LA PROCESSION DU SACRE DEPUIS
Mgr Montault des Isles était à peine installé à Angers, depuis une quinzaine de jours, que, en vertu de l’/#dult apostolique du 9 avril 1802, il rétablissait le 20 juin de la même année, la célèbre procession du Sacre qui n’était plus sortie depuis dix ans. Il voulut reprendre aussitôt le vieux Cérémonial dont il avait pris connaissance et donner à la cérémonie tout l'éclat que comportaient les circonstances.
Suivant un poème burlesque de François Grille, le cortège se serait rendu au Tertre Saint-Laurent, où l’ostensoir aurait été placé sous un reposoir élevé
de suite
ee sur un autel pastiche Au milieu des débris d’un temple fatidique.
L'auteur veut parler de la fameuse Tuba, chapelle de Notre-Dame de Pitié, détruite à la Révolution ; mais ce factum ridicule n’est digne d’aucune créance. D’après l’abbé Maupoint, qui écrivit la vie de Mgr Montault, « on se rendit processionnellement à l’église de la Trinité seulement (*). — Les Affiches d'Angers de 1804, nous apprennent que Mer l’Évêque d'Angers porta le Saint-Sacrement jusqu’à cette église. Le chanoine Gouin qui rédigea le nouveau Cérémonial de la procession du Sacre donne la même église comme lieu de station. — Victor Pavie, dans sa très curieuse relation sur les processions et foires d'Angers, dit, à son tour, que dans son enfance, en 1818, à la procession du Sacre, « on faisait halte à l’église de la Trinité où se donnait la bénédic-
1. Arch. m. d'Angers. Registres des délibérations de la Municipalité, 1790-1702. Séances du 14 juin 1791, du
11 nov. 1790. La Municipalité reconnaît les droits du S' Gaultier, entrepreneur des grosses torches, portées en 1701. — Cf. Anjou histor., IV, p. 630.