Ra, dit ceci : « Nota quod priusquam cantent coram cpiscopo, dehent comedere in refectorio unam gallinam rotatam, integram ; die veneris, et sabbato debent hahére unam alosam. »
Re EE,
186 aponograpbie de la Œatbédralie v'Angets.
et chacun rentrait chez soi. Au moment où le Chapitre revenait à la cathédrale, on sonnait André et la grande ordinaire.
Procession des Rogations. — Le Lundi des Rogations, la cathédrale, avec les quatre collèges, se rendait à Saint-Serge, pendant que les moines de Saint-Aubin allaient à Saint-Maurille célébrer une grand’messe. En même temps la Compagnie de la Trinité se rendait à Saint-Aubin. Elle s’arrêtait sous la Galerie pour chanter devant la croix, placée en face du trumeau de la grande porte, un répons fondé par un prêtre, M. Jouanneaux.
Le Mardi des Rogations avait lieu la procession dite de la aie percée. « Par ces mots on doit entendre, dit M. Lehoreau, que toute la procession entrait dans les églises de Saint-Pierre, de Saint-Maurille, de Saint-Maimbœæuf, de Saint-Julien et de Saint-Aubin. » Là une grand’messe était dite, suivie des Litanies, puis tout le monde revenait à la cathédrale pour le chant de nones. Ce mardi des Rogations, les moines de Saint-Serge venaient pour une grand’messe à Saint-Maurice.
Le Mercredi des Rogations, le Chapitre et le clergé de la cathédrale allaient à l’Esvière, en passant par Saint-Laud. A l’Esvière, ils célébraient une grand’messe. Pendant ce temps-là, les moines de l’Esvière étaient à la cathédrale où l’on sonnait /#nocent à l’Élévation (°).
Procession de l’Ascension. — Le jour de l’Ascension, après l’aspersion, la procession s’en allait par le placitre, la Porte Angevine, Sainte-Croix, la Vieille-Chartre, les Jacobins. On passait devant la Psallette décorée de feuillages et de fleurs, et, après avoir fait le tour du placître, on rentrait à l’église par la Galerie, en passant sous la châsse de saint Séréné, pendant que sonnaient Maurice et André.
Procession de la Saint-Séréné. À la Saint-Séréné, 21 juillet, la procession se rendait, par les cloîtres, dans la nef, à l’autel du Saint « pour y prendre la châsse qui contenait ses reliques, puis, par la Porte Angevine, Sainte-Croix, la Vieille-Chartre et la Cité elle rentrait pendant que sonnaient Aaurice et André pour la messe du jour, messe à cinq chapes, puis à trois, à partir de 1700, quand les revenus de la fondation eurent été fortement diminués du fait « des guerrez et des maltôtiers qui comme insectes (l’une des grandes plaies d'Égypte) ravageaient tout. »
Procession de la Saint-Sébastien. La Saint-Sébastien était une fête « à grande procession. » Après la grand’messe du Chœur et le chant de Sexte, on allait chercher au maître-autel le reliquaire du Saint. Deux chanoines en aubes, ayant les gants de broderie, l’étole de côté comme les diacres, et les dalmatiques rouges, le prenaient sur leurs épaules, et, entre le Haut et le Bas Chœur, précédés de deux chapelains en chapes rouges, portant des cierges de cire blanche, et escortés de deux acolytes, s’avançaient vers le bas de la nef. On sonnait A/aurice et André à la sortie du cortège comme à sa rentrée. LeMaire et la maison de ville, qui assistaient à la procession, marchaient derrière l’Évêque. On allait aux Cordeliers, où les gens de la cathédrale, pendant que les orgues jouaient, se mettaient à genoux devant le Saint-Sacrement toujours exposé. — Le Maire avait sa place au Chœur, et aussi MM. du Présidial, qui se plaçaient derrière MM. de la cathédrale, à droite. La grand’messe de saint Sébastien se célébrait avec orgue et musique. Il y avait