Bibl. m. d'Angers. M** 655, II. Supplément, p
214 Monographie de la Œatbédrale v'Angets.
de la cathédrale. Après le Domine salvum fac Regem également en musique et les Oremus pour la paix, Mgr l’Évêque, MM. les officiers municipaux et M. le Baron de Marsaiville, commandant le Régiment Dauphin se rendirent au Champ de Foire et y allumèrent le feu de joie qu’on y avait dressé (*). »
Le 17 avril 1785, autre 7e Deum solennel pour l’heureux accouchement de la Reine et la naissance du Duc de Normandie.
Les premiers événements de la Révolution furent célébrés avec grand enthousiasme sous la présidence de l’évêque Coüet du Vivier de Lorry ; puis bientôt arriva le grand deuil de la France catholique, la désolation de la désolation dans la vieille cathédrale. — Après le Concordat, l’église d'Angers continua de célébrer par ses 7e Deum toutes les joies de la France, quelle que fût la forme des gouvernements qui se sont succédé à sa tête, toutes celles aussi de la Sainte Église du Christ. Pour la circonstance on vit, comme autrefois, réunis autour de l’Évêque et de son vénérable Chapitre, Messieurs de la Municipalité, les représentants de l’État, les magistrats des tribunaux, les officiers de la garnison, les membres des métiers et des confréries pieuses, ceux de l’aristocratie et du commun peuple de Dieu, comme on aimait à dire autrefois. L’un des Te Deum les plus enthousiastes sans conteste depuis 1802 a été celui qui célébra la paix de Versailles en 1919, la paix qui mettait fin aux épouvantables misères de la guerre mondiale de 1914-
CANONISATIONS. —- La plupart des canonisations, avant la Révolution, furent marquées à Angers par de grandes solennités dans les églises des abbayes et des couvents qui avaient des relations quelconques avec ceux que l’Église venait de proposer à la vénération des fidèles. À quelques jours des fêtes organisées, la grande bannière représentant l’apothéose du nouveau saint était apportée à la cathédrale et suspendue au haut de la nef, devant le maître-autel. I] en fut ainsi pour la canonisation de saint Thomas de Villenéuve, célébrée en 1659 à l’église des Augustins ; pour celle de saint François de Sales, 1667 ‘(chapelle de la Visitation) ; — pour celle de saint Jean de Sahagun 1692 (église des Augustins); — pour celles de saint Jean de Capistran et de saint Paschal Baylon, 16093 (Hospice des Récollets); — pour celles de saint Félix de Cantalice, 1716 (église des Récollets) ; — de saint Pie V, 1718 (chez les Jacobins) ; — de saint Jean de la Croix, 1729 (chez les Carmélites) ; — de saint Vincent de Paul, 1788 (à l’Hospice Saint-Jean); — de sainte Françoise de Chantal, (à la Visitation). — Au XIX° siècle et en ce début du XX’, de grandes fêtes, quelquefois des Triduum accompagnés de processions, marquèrent les béatifications et les canonisations les plus célèbres : celles dés Martyrs Japonais, des saints Pierre Claver, J. Berchmans et Alphonse Rodriguez, S. J. — Quelques-unes ont laissé dans l'Histoire religieuse de l’Anjou un souvenir impérissable, trois surtout qui furent caractéristiques de ce qu'on pouvait et de ce que l’on savait faire à l’époque, celles de saint Thomas de Villeneuve, de saint Pierre Claver, J. Berchmans et A: Rodriguez, celles enfin de la béatification et de la canonisation de Jeanne d’Arec, !a sainte de la Patrie.
Canonisation de saint Thomas de Villeneuve. — Le récit de ce qui s’est passé alors en notre ville nous a été laissé dans un petit livre rarissime imprimé à Angers par Pierre Avril, peur de Mgr l’Évêque. MDCLIX : Za ee de dévotion 4