Chapitre ii. — La fProcession du Sacre
le départ du cortège, et, pendant toute sa durée, tirer des salves en l’honneur du Saint- Sacrement. — Sous la Galerie de la cathédrale on préparait le dais, « avec la toile cirée qui devait le protéger contre la pluie, et les egrettes qu’on y plaçait aux quatre coins à la partie supérieure de son ciel. »
Au Chapitre, les sacristains, par extraordinaire, se surmenaient. « Dès le matin de la vigille, après la messe qui suivait les matines, ils préparaient sur les tables de l’ancien Réfectoire des chanoines, les chasubles, étoles, manipules, aubes et amicts pour l’Évêque et ceux qui, avec lui, portaient le Saint-Sacrement, deux belles chasubles encore pour les prêtres assistants, quatre des plus belles tuniques blanches et rouges pour ceux qui devaient porter le dais ou faire semblant, quatre tuniques pour les porte-texte et porte-crosse : quatorze tuniques blanches et rouges, huit dalmatiques rouges, les quatre brodées, les quatre d’ancien drap d’or sur velours rouge,les quatre anciennes des festages, les deux petites blanches pour les quatre porte-falots, les porte-dais et thuriféraires. Pour Messieurs qui sont rangés autour du dais, quatre dalmatiques faites exprès. On y préparait aussi huit bandolliers couverts de rouge pour aider à porter le dais, les petites tuniques, les petits chandeliers de vermeil, les gants blancs des dignités, chanoines et autres bénéficiers, les couronnes de fleurs dont quelques-uns doivent se couvrir la tête, et sur chacun de ces nombreux objets est attaché un petit billet, avec indication de la fonction de celui qui devait s’en servir. »
Le même jour de la vigile du Sacre, à midi et demie, sonnait le petit signe. Les chanoines, après leur déjeuner, se préparaient à la cathédrale, et, à 1 h. 1/2, commençait l'office de none, suivi des vêpres que l’on célébrait avec la solennité des fêtes épiscopales. L'Évêque présidait le chœur où les dignités siégeaient en robes rouges. Les psaumes se chantaient en faux-bourdon, l'assistance alternant avec l'orgue. Les antiennes étaient portées aux chanoines par les deux maires-chapelains en chapes. Le Chantre et ses deux aisles entonnaient les psaumes par derrière la forme, sans le bâton qu’il avait d'habitude à la main. La dernière antienne était entonnée par la première dignité du Haut Chœur, excepté le Doyen. — L’Hymne Pange lingua était chantée en musique. Tout le Chœur se tournait vers l’autel et se tenait debout pendant la strophe T'axtum ergo. L'Évêque à son trône faisait de même. Et l’on faisait ainsi devant le Saint-Sacrement pendant toute l'octave. L'Évêque entonnait l’antienne du H/aguificat à lui annoncée par le chantre « en bâton, » précédé de ses deux grands Bedeaux. L’ostensoir assignait aux chanoines les leçons des matines pendant le Aagnificat, et il n’y avait pas de station (').
Dès le commencement des Vêpres, les douze torches devaient être à l’église sous peine d'amende contre les ciriers. Elles devaient être placées dans la nef dans l’ordre suivant :
Côté gauche de la nef : Côté droit de la nef, devers le Cloître : Torche des maîtres Bouchers. Torche des Poissonniers. Torche des maîtres Cordonniers. Torche des maîtres Tanneurs. Torche des Selliers. Torche des Corroyeurs.
Torche des Seletiers. Torche des Cordiers.
Torche des Gantiers. Torche des Portefaix.
Torche des Boulangers . Torche des Compagnons Bateliers.