‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 146 sur 212 · EE EEE EE SE · texte numérisé non relu

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À procession du Sacre dépassait en magmificence celles de toutes les autres villes de France. « Il n’y a sacre que d'Angers, » s’écriait René Benoît, en 1540, dans un sermon qu’il faisait au Tertre Saint-Laurent: « proverbe commun, fondé, ajoutait-il, sur la grande dévotion et foy des Angevins au Très Saint Sacrement de l’autel (').» Vital Bernard, après avoir exposé que l'ordre de la procession de la Fête-Dieu appartenait au Chapitre seulement, écrit : « la généreuse cathédrale

d'Angers a été singulièrement jalouse de cette authorité, comme particulièrement intéres-

sée à cause de l’hérésie de Béranger, son archidiacre.. Aussi cette cérémonie s’y fait avec plus de solennité qu'en aucune église de France, d’où vient ” proverbe : « Feste-Dieu d'Angers, Rogations de Poitiers, mairie de la Rochelle (*). » De fait, la réputation de notre proce ssion était grande, si grande que dans beaucoup La contrats de mariage rédigés

à Candé, à Morannes, à ( ‘hâteaugontier il était stipulé par la mariée qu’elle serait con-

duite au Sacre d'Angers la première année qui suivrait ses noces (*).

Il serait trop long de grouper ici le témoignage des auteurs qui s'accordent à vanter l'éclat de notre procession et sa supériorité sur celle des autres villes. Pour l'instant, nous voulons dire quelques mots des origines de ce fameux cortège du Sacre, indiquer son parcours, décrire son ensemble et ses torches, citer les grands personnages qui le virent sortir ou voulurent bien en faire partie, mentionner les incidents qui s’y produisirent, les

modifications que lui imposèrent les circonstances, enfin jeter un coup d’ œil sur son histoire depuis cent ans.

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