‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 153 sur 212 · LE JOUR DU SACRE · texte numérisé non relu

LE JOUR DU SACRE

Le jour de la fête, avant le lever du soleil, le petit signe sonnait seul jusqu’à cinq heures. Pendant ce temps-là, les habitants se levaient, faisaient leur toilette, fermaient leurs boutiques, conformément aux décisions de la Maison de ville, et élevaient devant leurs portes de petits échafauds pour les étrangers. — En même temps, le juge de police en robe, bien escorté, parcourait constamment les rues par où devait passer le cortège et donnait ses derniers ordres.

À cinq heures, les deux grosses cloches Guillaume et Innocent annonçaient l'ouverture de la fête (‘). Aussitôt, commençait à Saint-Maurice l'office de Prime. A la fin de cette

1. Cf. aussi Piganiol de la Force, Nouvelle Descript. de la France. Anjou histor., sept. 1906 et les Recherches histor. de Moithey.

Page 1