‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 152 sur 212 · I. Lehoreau, Cérém., IV, p. 152 et suiv · texte numérisé non relu

I. Lehoreau, Cérém., IV, p. 152 et suiv

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194 @onographie de la Cathédrale. v'Angers.

Un. étranger, Louis Ch. Félix Desjobert,. étant allé voir chez le cirier, au-dessus de l'Hôtel du Cheval blanc, travailler à la confection de ces monuments, nous les décrit ainsi dans ses Votes de voyage, en 1780. « Elles sont couvertes de plâtre ou de papier peint et doré. Il faut qu’il y ait au moins 15 figures sur chaque hotte ce qui en fait 144. On donne au faiseur 2400 1. qui sont payées par tous ceux qui ont boutique ouverte(').»— Les hommes qui devaient porter ces torches, allaient, le dimanche de la Trinité, se faire inscrire à la chapelle Saint-Eutrope, près de l’Esvière. Ils s’y réunissaient le soir du même dimanche. Ils y prenaient les hottes en charpentes, construites aux frais de la Municipalité, et les portaient chez le cirier qui devait faire les figures et qui, dès le lundi matin, commençait son travail (*). — Ces torches coûtaient fort cher, aussi l’évêque, Michel Le Pelletier, au début du XVII siècle, pour épargner aux ouvriers des dépenses qu'il jugeait excessives, voulut les supprimer. Mais il y eut de la part des ouvriers de telles récriminations qu’il fallut maintenir le vieil usage (*).

Sur chacune de ces torches, pendant les premières Vêpres, les cierges étaient allumés, de même pendant les Matines et les Laudes. Les représentations figurées sous les dais devaient varier, chaque année. Pendant la psalmodie des vêpres le Trésorier du Chapitre faisait l'inspection des scènes représentées. Si elles ressemblaient à celles de l’année précédente, si les images « paraissaient trop gâtées, » le ciergier qui les avait fournies était condamné à l’amende à la volonté du Trésorier qui les visitait. Toutes les figures devaient être de cire blanche, non autrement.

Le soir, à la nuit tombante, à partir des années 1429, 1430, du consentement de l’évêque Hardouin de Bueil, le Chapitre se retrouvait au Chœur de la cathédrale pour le chant très solennel des {/atines de la fête qui, en toutes ses parties, se célébrait comme aux fêtes épiscopales. — À ces mots de l’hymne de Laudes, © salutaris Hostia, on se mettait à genoux, bien que le Saint-Sacrement ne fût pas encore exposé. À la fin, après le Benedicamus Domino, la grosse cloche Guillaume, qui pesait 23.000 |., sonnait le Pardon, c’est-à-dire l’Angelus du soir, et alors, après le départ du Chapitre, le sacriste mettait la niche d’argent sur l’autel, où, le lendemain, le Saint-Sacrement devait être exposé entre quatre chandeliers de vermeil qui portaient quatre grands cicrges de cire blanche.

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